O Kati ya biso
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Voici le journal de la mission de la République démocratique du Congo et du Rwanda

 

 

 

 

 

O KATI YA BISO en bref   III - 7

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale     1er mai 2002

 

Visite du Frère Gaétan

Le 5 avril dernier, la communauté de Dungu était très heureuse d’accueillir le frère Gaétan Arseneault, nouveau supérieur Vice-provincial. C’était, en même temps, le retour du frère Lucien à Dungu. En effet, à son arrivée du Canada, on se rappellera qu’il s’était rendu directement à Bangadi pour y effectuer un travail de comptabilité.

Au cours des jours qui ont suivi le nouveau supérieur en a profité pour rencontrer personnellement chacun des Frères et des novices. Il a également tenu à une rencontre générale réunissant les Frères, les novices et les juvénistes.

Il a aussi profité de son passage à Dungu pour faire la remise-reprise. Par ce geste, le frère Gaétan prenait officiellement la charge de Supérieur de notre Vice-province.

Après Dungu, le frère Gaétan s’est dirigé sur Bunia. Étant soumis aux horaires du petit porteur, il a dormi à ARU le 12 et s’est posé à Bunia le 13. Nous ne doutons aucunement de l’accueil qui lui fut réservé.

Le 18 il partait pour le Rwanda. Passant une première nuit à Gisenyi, il continuait sur Kirambo dès le lendemain, 19 avril. Le temps de rencontrer chacun et de se mettre au courant des besoins de notre oeuvre, aussi bien du côté de la communauté que de l’école et, le 23, il reprenait le chemin du retour pour se retrouver à Bunia le 24. Enfin, le 27 il pouvait rentrer à Dungu, d’où il regagnera Bangadi.

Merci, frère Gaétan pour ce premier contact avec chacun des confrères résidant dans la vice-province. Nous souhaitons qu’ils se multiplient afin de maintenir partout le dynamisme nécessaire pour un apostolat fructueux.

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Vivre la sainteté aujourd’hui

Le dernier message du Pape Jean-Paul II pour la Journée mondiale de prière pour les vocations nous livre des réflexions profondes sur notre vie de chrétien et de consacré.

La vocation du consacré est essentiellement un appel à la sainteté. Cette sainteté est intimité avec Dieu, imitation du Christ pauvre, chaste, obéissant et humble, amour sans réserve pour ses frères et don de soi total pour l’édification de l’Église dans la charité.

Cette vocation est un don précieux et nécessaire qui atteste comment, aujourd’hui encore, la suite du Christ, le témoignage d’une vie totalement donnée à Dieu et au service de l’humanité représentent des chemins privilégiés pour ceux qui veulent vivre en plénitude leur vie de baptisé.

Mais, cette sainteté, quelle forme doit-elle prendre aujourd’hui?

Les jeunes de notre Province Orientale vivent des situations de haine, de violence, d’oppression sous de multiples formes mais nous croyons que se trouvent dans leur coeur une faim ardente de justice, de vérité et d’amour, un désir intense de rencontrer le Christ qui, seul, peut leur donner la vraie liberté des enfants de Dieu.

* Qui répondra à ces appel?

* Qui viendra leur présenter la route qui mène vers le Christ?

"Le monde, nous dit le Pape, a besoin

- de hérauts courageux de l’Évangile,

- de serviteurs généreux de notre humanité souffrante,

- d’instruments de paix au milieu de notre Paradis terrestre transformé en un enfer de misère, de meurtres, de vengeance et de haine."

Quel programme pour nous, éducateurs religieux, et pour les jeunes avides de travailler à restaurer la paix et de manifester la sainteté de Celui qui a donné sa vie par amour!

Invitons les jeunes à combattre courageusement en eux-mêmes d’abord, et autour d’eux ensuite, tout sentiment de haine ethnique, toute manifestation, tout commencement, tout ombre et tout soupçon d’orgueil "tribal" et de mépris de l’autre.

Dans la situation de notre pays, le Congo, l’appel du Christ nous presse: nous devons prêcher, à temps et à contretemps, quels que soient les désagréments voire même les risques, toujours et partout. Que dans des "groupes de paix", nous vivions la Charité, l’Amour sans frontières, la Réconciliation, l’Évangile du Seigneur.

Voilà notre responsabilité, notre vocation! C’est ainsi que nous manifesterons la sainteté et porterons le salut du Christ.

F. Claude St-Amand

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Un dimanche des vocations

retentissant!...

Nous nous en souviendrons de ce dimanche des vocations 2002! Et pour cause...

Depuis plus d’une semaine, déjà, les mouvements de militaires se faisaient tantôt rassurants, tantôt inquiétants. Une bonne partie de la population avait pris la précaution de regagner ses champs avec tout ce qu’elle avait de plus précieux.

Tout de même, à la première messe de ce dimanche, 21 avril, il y avait une bonne présence des chrétiens. Tous écoutaient paisiblement l’homélie de l’abbé Curé quand l’explosion d’une roquette fit se dresser la presque totalité de l’assistance. D’aucuns eurent vite fait de trouver les portes et de déguerpir. D’autres hésitaient, ne sachant quel parti prendre. Quand un calme relatif fut rétabli, l’abbé expliqua que, dans la circonstance, la cathédrale demeurait encore le lieu le plus sûr plutôt que de courir ça et là au risque de "rencontrer" une balle perdue... Et la messe s’est poursuivie accompagnée de quelques nouveaux bruits d’armes lourdes et légères.

La seconde messe avait lieu spécialement à l’intention des jeunes des maisons de formation et devait être animée par eux. Ils composaient pratiquement toute l’assistance. Pendant ce temps, c’était un défilé presque continu de gens qui, avec leurs effets, se déplaçaient vers la brousse.

Le reste de la journée fut ponctué de nouvelles explosions et rafales de mitraillette. Les derniers bruits se produisirent vers 17 h 30. Est-il besoin de dire que le match de foot ,qui devait opposé une sélection des jeunes en formation à l’équipe saint-Augustin, fut annulé.

Le nuit fut calme jusqu’au lendemain matin à 5 h 30 où retentirent les derniers éclats signifiant l’entrée à Dungu-Centre des "gens" venus d’Isiro. Depuis cette heure le calme est revenu dans la ville. Et, timidement, les habitants rentrent à la maison.

Vivre la guerre, c’est désirer la paix de tout coeur et prier le Bon Pasteur de protéger toutes ses brebis. C’est ce qu’Il a fait au cours de ces derniers événements où on n’a eu à déplorer aucun décès.

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Le frère Étienne nous écrit

Voici un extrait d’un mot reçu du frère Étienne qui poursuit toujours ses études à Angers:

"D’autre part, pendant que les uns et les autres se bataillent pour ceci ou cela, quant à moi, mon unique adversaire contre qui je me bas aussi en ce moment, ce sont les examens du second semestre qui débuteront très prochainement: du 6 au 7 mai pour la première session, et la seconde session en début juin. Les forces sont en train de se mobiliser en conséquence dans l’espoir de ne pas perdre la bataille... si tout va bien.

’est sans doute aussi pour cette raison que frère Uzele que j’ai eu la joie de rencontrer dimanche dernier à la profession perpétuelle se propose de venir passer une soirée avec moi avant de remonter sur Paris où son train pour Rome l’attend vendredi soir, histoire de remonter un peu le moral... ce qui n’est pas mauvais!!!

Du reste, nous vous demeurons unis par la prière dans l’espoir d’un retour immédiat au calme et surtout à la paix !

Salutations à tous les confrères et amis sans oublier les juvénistes et novices !

Fraternellement,"

F. Etienne

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Frère Jean-Népo

Seulement un petit mot reçu du frère Jean-Népo qui poursuit ses études à l’université de Kisubi, mais c’est un mot qui nous réjouit tous:

"Pour moi tout va bien. Le premier trimestre s'est bien termine parce que je l'ai réussi. J'en suis très content.

Salutation aux confrères."

Fr. Jean Népomuscène.

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Bon voyage!

Le 26 avril dernier, la communauté de Dungu voyait diminuer temporairement ses effectifs. En effet, le frère Marcel Matte et le frère Médéric (Roch) Boutin profitaient de l’avion pour se rendre à Aru.

Le frère Boutin devait continuer sur Bunia dès le lendemain. Il résidera là-bas et aura pour tâche d’aménager la nouvelle résidence acquise dernièrement pour la communauté locale. Nous lui souhaitons un agréable séjour à Bunia. Nous ne doutons aucunement que le travail qu’il effectuera sera à la satisfaction des confrères.

Quant au frère Marcel Matte il devait passer à Arua le jour même et, le samedi, poursuivre sa route sur Kisubi d’où il s’envolera vers le Canada pour son congé. Tous les confrères te souhaitent un excellent séjour au pays natal. Prends bien le temps de te reposer, et reviens-nous rajeuni, disponible et toujours prêt à rendre service.

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Gardons le sourire

Une compagnie de cinéma signe un contrat avec un acteur. Le réalisateur explique:

- Il y aura une scène avec un lion. Votre rôle: vous vous mettrez au lit de ce côté et le lion de l’autre. Une scène extraordinaire!

- Coucher avec un lion? Jamais!

- Mais c’est une bête tranquille, élevée au biberon.

- Moi aussi on m’a élevé au biberon; mais depuis longtemps je préfère la viande!!!

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O KATI YA BISO en bref III - 8

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 mai 2002

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Le coeur brûlant... Il s’est fait reconnaître

A Bunia, un poster des disciples d’Emmaüs dessiné par le Fr. Claude m’a particulièrement frappé. En le regardant, ces mots de l’hymne de Pâques me revenaient en mémoire : "Il est vivant... le coeur brûlant, il s’est fait reconnaître". Cette réalité pascale m’a suivi tout le temps de ma visite dans nos fraternités. De fait, je partais le coeur un peu lourd comme les disciples. Que n’avons-nous pas fait pour construire: écoles, maisons, juvénat, que d’efforts n’avons-nous pas déployés, que d’espoirs n’avons nous entretenus. Un échéancier des années 80 nous laissait espérer un bon nombre de frères pour l’an 2000. Mais voilà que les pillages et les guerres nous ont frappés de plein fouet, au Rwanda d’abord puis en République Démocratique du Congo. Nos établissements scolaires ont vieillis, le matériel est devenu vieillot, voire inutilisable... Je commençais ma visite à la manière des disciples, la tête basse, traînant les pieds. Mais dès mon arrivée à Bunia, voilà que je commençais à voir la trace de Ses pas: votre accueil, ce poster au mur de la chapelle, votre dynamisme au travail, votre fidélité à la prière, vos délicatesses quotidiennes, vos projets éducatifs et communautaires, nos rencontres personnelles où j’ai beaucoup reçu de chacun de vous. Peu à peu, j’ai relevé la tête. Il est vivant! En dépit des troubles persistants, des difficultés et des privations de toutes sortes, au milieu du bruit des canons, il est encore temps de planter, de construire. Vous avez raison, c’est lui qui marche à nos côtés et nous enseigne. Aujourd’hui, c’est la fête de l’Ascension. Laissons-nous entraîner dans sa montée vers le Père.

Frère Gaétan

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Nouveau conseil

Le changement d’un Supérieur majeur entraîne nécessairement, aussi, le choix de nouveaux conseillers. L’élection et le dépouillement ayant été faits, nous donnons ici la composition du nouveau conseil qui assistera le frère Gaétan, nouveau supérieur, dans l’animation et la gestion de notre vice-province.

Les confrères élus sont donc: frères Aniuwe Dengbanda, Lucien Fortin, Gabriel Lauzon, Pascal Mbolingaba et Herman Tanguay.

O Kati Ya Biso tient à féliciter bien sincèrement ces nouveaux élus. Nul doute que, entouré d’une telle équipe, le frère Gaétan se sentira bien appuyé.

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R.I.P.

Le 3 mai, par message phonique, nous apprenions le décès du Papa du Frère Landa Floribert, novice de première année. C’était aussi l’oncle du juvéniste Landa Félix. Nous offrons nos sincères condoléances à toutes les personnes touchées par ce deuil, spécialement la famille immédiate et notre frère Landa. Nous n’avons pas manqué d’avoir une pensée bien spéciale pour le repos de son âme dans nos prières, de même que pour toute la famille éprouvée.

M. Landa, qui était en ancien élève de l’Institut Wando, a travaillé surtout à POKO dans le monde de l’enseignement, d’abord comme enseignant et, au moment de son décès, presque subit, il était directeur d’école, toujours à POKO.

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De la visite!...

Ce n’est pas souvent que nous avons le bonheur de recevoir de la visite en provenance d’Isiro. Nous avons eu cette joie le 8 dernier. Profitant d’un voyage du petit porteur vers Dungu, le père Richard Cantin, rsv, curé de la paroisse St-Rosaire d’Isiro en a profité pour venir nous rencontrer. Bien sûr, il a profité de son voyage pour joindre l’utile à l’agréable. En effet, nous en avons profité pour mettre au point quelques utilités électroniques.

Ce furent deux jours bien remplis. Et le 10, toujours avec ASF, il regagnait Isiro afin d’être présent à ses paroissiens pour le dimanche de l’Ascension.

Grand merci, père Richard, pour ce séjour trop bref parmi nous. Sachez que vous êtes toujours le bienvenu chez nous.

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Repos forcé...

Il se trouve que la santé du Frère Gaétan s’est un peu dégradée... D’accord avec le frère Provincial il a été décidé qu’il n’attendrait pas plus longtemps avant de prendre le repos que nécessite son état. Aussi, le 11 mai dernier, a-t-il profité du dernier voyage de l’avion avant le congé du pilote pour se diriger vers Aru, d’où il gagnera le Canada.

Le frère Provincial a demandé au frère Maurice d’assumer un intérim qui ne devrait pas se prolonger.

Nous souhaitons un bon repos au frère Gaétan. Que l’air du pays natal, accompagné de nos prières, l’aide à se remettre en bonne forme.

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Une fracture...

C’était le 10 mai au cours de l’avant-midi, pendant le cours d’éducation physique. Le juvéniste Kabadunga fait une mauvaise chute suite à laquelle son bras gauche lui procure une douloureuse sensation. Craignant une fracture, le frère Aniuwe, préfet, a tôt fait de le transporter à l’hôpital. On a vite fait de constater la fracture des deux os de l’avant bras.

On met donc son bras dans le plâtre et on le retient à l’hôpital pour quelques jours. À tour de rôle, les juvénistes se dévouent pour lui porter la nourriture des repas et, même, pour lui tenir compagnie la nuit en dormant dans le lit voisin, au cas où...

Heureusement tout se passe bien et, le 13 mai au midi, Kabadunga peut regagner le juvénat et recommencer à suivre ses cours le 14. Nous lui souhaitons tout le courage et la patience nécessaires pendant ce temps d’épreuve.

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Un congé bien mérité

Après six mois de travail aux commandes du petit porteur, notre valeureux pilote, M. Guy Gervais, a bien droit à un congé en même temps qu’à un bon repos. C’est ainsi que, le 12 mai, il quittait le Congo en route vers Nairobi où l’avion sera stationné.

Ceux qui séjournent au Congo savent que les voyages ne sont pas chose aisée. On est très heureux d’avoir l’avion pour effectuer certains déplacements nécessaires. Tout nous est facile! Mais, tel n’est pas toujours le cas pour celui qui est aux commandes. Aussi longtemps que l’appareil est dans les airs, ça va! C’est lorsqu’il se pose que, souvent, les problèmes commencent. N’oublions pas que le pays est toujours en guerre et ne se pose pas n’importe où qui veut!!! Que de précautions à prendre et de tracasseries à endurer... et ce, toujours avec le sourire!

Toute notre admiration et notre reconnaissance pour le beau travail accompli! Notre pilote a bien mérité son congé, et nous le lui souhaitons le plus heureux et le plus reposant possible.

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Gardons le sourire...

Le chirurgien, après avoir pris bien des précautions, déclare à son patient:

- "J’ai bien peur de devoir vous couper les deux jambes".

Le patient proteste:

- "Si vous me faites ça, docteur, je jure que je ne mettrai plus les pieds dans cet hôpital!"

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"... ET JE PRIERAI LE PERE ET IL VOUS DONNERA UN AUTRE PARACLET, POUR QU’IL SOIT AVE VOUS A JAMAIS..." (Jn 14,16)

 

     info ituri
    
     LE NOVEMBRE NOIR A BUNIA
    
     Le mois de novembre 2000 a été un mois de dure épreuve pour la population de Bunia. Un mois d'affrontements sanglants entre les armées de Mbusa et de Wamba; un mois de souffrances, un mois de misères ... pour une population meurtrie, appauvrie par la guerre que subit le Congo depuis deux ans et par les affrontements inter ethniques hema-Lendu qui ont déjà fait plus de 15.000 morts et 250.000 déplacés.
    
     Pour permettre aux gens d'avoir une idée sur ce qui s'est passé durant le mois de novembre, et qui continue jusqu'à ce jour, nous présentons ci-après certains événements qui ont marqué ce mois. Tout est parti le 29 octobre lorsque la population de Bunia s'est réveillée avec des tracts devant les portes de maisons. Des tracts qui demandaient le départ des envahisseurs ougandais. Ces tracts seraient initiés par les hommes de Wamba qui ont marre des contradictions ougandaises.
    
     Le lundi 30 octobre 2000: les femmes de Bunia organisent une marche de protestation qui dure à peu près trois heures de temps.
    
     Le mercredi 2 novembre: une seconde marche des femmes. Celle-ci va de 9 heures à 14 heures. Elle paralyse la circulation sur le boulevard de libération. On voit des femmes habillées à moitié, seins à découvert, etc.
    
     Durant toutes ces deux marches, on pouvait lire sur les calicots:

nous mamans congolaises, sommes fatiguées de cette guerre qui nous a beaucoup appauvries

* nous demandons le départ de toutes les troupes étrangères: ougandaises, rwandaises, zimbabwéennes, angolaises, namibiennes... du Congo

* non à la guerre, oui à la paix

*non à la domination, à la recolonisation, à l'esclavage, aux violations des droits humains, à l'exploitation de nos ressources, à l'enrôlement de nos enfants au service militaire, à la hausse exagérée du dollar et des prix des produits de première nécessité;

* non à la partition du pays

* oui au dialogue inter congolais

* vous étiez venus nous aider et non nous coloniser et exploiter nos richesses.
    
     Le jeudi 2 novembre, le soir, un militaire ougandais passe à la radio locale pour mettre en garde la population de Bunia contre toute marche qui serait organisée. Des menaces sévères, allant jusqu'aux coups de feu, sont proférées aux congolais qu'on trouverait dans la rue pour marcher contre la présence des ougandais au Congo. Une troisième marche était donc prévue le 4 novembre. Celle-ci devait rassembler toute la société civile et on prévoyait même de s'attaquer ouvertement et violemment aux ougandais.

    
     Le Vendredi 3 novembre, Wamba dia Wamba fait une descente sur le grand marché de Bunia dans la matinée. Il rencontre les vendeurs qui lui parlent de la hausse exagérée du taux de dollars. L'histoire de dire aux gens que je suis avec vous. Le même jour à 15 heures, une délégation de la société civile tente de le rencontrer pour poser le problème des salaires des fonctionnaires, du drapeau national qui ne flotte plus nulle part et de l'hymne national qui n'est plus chanté lors des cérémonies officielles, surtout lorsqu'il y a présence des ougandais, de l'insécurité généralisée dans l'Ituri. Au même moment, on remarque un mouvement suspect des militaires en ville. Ils sont déployés partout et la population commence à se poser des questions. Des magasins ferment les écoles ferment dans la précipitation et chacun regagne sa maison. La délégation de la société civile n'est pas reçue et tout le monde quitte le bureau de Wamba dans la précipitation. A 17 heures, un communiqué de destitution de Wamba est  diffusé à la radio. Le militaire qui lit le communiqué annonce que l'armée a destitué Wamba et a désigné Mbusa à la direction du mouvement. Le communiqué est signé  Commandant Jean-Claude Kiza.

    
     Que reproche-t-on à Wamba? ( Selon le communiqué lu à la radio) - incapacité d'imprimer une dynamique d'unité - crises successives au sein du mouvement - haine tribale ravivée - refus d'organiser l'armée et de s'associer à d'autres mouvements de libération - blocage des initiatives vers l'unité et la concorde - appel à la haine des congolais contre les ougandais - organisation des marches en vue de contraindre les ougandais à quitter le territoire sous contrôle du RCD/ML - risque de priver le RCD de son allié et créer ainsi des conséquences humanitaires, économiques et sociales graves - la diffusion des émissions télévisées de la RNTC Kinshasa, émissions dites d'appel à la haine du gouvernement Kabila sur les alliés - conforte la population dans sa crainte de la partition du pays.

    
     Le samedi 4 novembre, la marche n'a pas lieu. Mbusa organise une rencontre avec des gens qui veulent l'entendre pour approuver par acclamation les textes du RCD. Près de 100 personnes, pour la plupart des curieux, des étudiants et des leaders hema, vont l'écouter. Il promet la publication dans 48 heures d'un gouvernement de salut public, la réunification avec Goma et avec Lumbala (Bafwasende).

   
     Le dimanche 5 novembre, les hommes de Mbusa tentent de déloger Wamba, retranché avec une dizaine de cadres et d'une cinquantaine de militaires de sa garde appelée PPU ( président protection unity), échec. Les hommes de Mbusa, en majorité des mineurs recrutés à Beni, sont repoussés. On dénombre quelques morts dans les rangs de Mbusa. Mbusa envoie une délégation à Mahagi et Aru, deux postes frontaliers qui produisent beaucoup d'argent. A Aru, la délégation est arrêtée par la population et remise aux militaires ougandais qui la renvoie sur Bunia via Mahagi. L'argent leur est refusé. La délégation tente la même opération à Mahagi mais les agents de la douane sont allés se cacher et n'ont rien remis.

    
     Le jeudi 9 novembre, le colonel Kayumba Wamara de l'armée ougandaise, arrive à Bunia. Il est arrivé accompagner de Tibasima. Il fait passer un communiqué à la radio et demande aux différentes positions militaires de garder les endroits qu'elles occupent et de ne pas bouger. Ceci n'arrange pas les habitants de Bunia qui s'attendaient à un retrait des militaires armés de la ville. Ce qui aurait permis aux parents d'envoyer leurs enfants à l'école. Objectif de sa visite: obtenir le départ de Wamba. Deux jours de discussions qui n'aboutissent  à aucun résultat. Pour montrer à l'Officier ougandais qu'il ne veut pas partir, Wamba dia Wamba rentre dans sa chambre et s'y enferme. Poliment, un élément de la garde de Wamba vient dire au colonel Kayumba :" le président se repose et vous feriez mieux  de quitter la résidence et y revenir demain." Fâché, l'officier ougandais quitte Bunia à 19 heures alors que la piste n’est pas balisée. A Bunia, tout le monde a compris que le colonel Kayumba était venu pour installer Mbusa. L'armée ougandaise prend le contrôle de la radio. Mbusa et ses hommes ne peuvent plus mettre leur pied sur les installations de la radio. Ce qui ne permet pas à Mbusa de faire passer son communiqué et annoncer son plan d'action.

    
     Assiégé, Wamba a pu obtenir un corridor de passage, négocié par les agents de liaison de la Monuc, en vue de s'approvisionner au marché. Pendant ce temps, Wamba communique à la population par des notes que ses cadres jettent dans la rue. Il demande à l'armée de rester loyaliste; il accorde l'amnistie à tous ceux qui ont participé au putsch. De leur côté, MM Eneko, Bulen et Uringi (respectivement vice-gouverneur, ministre des finances et gouverneur de province), cadres ituriens restés fidèles à Wamba publient une information qui crée un tollé dans la population de Bunia. Ils dénoncent le contrat de vente de la société Kilo-Moto (OKIMO) aux libanais-ougandais. Ils affirment que le nœud du problème c'est le refus de Wamba de signer ce contrat qui aliène le patrimoine national. Depuis des mois déjà, cette information circulait à Bunia. Le point de départ était la mise en marche de certaines machines grâce à un fonds venu d'on ne sait où. On parle d'un prêt accordé à l'OKIMO par un homme d'affaires de Bunia... un certain Manu. On parlait déjà aussi d'un certain lobby hema qui était derrière cette affaire et qui ne voulait pas de Wamba (témoin gênant qu'il fallait coûte que coûte neutraliser).
    
     Tous les habitants du Sud de la ville (quartier où réside Wamba) sont interdits de rejoindre le centre ville. Ceux qui réussissent à en sortir ne peuvent plus rentrer. Pourtant, le marché est situé au nord de la ville. Ceux qui tentent de rentrer dans le quartier sont accusés d'apporter de l'assistance à Wamba. Plusieurs enfants envoyés par leurs parents au marché sont bastonnés par les militaires de Mbusa et les vivres ravis.

    
     Le lundi 13 novembre, le président de la société civile, qui habite derrière la résidence de Wamba parvient à sortir du quartier pour s'approvisionner au marché. En route pour chez lui, il est arrêté par les militaires de Mbusa devant bureau de ce dernier.  Il est interrogé, brutalisé. Les militaires lui ravissent sa provision et tout l'argent qu'il avait. Après y avoir passé trois heures et grâce aux démarches menées par son épouse auprès du commandant de l'armée de Mbusa, le président est libéré mais son argent et sa provision ont disparu.

    
     Le mercredi 15 novembre, les ONGD locales, réunies au sein du Collectif Régional des ONGD de l'Ituri (CRONGD/IT) bravent l'armée ougandaise qui interdit toute rencontre et organisent une réunion qui s'arrête avec une pétition adressée  à M. Kamel Morjane, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies à Kinshasa  sur la situation à Bunia. Dans leur pétition signée par 19 ONGD présentes, les délégués d'ONGD dénoncent:

* les actions militaires qui se déroulent à Bunia paralysant ainsi toutes les activités;

* les actions confuses de l'Ouganda dans son mode d'intervention vis-à-vis des 2 belligérants

* le comportement des belligérants dans leur méthode de conquête et de maintien au pouvoir

* l'insécurité entretenue par le RCD/ML et son allié ougandais, resté anonyme et invisible jusqu'à la naissance du RCD. I


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     SUITE SUR LE MESSAGE SUIVANT

     Voici la suite de "NOVEMBRE NOIR EN ITURI"


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     Les ONGD exigent: * la suppression immédiate et inconditionnelle des fronts installés en ville * le retrait effectif et urgent de l'armée ougandaise du Congo conformément à la résolution 1304 du Conseil de Sécurité des Nations Unies *la disqualification du RCD par la Communauté internationale comme mouvement politique et le départ du RCD de l'Ituri * le déploiement urgent d'une force neutre

 

O KATI YA BISO en bref III - 9

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er juin 2002

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Le Corps et le Sang du Christ!

Grains de froment, nous sommes appelés à nous perdre dans l’unique pain, membres du même corps.

 

"Ces mystères portent le nom de "sacrements", parce que l’apparence ne correspond pas à leur réalité profonde. Que voit-on? Un objet matériel. Mais l’esprit y discerne une grâce spirituelle. Veux-tu comprendre ce qu’est le corps du Christ? Écoute l’apôtre dire aux fidèles: Vous êtes le corps du Christ et ses membres."

Si donc vous êtes le corps du Christ et ses membres, c’est votre propre symbole qui repose sur la table du Seigneur. C’est votre propre symbole que vous recevez. À ce que vous êtes, vous répondez: "Amen." Sois un membre du corps du Christ, afin que ton "amen" soit vrai.

Comment ce pain est-il donc le corps du Christ? Ne proposons pas ici d’opinion personnelle, mais écoutons encore et toujours l’Apôtre, qui déclare à propos de ce sacrement: "Quoique nombreux, nous sommes un seul pain, un seul corps." Comprenez et réjouissez-vous! Unité. Vérité. Piété. Amitié. Un seul pain. Rappelez-vous que le pain n’est pas formé d’un seul grain, mais d’un grand nombre. Au moment des exorcismes, vous étiez comme broyés. Au moment du baptême vous avez été comme imbibés d’eau. Et quand vous avez reçu le feu de l’Esprit Saint, vous avez été comme passés à la cuisson. Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes." (Saint Augustin)

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Un stage imprévu

Le départ rapide du frère Gaétan vers le Canada, pour raison de santé, laissait le frère Herman seul à la communauté du CCB de Bangadi. Sans doute, les autres membres de l’équipe du Centre étaient sur place pour le seconder. Mais, combler tout le vide laissé par le départ du frère Gaétan, qui est directeur du campus, eût relevé du défi.

Je crois qu’une solution heureuse a été trouvée au problème qui se posait. N’était-ce pas une belle occasion de proposer à nos deux novices de deuxième année un stage utile à plus d’un point de vue? Le frère Maître, consulté sur le sujet, s’est dit tout à fait d’accord, pendant que, de son côté, le frère Herman disait ne pouvoir souhaiter mieux.

C’est ainsi que, le 16 mai à 13 heures, les frères Mikanipale Roger et Mitambwatile Ghislain montaient à bord de la camionnette du CCB venue tout exprès pour les chercher. Ils sont bien arrivés à destination sans problème.

Depuis, nous ne recevons que de bonnes nouvelles en provenance de Bangadi. Nos deux confrères novices rendent de précieux services en dispensant des cours et en prenant en charge plusieurs petits travaux sur la parcelle du Centre.

Le frère Herman n’a pas oublié leur formation et leur a réservé deux bonnes heures, au cours de l’avant-midi, leur permettant de poursuivre personnellement leurs cours, de rédiger des devoirs, de faire des lectures, etc.

Inutile de dire que nous leur souhaitons un heureux séjour au CCB en plus d’un fructueux apostolat. Notre prière les accompagnent, eux et tout le personnel du Centre Catéchétique.

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Nouvelles de Kirambo

"Nous avons reçu la visite du Vice_Provincial du 18 au 22 avril. Cela nous a permis d'apprécier sa bonne humeur et sa compréhension.

Il a rencontré individuellement chacun des Frères de Gisenyi et de Kirambo. Il a également fait des réunions communautaires, ce qui lui a donné du pain sur la planche pour son conseil dont les membres ont été nommés dernièrement.

Il a aussi rencontré les jeunes du groupe vocationnel et leur a donné son témoignage de vie comme FIC.

Merci F. Gaétan pour ta visite et ton amabilité. Tout cela nous a donné un nouvel élan pour notre mission."

F. André

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De nouveau l’Afrique...

Un mot du frère Gabriel Lauzon nous apprend que le frère Robert Turcotte reprend du service en Afrique. En effet, le voilà rendu à Gisenyi, Rwanda, pour remplacer le frère Rémi Brodeur dont les services ont été requis à KIRAMBO pour épauler les confrères qui se dévouent sur place. Nous sommes tous heureux de ce retour du frère Robert chez nous. Nous lui souhaitons un agréable séjour et ne doutons pas de tout son dévouement.

La présence du frère Rémi sera d’autant plus précieuse à Kirambo que les frères Paul-Émile Lebel et André Bilodeau doivent voyager pour leur congé régulier au Canada. À l’un et l’autre nous souhaitons un congé heureux et reposant.

Une autre nouvelle que nous communique le frère Gabriel c’est le changement de nom de notre école de Kirambo. Cette dernière s’appelait, jusqu’ici, FIC ADEBU. Elle vient d’être rebaptisée, et sera désormais identifiée comme: TTC Jean-de-la-Mennais de Kirambo.

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Nouvelles du F. Michel Dussault...

Après quelques années passées aux Philippines et au Japon, nous apprenons que le frère Michel Dussault se rendra à Rome l’an prochain pour y faire l’année de rénovation. Avec lui, nous en sommes très heureux et nous lui souhaitons déjà un fructueux séjour là-bas!

Et après cette année passé à Rome??? Pourquoi pas l’Afrique? Et pourquoi pas le Congo? Le frère Michel n’en a certainement pas perdu le goût. Nous ne prenons pas de chance et nous lui souhaitons, dès maintenant, la plus fraternelle bienvenue!

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Le frère Gaétan...

Selon les dernières nouvelles reçues, le frère Gaétan va bien. Il se repose, et ce repos semble porter fruit.

Comme il l’écrit lui-même: "la santé va de mieux en mieux. Reste à voir si la tendance se maintiendra. Il faut l’espérer."

Avec toi, frère Gaétan, nous souhaitons que ces bonnes nouvelles se confirment à mesure que le temps avance. Profite bien de tous ces moments pour "refaire le plein"! Nous te demeurons très unis et par l’amitié et par la prière.

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On déménage...

Les nouvelles en provenance de Bunia se font plutôt rares. On le comprend un peu puisque nos confrères devraient être en plein déménagement. En effet, en principe, le 31 mai, ils devaient quitter la résidence louée depuis quelques années pour aménager dans celle dont nous avons fait l’acquisition récemment.

Heureusement, notre nouvelle habitation n’est pas loin de l’ancienne. Mais, il faut tout de même emballer, vérifier, et voir à ce que rien ne se perde dans le déplacement.

Nous souhaitons à la fois bien du plaisir et beaucoup de courage à nos confrères dans cette nouvelle résidence qui sera certainement plus fonctionnelle, mais à laquelle il faudra apporter quelques aménagements.

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Gardons le sourire...

Un groupe de touristes américains visite le volcan Virunga. Un guide les accompagne. Arrivé au bord du cratère, l’un des touriste s’exclame:

- "Mon vieux, ici, il fait plus chaud qu’en enfer."

Le guide commente:

- "Ces américains, ils ont vraiment été partout!"

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LA NUIT QU’IL FUT LIVRÉ

LE SEIGNEUR

PRIT DU PAIN...

 

O KATI YA BISO en bref III-10

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 juin 2002

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Bienvenue au F. Claude Beauchesne!

Presqu’en dernière heure, nous apprenons que le frère Claude Beauchesne, assistant général, viendra passer les vacances parmi nous. Cette nouvelle nous a réjouis. Aussi, lui souhaitons-nous la plus fraternelle bienvenue.

La date exacte du voyage n’a pas encore été arrêtée, mais il devrait voyager fin juin ou début juillet. Espérons qu’il ne sera pas obligé, comme à l’occasion de sa première visite, de faire par route le trajet Aru-Dungu. Nous ferons l’impossible pour lui éviter cette épreuve.

Bon voyage, frère Claude, et bienvenue chez nous!

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Les activités apostoliques

des novices

Sur demande du F. Préfet, F. ANIUWE Dengbanda, en collaboration avec l’aumônier de l’Institut Wando, l’Abbé GBAKU MOKE François, les novices ont été invités à assurer la catéchèse du baptême, de la première communion et de la confirmation aux élèves qui désiraient recevoir l’un ou l’autre des ces sacrements.

L’instruction débuta en janvier avec trois rencontres par semaine: le lundi, le mercredi et le vendredi de 13h00 à 14h00. Après une grande affluence au début, certains candidats ont vite déserté, laissant place uniquement à ceux qui désiraient vraiment et profondément les sacrements. Durant la nuit de la Veillée pascale, 9 catéchisés ont été confirmés par Mgr l’évêque, à la Cathédrale, en même temps que les fidèles de la paroisse.

Le 1er juin, ce fut le tour des deux catéchumènes de recevoir le baptême et pendant qu’un troisième accédait pour la première fois à table eucharistique. Ces deux événements furent pour nos catéchètes autant de motifs de joie que de fierté d’avoir contribué à la naissance ou la croissance des enfants de Dieu dans l’Église. Félicitations à nos catéchètes et leurs ouailles pour la ténacité et la persévérance dans le labeur et l’effort apostolique. Nous souhaitons que leur foi aille toujours grandissante.

Outre cette activité apostolique, les novices et leurs formateurs, chacun à tour de rôle, animent aussi le Groupe vocationnel des candidats juvénistes F.I.C. tous les samedi pendant une demi-heure, de 12h00 à 12h30. Les thèmes varient selon l’orateur du jour, mais s’inspirent davantage de l’exemples des vocations bibliques et de la vie des Frères de l’Instruction Chrétienne.

La dernière activité apostolique extra-noviciat consiste à rendre visite aux malades de l’hôpital général de Dungu une fois par mois. C’est un temps que les novices apprécient beaucoup, mais surtout les malades qui se sentent soulagés par des inconnus qui pensent à eux en laissant de côté leurs occupations (Quand j’étais ... malade, ... et vous m’avez visité Mt 25,35-36).

F. Pascal

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Bunia

Touchant l’aménagement dans notre nouvelle résidence, le frère Robert Bluteau, en date du 9 dernier, nous écrit ce qui suit:

"Concernant les travaux de la maison, cette semaine il y a eu de très gros progrès: toutes les grilles antivols sont posées, les portes des chambres réparées et peinturées, les fosses sceptiques vidées et nettoyées, la plomberie presque terminée. Le mur de séparation de la chambre sud_ouest près de la salle à manger sera terminé au milieu de la semaine prochaine. Le déménagement aura lieu probablement dans la semaine du 16 juin."

Merci, à notre confrère, pour ces bonnes nouvelles! Et, comme le frère Robert a déjà quitté Bunia depuis le 12 juin pour son congé régulier, nous lui souhaitons un excellent et reposant séjour au Québec.

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F. Emmanuel Bazimaziki

Une bonne nouvelle! Un mot reçu du frère Peter Kazekulya, a.g., nous apprend que le frère Emmanuel Bazimaziki a été admis à Tangaza College, Nairobi. Il pourra donc y poursuivre ses études de niveau universitaire.

Reçois toutes nos félicitations, frère Emmanuel! Nous sommes très heureux pour toi et te souhaitons tout le succès possible.

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R.I.P.

Ces derniers jours, nous apprenions, par les pères Comboniens, le décès du Frère Santo Bonzi survenu à Milan, en Italie, le 2 juin 2002, suite à un cancer du pancréas.

Le frère Santo est un religieux bien connu, au Congo, par les nombreuses constructions qu’il a dirigées. Seulement à Dungu, des bâtiments importants nous rappellent son bon souvenir: le petit séminaire, l’église de Dungu-Bamokandi et, surtout, la cathédrale de Dungu-Uye.

C’est pour cette raison que, mardi le 11 juin, à 9 heures, une messe de requiem, présidée par son Excellence Monseigneur Domba, était célébrée dans la cathédrale pour le repos de l’âme du valeureux religieux constructeur.

O Kati Ya Biso tient à offrir ses plus sincères sympathies à toute la famille Combonienne.

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Les examens...

La fin de l’année scolaire est toute proche et ça se voit: comme jamais au cours de l’année, on voit les élèves se promener avec des livres et des cahiers de notes à la main. Pour les uns il s’agit de revoir ce que l’on a déjà bien étudié, pour les autres on tente de reprendre le temps perdu... Mais tous n’ont qu’un but: le succès!

Le succès, nous le souhaitons à tous et à chacun mais... tout en sachant très bien qu’il y aura des malheureux le premier juillet prochain.

C’est en effet le premier juillet qu’aura lieu la proclamation des résultats clôturant la présente année scolaire. C’est donc dire que les grandes vacances sont déjà tout près. À chacun, nous les souhaitons bonnes, heureuses et reposantes!

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Deux confrères nous reviennent

Deux confrères sont particulièrement enchantés de voir l’année scolaire prendre fin. Il s’agit des frères UZELE COTHUM Dieudonné et TINGBAGBE Jean.

Le premier termine, à Rome, trois années d’études en théologie. Selon ce que nous savons, tout est déjà clôturé et réussi. Félicitations!

Autre raison de féliciter le frère UZELE: le frère Supérieur général en conseil a répondu favorablement à la demande de notre confrère et l’a admis à la profession perpétuelle. C’est une nouvelle qui nous réjouit tous. Il peut compter sur le secours de nos prières.

Quant au frère TINGBAGBE Jean, il termine ses trois années de scolasticat à Abidjan et devrait nous arriver vers la fin du présent mois.

À ces deux confrères, nous tenons à dire toute notre joie de les revoir bientôt parmi nous. Ils seront certainement accueillis à bras ouverts. Et ils n’ont pas à s’inquiéter quant au travail à faire... c’est ce qui manque le moins.

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Gardons le sourire

Croyant ou pratiquant??

Parmi les touristes italiens qui visitent, à Moscou, les lieux sacrés de la lutte du prolétariat, il y en a un qui insiste pour voir aussi les anciennes basiliques.

- "Est-ce que vous êtes catholique?" lui demande avec étonnement le guide moscovite.

- "Oui. Je suis croyant, mais pas pratiquant."

- "Et vous, est-ce que vous êtes communiste?" demande le touriste.

- "Oui. Je suis pratiquant, mais pas croyant."

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O  KATI  YA  BISO en bref III-12     

F.I.C. - Vice-province de l'Afrique Centrale  01 septembre 2002

LA PROVIDENCE NE DÉÇOIT JAMAIS

 Au début de cette nouvelle année scolaire, nous avons plusieurs motifs pour rendre grâce à Dieu et lui faire confiance. L'année qui vient de s'éteindre, nous avons connu plusieurs événements malheureux qui auraient pu nous décourager à en croiser les bras : les mouvements de militaires qui ont paralysé les activités pendant des semaines..., la nomination du Vice-Provincial qui, comme nous l'espérions,  nous aurait bien aidés dans le tournant que la Vice-province doit faire, etc...

 À travers tous ces événements, Dieu a toujours été présent à nos côtés. La Vice-Province a continué à survivre.

 Quelques jours avant que nous entrions en retraite, les informations circulaient sur l'arrivée prochaine des militaires à Dungu et d'une éventuelle attaque. Nous nous sommes posés mille et une questions sur ce qui était mieux de faire en ce moment. Nous nous sommes engagés dans ces exercices spirituels en nous abandonnant entre ses mains. Les jours qui ont suivi, nous nous sommes lancés dans l'assemblée, et les frères peuvent eux-mêmes témoigner dans quel esprit s'est déroulée cette rencontre, que nous espérons, portera des fruits durables pour la Vice-Province.  Le jour même où les chrétiens de la paroisse commençaient une neuvaine mariale pour la paix au Congo, nous avons été surpris par des tirs des mitrailleuses et autres... Était-ce pour éprouver ses enfants que Dieu a permis une telle situation?

 Bien que ces événements nous fassent souffrir beaucoup, nous devons aussi chercher à y voir la main de Dieu. Ce sont des signes des temps que nous devons scruter et trouver quelle est la volonté de Dieu pour nous en ce moment. Nous devons le faire ensemble en ayant foi toujours en Dieu qui n' abandonne jamais ses enfants quelle que soit leur situation. C'est le moment de lui offrir nos misères, nos projets et lui demander d'y jeter un regard d 'amour et de compassion. À travers tout ce que nous vivons, nous avons mille preuves de dire que Dieu nous aime et de lui en rendre grâce.

 F. MBOLINGABA Pascal

RETRAITE ANNUELLE

 Malgré les multiples dérangements et troubles de tout genre, la retraite annuelle a bel et bien eu lieu à Dungu, à la date prévue, du 09 au 15 août 2002.  Nous tenions à maintenir cette date qui facilitait le rassemblement des Frères et qui devait libérer plus tôt les Scolastiques qui se rendent à Abidjan cette année.

 Dieu a fait que nous passions ces jours saints sans obstacle majeur. En entrant en retraite nous étions tous agités par les nouvelles d' affrontements imminents entre les troupes de FLC et de RCD-ML.  Nous avons confié notre cause au Seigneur, sachant qu'Il peut bien nous parler dans le calme et dans le tumulte. Les dispositions étaient prises pour un arrêt immédiat en cas d'un "ça-ne-va-pas".

 Bien que nous ayons regretté l'absence du P. Michel, carme de Butembo, qui était prévu comme prédicateur, nous avons été réconfortés par la présence du F. Assistant général, F. Claude Beauchesne, qui a pris le relais en s' inspirant de la retraite sur l'Évangile de St. Jean, retraite donnée il y a deux ans au Canada.

 Les confrères de Bunia et de Bangadi n'ont pas pu  nous rejoindre à cause des différents conflits à Bunia et à Dungu. Ils y étaient certainement de coeur et d'esprit.

 À nous, s'est associé le P. Paul de Witt (OSA), qui, d'ailleurs présidait nos célébrations eucharistiques. Nous lui adressons un sincère remerciement pour son dévouement.

 La Sr. Agnès (Franciscaine, étudiante à Kisangani) s'est jointe à nous parce qu'ayant passé plusieurs jours en route à attendre les occasions, elle est arrivée lorsque ses consoeurs avaient déjà terminé leurs exercices spirituels. Sa présence a été aussi très appréciée, surtout pour la décoration de nos salles.

 M. Victor BASULE , laïc (membre du Groupe mennaisien de Dungu), était des nôtres. C'est la première fois qu'un laïc s'est associé à nous pour la retraite. C'est une expérience intéressante et à perpétuer si nous voulons vraiment nous lancer dans la "mission partagée". Elle était enrichissante des deux côtés.

 Au départ, trois laïcs devaient participer à la retraite avec nous (Maurice GAMUGU, Pasteur et Animateur au CCB/BANGADI, Justin KUMBOYO, Président du GMD, Préfet de l'Institut NGASUYO (école des réfugiés) et professeur à temps partiel à l'Institut Wando, M. Victor BASULE, Coordinateur adjoint des écoles du HCR à Dungu et Doruma, professeur à temps partiel à l'Institut Wando. Mais, hélas! Les craintes de la dernière minute n'ont pas permis cette rencontre tant attendue.

 À la fin de la retraite, nous avons eu la joie de célébrer les émissions des premiers voeux des FF. Ghislain MITAMBWATILE et Roger MIKANIPALE, le renouvellement des voeux des FF. Pierre DRAKPA et Jean TINGBAGBE. Les parents des nouveaux profès, quelques voisins et amis se sont joints à la fête pour rendre grâce à Dieu du don de l'appel et la réponse généreuse des confrères.

ASSEMBLÉE DE LA VICE-PROVINCE

 Dès le lendemain de la clôture de la retraite, les frères profès présents, auxquels se sont ajoutés les FF. Claude ST-AMAND (de Bunia), Herman TANGUAY (de Bangadi) et Dieudonné UZELE (arrivé récemment de Rome), se sont réunis en assemblée pour discuter du futur de la Vice-Province, secteur CONGO. Les débats se sont déroulés dans une très grande ouverture et dans la simplicité. Plusieurs propositions ont été faites; mais il faudra attendre le passage du F. Provincial, F. Marcel Lafrance,  pour les décisions déf-initives et la mise en application. S'il n'y a pas d'autres obstacles majeurs, le F. Provincial sera chez nous vers la fin du mois d'octobre 2002.

VOEUX PERPÉTUELS

 O KATI YA BISO nous avait déjà annoncé l'admission du F. Dieudonné UZELE aux voeux perpétuels. Depuis lors, les lecteurs tendent toujours l'oreille pour savoir à quand ce grand événement. Le voile est partiellement levé, maintenant que l'élu lui-même est  avec nous. Le lieu retenu c'est Dungu. La date sera à préciser lorsque le programme détaillé du séjour du F. Provincial sera connu.

 UNE FAUSSE ALERTE

 Ce vendredi 30 août, alors qu'il était environ 12.30h et qu'on se préparait à dîner, je vois surgir un de nos travailleurs, répondant au nom de  "DEPENDA", avec un air angoissé et il me dit "Mon Frère, le chauffeur de HCR "ayebisi biso bakomi penepene" (vient dire qu'ils sont très proche de nous); et moi de lui poser la question "banani" (qui ?); et lui de répondre : "bamilitaires". Tout de suite, notre brave travailleur se retourne et prend la poudre d'escampette...

 Et moi, de mon côté, j'alerte le Pasteur Gamugu et le Frère Herman. Ce dernier prend la clé de contact de la Toyota avec deux travailleurs et fuie vers la palmeraie pour aller cacher la voiture en forêt. Immédiatement, on se met à ramasser ce qu'on estimait nécessaire... tout ça dans quinze minutes... Pour éviter d'être trop à découvert, on prend la route du côté de la palmeraie pour demeurer chez des voisins... tout en laissant le Frère Kumbonyeki et quelques jeunes au Centre. Dieu merci, arrivés à plus ou moins un kilomètre, on nous apprend que c'était une fausse alerte.  Vous comprenez alors, le climat combien nébuleux dans lequel nous essayons de nous organiser.

  F. Dieudonné Uzele.

UN LION SUR MON PERRON

 À mon retour de Doruma, au début de juillet, j'apprends que la population de Bangadi est comme excitée par la présence de lions à la recherche de chèvres. Pendant trois nuits, les lions rôdaient sur la route de la paroisse. On avait réussi à abattre la lionne qui avait dévoré une chèvre la nuit précédente.

 On pensait l'affaire close. Cependant le chasseur et quelques amis qui avaient dépecé la lionne ont malicieusement prélevé les dents, les griffes et les oreilles pour certaines opérations de sorcellerie. Mal leur en fut, car ils ont été arrêtés et emprisonnés par le Chef de Collectivité pour contrebande d'objets réservés uniquement à la famille royale dont l'animal est l'emblème.

 Pendant qu'ils étaient en train de purger leurs peines en travaillant aux immenses champs du chef, d'autres lions sont sortis, plus affamés que jamais et cette fois c'est dans notre quartier du Centre Catéchétique Bakanja. Les propriétaires de chèvres étaient aux aguets.

 Dimanche, le 21 juillet, quel ne fut pas mon étonnement, au lever, d' entendre mon cuisinier qui m'appelle pour venir constater de visu les traces fraîches d'un imposant lion qui était passé devant ma porte, dans la cour, en avant de chez moi, près du poulailler et qui avait contourner le jardin.  Impressionnant et du jamais vu à Bangadi! Peu de temps après j'apprends que le même lion s'est attaqué aux chèvres de notre chauffeur. Il s'est réveillé et dans l'obscurité totale il l'a chassé mais avec un chevreau dans la gueule. De même au niveau de certaines propriétés, les traces étaient visibles à cause de la pluie qui était tombée. C'était donc le sujet de conversation du jour. À la messe dominicale que je célébrais, j'ai fait mention de la parole de St Pierre : "Le diable comme un lion rugissant rôde aux alentours cherchant qui dévorer."

 Depuis ce temps, les lions font encore leur tournée dans les rues de la cité. Les gens restent sur le qui-vive. Je dors quand même très bien mais ma porte est barrée...

 F. Herman.

AU SERVICE DES JEUNES

 Lors de nos échanges durant l'assemblée à Dungu, nous avons signalé l' importance vitale de la relève. En voyant le magnifique programme que nous avons développé, le petit groupe que nous sommes, (j'allais dire qui reste) a besoin de s'engager et "d'aimer des groupes apostoliques d'où surgissent les meilleures vocations, 4.1"

 Je voudrais partager avec vous certaines idées intéressantes qui pourraient nous stimuler dans le sens demandé. Aujourd'hui nous parlerons de l'âme de tout mouvement de jeunes.

Une Mystique

 Une Mystique comporte d'abord une doctrine, et en un certain sens une doctrine cachée, comme l'étymologie du mot l'indique. C'est précisément ce qui attirait les membres dans les religions anciennes, et ce qui les attire encore dans les mouvements modernes. Cette idéologie d'une société, d'un mouvement quelconque joue toujours un rôle prépondérant dans l'adhésion des membres et l'élaboration de son programme d'action.

 Au début de l'Église, les premiers chrétiens étaient initiés progressivement à ce qu'on appelait alors "la disciple d'arcane" ou doctrine secrète qui contenait les principaux dogmes de la foi et les grands mystères de la foi. Le fascisme avait sa mystique, le nazisme aussi, fondé sur l’erreur du racisme, le Mobutisme...

 De même les jeunes qui entrent dans un mouvement apostolique doivent savoir que nous avons une doctrine qui ne cède en rien à celle qui emballait les premiers chrétiens jusqu'au martyre et qui dépasse infiniment les élucubrations de certaines idéologies de notre temps: la doctrine du Christ, à connaître progressivement et à faire entrer dans la vie.  Pour le jeune, cette doctrine se concrétise en trois sources auxquelles il doit sans cesse s'alimenter: 1) l'Évangile, 2) La doctrine du Corps Mystique (base de sa responsabilité et de sa mission), 3) La doctrine spéciale au mouvement, où les deux précédentes sont appliquées à sa vie.

 Avec des jeunes, et surtout des adolescents, tout ceci doit être exposé de façon vitale et concrète plutôt que par de longs exposés théoriques.  C'est pourquoi on leur présente dans    a) un CHEF extraordinaire, b) une MISSION exaltante, c) une RESPONSABILITÉ personnelle.

Un Chef extraordinaire : le Christ

 À l'adolescence, il est suprêmement important de passionner les jeunes pour le Christ. C'est peut-être le seul angle par lequel faire évoluer des gars à cet âge-là.  Le jeune rêve d'hommes supérieurs qui réunissent et font quelque chose. Présentons-lui le Christ, homme parfait et Dieu incarné. Un Christ près de lui, en lui, le transformant de sa grâce, voulant continuer à transformer le monde par lui.

 Surtout pas de mièvrerie. Mais une spiritualité virile, un Christ fort, courageux, audacieux, et qui veut des chrétiens de cette trempe. (à suivre)

 Frère Claude ST-AMAND .



 À l'absence du Vice-Provincial a.i., c'est le F. ANIUWE Dengbanda qui sera chargé d'expédier les affaires courantes.

CONSEIL DE LA VICE PROVINCE

F. MBOLINGABA Pascal, Vice-Provincial a.i. F. ANIUWE Dengbanda, Conseiller F. FORTIN Lucien, Conseiller F. LAUZON Gabriel, Conseiller F. TANGUAY Herman, Conseiller (Le mandat de ce conseil termine avec la nomination du nouveau Vice-Provincial en septembre-octobre)

 

O KATI YA BISO en bref IV - 1

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 mars 2003

Reprise

Après plusieurs mois de silence, O KATI YA BISO vous revient.

Le Frère Pascal et les membres du Conseil m’ont demandé de reprendre la rédaction de notre petit journal de famille. C’est avec plaisir que j’acquiesce à leur demande.

Je m’efforcerai donc, comme par le passé, de vous tenir au courant des nouvelles qui touchent les F.I.C. oeuvrant dans la Vice-Province, spécialement ceux du Congo.

Ce numéro, après un long silence, sera assez bref. Il voudrait, en tout premier lieu revenir sur un événement survenu le 3 janvier dernier, et qui touche plusieurs personnes du milieu, je veux parler du décès du Frère Albert Simard, décès survenu le 3 janvier 2003.

Avec les Frères Raymond Hamelin, Richard Doyle et Jean-Claude Hould il formait le premier contingent des F.I.C. arrivés au Congo en 1969, Il devait y demeurer une vingtaine d’années. NOUS NOUS SOUVENONS!

Le Frère Albert était né le 6 avril 1913. C’est dire qu’il avait tout près de 90 ans lors de son retour vers le Père.

Je vous retranscris, ci-après, les mots que le Frère Herman a rédigés en hommage au Frère Albert Simard qui a été, entre autres, son maître de novice.

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HOMMAGE

AU F. ALBERT SIMARD.

C'est toujours avec étonnement et beaucoup de chagrin qu'on apprend la disparition d'une personne qui nous est chère et qui a joué un rôle important dans sa vie. Au loin, au centre de l'Afrique, cette nouvelle prend d'autres dimensions car on se sent un peu seul et on ne peut que difficilement partager son deuil.

Quand on jette un regard rétrospectif sur la vie bien remplie du F. Albert, certains sentiments surgissent à notre esprit :

1. Sentiments d'admiration pour cet homme qui s'est donné corps et âme au service de l'Église et de sa Congrégation.

2. Sentiments de reconnaissance à la famille Simard pour avoir donné un des siens comme religieux_éducateur.

3. Sentiments et prières d'action de grâces envers Dieu pour avoir mis sur notre route un tel religieux qui a témoigné assidûment de ses convictions religieuses: par son enseignement, ses actes et toute sa vie. Il fut un don de Dieu à l'Église et à la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne

4 Sentiments d'émerveillement pour ses 89 ans de vie et ses 73 ans de vie religieuse. Nous souhaitons que son témoignage demeure et que son exemple soit suivi.

Toute une génération de Québécois, qui sont aujourd'hui dans la soixantaine (et dont je suis) veulent lui rendre hommage pour la formation spirituelle, théologale, morale et humaine qu'ils ont reçue, quand il était directeur de formation et maître des novices. Nous gardons tous des souvenirs inoubliables de ce qu'il a été et de ce qu'il a fait pour nous. Merci pour votre enthousiasme, votre amour des jeunes, votre esprit de persévérance, votre esprit de foi et de générosité.

Toute une génération de Congolais, prêtres, confrères, professionnels, aujourd'hui dans la quarantaine, se souviennent avec reconnaissance de ce religieux missionnaire qui s'est dévoué jour et nuit, soit comme enseignant, soit comme directeur du Petit Séminaire pendant 13 ans. Ils ont été marqués au cours de leur jeunesse par cet homme rempli de zèle, de dévouement, de piété, de courage et de persévérance. Pour eux, il est resté un père spirituel et un éducateur extraordinaire. Jusqu'à aujourd'hui son nom est prononcé avec respect et affection dans le Diocèse Dungu_Doruma et au_delà. Les trois abbés de notre paroisse ont été les bénéficiaires de ce formateur.

Selon une de ses expressions favorites, nous voulons lui dire: «F. Albert, vous avez été FAMEUX sur la terre et nous ne doutons pas que vous l'êtes encore auprès de Dieu. Vous avez mérité le Repos, la Paix et la Lumière dans le Royaume de la vie éternelle».

f. Herman Tanguay

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Nos visiteurs

La fin de 2002 et le début de 2003 aura été pour nous l’occasion d’accueillir des visiteurs de marque. Qu’il me soit permis de rappeler leur passage parmi nous.

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F. Marcel Lafrance, provincial

Le premier venu fut le Frère Marcel Lafrance, provincial. Parti de Montréal le 8 décembre, c’est le 14 qu’il posait les pieds à Dungu.

Inutile de dire la joie de tous les Frères d’accueillir leur Supérieur. Ce n’était pas sa première visite au Congo. En effet, il était déjà venu à quelques reprises lorsqu’il était assistant général. Mais, son dernier séjour chez nous remontait déjà à quelques années.

Il est demeuré avec nous jusqu’au 30 décembre, partageant son temps entre les communautés de Dungu et Bangadi. Il en profita également pour présider la profession perpétuelle du frère UZELE COTHUM Dieudonné.

En nous quittant, le frère Provincial se rendait visiter nos confrères du Rwanda.

Merci, frère Marcel de ton passage parmi nous, de ta présence fraternelle, et de tes sages conseils. Nous souhaitons vivement te revoir souvent tout au long de ton mandat de Provincial.

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F. José Antonio OBESO, sup. général

Je peux dire que c’est depuis son élection comme Supérieur général, en 1994, que nous attendions sa visite. Elle fut mise à son agenda à quelques reprises mais, chaque fois, les événements que nous connaissons tous, pour les avoir vécus, sont venus contrer ses projets. Il s’est même rendu jusqu’à KINSHASA en janvier 1996, mais impossible de gagner Dungu qui était alors en pleine tourmente.

Mais, le 9 janvier dernier, à la grande joie des Frères, le petit porteur de ASF le déposait chez nous à Dungu.

Pour les uns c’était un premier contact, pour les autres des retrouvailles. Mais pour tous et chacun le plaisir de recevoir leur Supérieur Général.

Ce court séjour, du 9 au 18 janvier, partagé entre Dungu et Bangadi, fut bien rempli et tout en intensité: rencontre personnelle avec chacun des Frères et des novices, visite à son Excellence Monseigneur, rencontres multiples avec le groupe des novices, échange avec le groupe des juvénistes, échange avec les professeurs de WANDO, bref, personne ne fut oublié.

La date du 18 est arrivée trop vite... Nous aurions bien aimé vous garder plus longtemps parmi nous, révérend Frère, mais nous sommes conscients que les obligations vous pressent, et que d’autres de vos Frères vous attendent. Tous les Frères du Congo vous disent leur reconnaissance pour cette intéressante visite. Ils ont rencontré en vous non seulement le Supérieur, mais surtout un confrères qu’ils espèrent revoir de nouveau parmi eux.

Arrivé sur les ailes de ASF, c’est par le même transporteur qu’il nous a quitté en direction de ARU, en route pour aller visiter nos confrères du Rwanda.

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F. Robert Bluteau

F. Robert Gonneville

L’avion de ASF se posait à Dungu le 21 février pour nous livrer de précieux "colis". Outre qu’il nous ramenait le frère Lucien revenant de Kampala, il portait surtout à son bord les frères Robert Bluteau et Robert Gonneville.

Le premier nous revenait après quelques mois de congé au Canada. Il devait continuer sur Bangadi où il prêtera main forte aux confrères du CCB.

Nous te souhaitons un bon retour, frère Robert, et un fructueux apostolat dans cette nouvelle terre où l’obéissance te transplante.

L’autre Robert, Gonneville de son nom, n’est pas un inconnu au Congo pour y être venu à plusieurs reprises dans le passé. Sa dernière visite remonte tout de même à cinq ans.

Il est fondateur et directeur général de Terre Sans Frontière, organisme bien connu dans le diocèse par ses nombreuses réalisations. Est-il besoin de dire que c’est dans le cadre de ses fonctions qu’il est venu nous rendre visite. Visite rapide, toute remplie de séances de travail aussi bien à Dungu qu’à Bangadi.

Déjà, le 26, il reprenait les airs en direction de ARU. Un séjour de courte durée mais fructueux, nous l’espérons, et très agréable pour toutes les personnes qu’il a côtoyées spécialement les confrères.

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Profession perpétuelle

Une profession perpétuelle, c’est là un événement que O KATI YA BISO ne peut passer sous silence, même s’il date déjà de quelques mois.

Comme mentionné, c’est à l’occasion de la visite du frère Provincial parmi nous que le Frère UZELE COTHUM Dieudonné a bien voulu sceller le don de lui-même à Dieu en prononçant ses voeux perpétuels.

Ce geste, le frère Uzele l’avait déjà préparé par une longue retraite avant de quitter Rome, où il terminait avec brio trois années d’études en théologie.

La date du 29 décembre 2002 sera à marquer d’une étoile d’or au calendrier des F.I.C. du Congo. En effet, c’est en ce jour, au cours d’une Eucharistie présidée par son Excellence Mgr DOMBA Richard, que le frère Marcel Lafrance, provincial, a reçu les voeux de notre confrère.

Cette magnifique journée s’est clôturée par un repas fraternel organisé dans la grande salle de la communauté.

Nous tenons à redire toutes nos félicitations au frère Uzele, et à l’assurer du secours de nos prières afin que toute sa vie demeure un don total de lui-même, et un véritable témoignage au service de Celui par qui il s’est laissé séduire.

Un cordial merci à toutes les personnes qui ont contribué à faire de cette journée un franc succès!

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Bunia

Nous sommes tous au courant des événements qui ont bouleversé la ville de Bunia au cours des dernières semaines, pour ne pas dire des derniers mois et, même, des dernières années.

À travers tout cela, le frère Claude avait su tirer son épingle du jeu et poursuivre son travail apostolique tant à l’ISR qu’auprès de nombreux jeunes. Mais, ces derniers temps, la mesure débordait... Il lui a donc fallu quitter Bunia au moins pour un temps.

Rentré au Québec depuis le 5 ou 6 mars, il en profitera pour refaire ses forces et prendre un repos bien mérité en attendant des jours meilleurs.

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Nouvelle paroisse

Le diocèse de Dungu-Doruma compte une nouvelle paroisse. Il s’agit de la paroisse de MBENGU. Elle a été confiée au Pères de la Consolata. Le curé en sera le père François Juliani et il sera secondé par le père Simon de nationalité congolaise et originaire de KINSHASA.

Ces deux responsables sont déjà arrivés à Dungu. D’ici à ce que leur habitation soit prête, ils reçoivent l’hospitalité chez les pères Comboniens de BAMOKANDI.

Nous souhaitons la plus fraternelle bienvenue à ces nouveaux venus dans le diocèse. Nous leur souhaitons également beaucoup de succès et de consolations dans leur nouvelle paroisse.

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Sourions!

Lu sur la tombe d’un commerçant juif:

Ci-gît monsieur Strictman.

Pendant toute sa vie il n’a fait

Qu’additions et multiplications.

Jamais de soustraction.

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Reconnaissants,

Ses héritiers ont fait la division.

 

O KATI YA BISO en bref IV- 2

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er avril 2003

 

Pour la sainteté de tout le Peuple de Dieu

Voici un court extrait d’un document émis par la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique.

Ce document porte en titre «REPARTIR DU CHRIST. Un engagement renouvelé de la vie consacrée au troisième millénaire.»

O KATI YA BISO en présentera d’autres courts extraits dans les numéros à venir.

«L’appel à suivre le Christ par une consécration spéciale est un don de la Trinité pour tout un Peuple d’élus. En voyant dans le baptême l’origine sacramentelle commune, les personnes consacrées partagent avec les fidèles la vocation à la sainteté et à l’apostolat. Étant des signes de cette vocation universelle, elles manifestent la mission spécifique de la vie consacrée.

Les personnes consacrées ont reçu, pour le bien de l’Église, l’appel à une «consécration nouvelle et spéciale», qui engage à vivre avec un amour passionné le genre de vie du Christ, de la Vierge Marie et des Apôtres. Il existe dans le monde actuel le besoin pressant d’un témoignage prophétique qui repose «sur l’affirmation du primat de Dieu et des biens à venir, telle qu’elle se révèle dans la sequela Christi et dans l’imitation du Christ, chaste, pauvre et obéissant, totalement consacré à la gloire de son Père et à l’amour de ses frères et soeurs.»

Par les personnes consacrées se répand dans l’Église une invitation persuasive à considérer le primat de la grâce et à y répondre par un généreux engagement spirituel. Malgré les profonds processus de sécularisation, les fidèles ressentent une exigence diffuse de spiritualité, qui s’exprime très souvent par un besoin renouvelé de prière. Les événements de la vie, malgré leur caractère quotidien, se présentent comme des interrogations qui doivent être lues dans une optique de conversion. Le dévouement des personnes consacrées au service d’une qualité évangélique de la vie contribue à conserver vivante, de bien des manières, la pratique spirituelle au sein du peuple chrétien.

Les communautés religieuses cherchent toujours davantage à être des lieux pour l’écoute et le partage de la parole, la célébration liturgique, la pédagogie de la prière, l’accompagnement et la direction spirituelle. Alors, sans pour autant le prétendre, l’aide donnée aux autres tourne à l’avantage mutuel.» (REPARTIR DU CHRIST, No 8)

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Récollection

Les 15 et 16 mars derniers étaient jours de récollection sur le campus FIC.

Le samedi après-midi, pendant que le père Albert, combonien, présidait la récollection des Frères et des novices, le père François Juliani, de la Consolata, prêchait celle des juvénistes. Cette dernière s’est poursuivie le dimanche avant-midi pour être clôturée par l’Eucharistie à 11 heures.

Un grand merci à ces deux prédicateurs qui nous ont aidé à rentrer plus à fond dans l’esprit du carême.

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Quelques chiffres...

Voici quelques chiffres susceptibles d’intéresser spécialement les lecteurs éloignés de Dungu.

Le NOVICIAT compte 4 novices, tous en 2ème année.

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Le JUVÉNAT, de son côté, regroupe 30 juvénistes répartis comme suit:

Classe de 3è: 4 élèves dont 2 en section littéraire et 2 en section pédagogique.

Classe de 4è: 13 élèves dont 1 en section littéraire, 6 en section pédagogique et 4 en section scientifique.

Classe de 5è: 9 étudiants dont 1 en section littéraire, 6 en section pédagogique et 2 en section scientifique.

Classe de 6è: 3 étudiants dont 1 en section littéraire et 2 en section scientifique.

Un étudiant en propédeutique complète le groupe.

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Et du côté de l’Institut WANDO, quels sont les chiffres pour la présente année scolaire?

Sur 520 élèves inscrits, l’école en compte actuellement 478, soit 110 filles et 368 garçons. Ils sont répartis dans 19 classes et nécessitent une équipe de 35 professeurs, dont certains à temps partiel.

À la fin de l’année scolaire WANDO présentera 47 finalistes aux examens d’État.

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Au Centre Catéchétique de Bangadi, 2002-2003 est une petite année quant aux effectifs, nous dit-on.

Le CCB regroupe présentement 9 familles qui totalisent, ensemble, 25 enfants. C’est tout de même suffisant pour mettre de la vie sur la parcelle...

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Sacre de Monseigneur Julien

Le 19 mars dernier était jour de grande fête à ISIRO, le diocèse voisin. Solennité de la fête de Saint Joseph, c’est la date qu’avait choisie, pour son sacre, le nouvel évêque de ce diocèse, Monseigneur Julien ANDAVO.

Une forte délégation du diocèse de Dungu s’est déplacée pour l’occasion. Les FIC étaient représentés par le frère Aniuwe Dengbanda.

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Ça fonctionne!

Depuis déjà longtemps, notre grosse génératrice donnait des signes évidents de fatigue... si bien qu’il avait fallu la mettre au repos complet faute de pièces pour la soulager!

Mais, les deux voyages du frère Lucien à KISUBI et KAMPALA n’auront pas été inutiles. Après avoir tout démonté, nettoyé, vérifié, réglé et remplacé les pièces malades, voilà que tout fonctionne de nouveau. On peut, de nouveau, envoyer du courant jusqu’au noviciat et au petit séminaire.

Merci au frère Lucien et à ses aides pour leur patience et leur persévérance!

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De la visite

Le 24 après-midi, nous arrivaient, en provenance de Bangadi, le frère Uzele Cothum, directeur du CCB, et le frère Robert Bluteau.

Même si, en ce pays, chacun sait qu’on se déplace rarement uniquement pour le plaisir de visiter les confrères ou les amis, il est toujours agréable de voir arriver les confrères d’une autre communauté. Aussi, même si leur présence à Dungu était motivée par beaucoup de choses, leur compagnie durant ces quelques jours nous a fait chaud au coeur.

Le 26 le frère Robert repartait pour Bangadi et emmenait avec lui un "gros morceau" de la communauté de Dungu. En effet, le frère Marcel Matte a profité du voyage.... Il passera quelques jours là-bas, histoire de se changer les idées... Nous te souhaitons un heureux séjour chez nos confrères, frère Marcel! Et reviens-nous sans trop tarder.

Quant au frère Uzele il devait quitter, avec le frère Pascal, en direction de Bunia. Il s’agit d’aller jeter un oeil là-bas pour voir si tout se passe bien depuis le départ du frère Claude St-Amand, et si la garde de notre résidence est bien assurée. Nous souhaitons un fructueux voyage à nos deux confrères.

Il semble même que le frère Uzele poursuivra son périple vers KISUBI. Quant à avoir quitté Bangadi... pourquoi pas! Nous espérons que son déplacement ne sera pas sans fruits et qu’il en profitera pour apporter toute une cargaison de salutations aux frères Claude Leroux et Jean-Népo.

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"Papa Québec" reprend les airs...

L’avion de ASF qui a subi un sérieux accident à Poko en septembre dernier est sur le point de reprendre les airs.

En effet, des mécaniciens de la firme Patel, de Nairobi (Kenya), à Poko depuis le 21, travaillent ferme dans de le but de remettre le grand "oiseau" sur ses roues et de le ramener à Nairobi sur son propre pouvoir. Ce qui s’est fait dimanche le 30 mars.

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Rectification

Dans le dernier numéro, en parlant de la nouvelle paroisse de MBENGU, j’écrivais, par erreur, que le père François Juliani en était le curé. Le responsable de cette paroisse est plutôt le père Simon Tshani. Mille excuses de vous avoir induits en erreur!

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Condoléances

Nous avons appris, avec tristesse, le décès de l’une des soeurs du frère Herman. Il s’agit de Gaétane qui a été emportée par un cancer dont elle souffrait depuis près de deux ans.

Que le frère Herman reçoive ici l’assurance de nos fraternelles sympathies. Nous joignons nos prières aux siennes pour que le Seigneur accueille auprès de lui la défunte qui était chère au coeur de notre confrère.

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Sourions!

 

Les mots en "ismes"...

À la veille des élections, un politicien promet:

- «Mes amis, si notre parti sort vainqueur de cette élection on vous libérera du colonialisme, de l’Impérialisme, des racismes, du militarisme...»

Un auditeur lève la main et demande:

- «S’il vous plaît, est-ce que vous auriez quelque chose contre les rhumatismes?»

 

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Une histoire de cruches

Un porteur d’eau transportait deux cruches suspendues aux extrémités d’une pièce de bois reposant sur ses épaules.

Mais l’une d’elles avait une fissure. Pendant que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’au village, la première perdait la moitié de sa cargaison en cours de route.

Cela dura deux ans et à chaque jour le porteur d’eau ne livrait qu’une cruche et demie d’eau à chacun de ses voyages.

La jarre parfaite était fière d’elle car elle remplissait sa fonction sans faille.

Mais la cruche abîmée avait honte et se sentait déprimée parce qu’elle n’accomplissait que la moitié de ce qu’on attendait d’elle.

Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau au moment où il la remplissait à la source:

-Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser.

-De quoi as-tu honte? demanda le porteur d’eau.

-Je ne réussis qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à cause de cette fissure qui laisse fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, mais tu ne livres que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas le fruit de tes efforts à cause de moi.

Le porteur d’eau, touché de cette confession, lui répondit:

-Ne songe plus à ça et pendant que nous retournerons à la maison, regarde les fleurs magnifiques au bord du chemin.

Sur la route, la vieille jarre vit de très jolies fleurs baignées de soleil

et cela lui mit la joie au cœur.

 

Mais elle se sentait toujours aussi coupable parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d’eau dit alors à la cruche:

-T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de ton côté du chemin, et presque aucune de l’autre côté?

J’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti.

J’ai semé des fleurs de ton côté et toi tu les arrosais pendant le parcours. Sans toi, jamais je n’aurais pu obtenir des fleurs aussi fraîches et gracieuses.

Morale de l’histoire:

Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d’entre nous sont diminués par la vieillesse, d’autres ne brillent pas par leur intelligence, d’autres trop petits, trop grands trop gros, trop maigres, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.

Vous devez prendre les autres tels qu’ils sont, et voir ce qu’il y a de bon et de bien en eux.

Il y a beaucoup de positif partout.

Il y a beaucoup de bon en vous.

Souvenez-vous d’apprécier tous les gens si différents qui peuplent votre vie!

Sans eux, la vie ne serait pas la vie!

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O KATI YA BISO en bref IV- 3

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 avril 2003

«Ne fallait-il pas que le Christ

souffrît pour entrer ainsi dans

sa gloire?» (Lc 24, 26)

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Repartir du Christ

«Il est donc nécessaire d’adhérer toujours plus au Christ, centre de la vie consacrée, et reprendre avec vigueur un chemin de conversion et de renouveau qui, comme dans l’expérience primitive des Apôtres, avant et après sa résurrection, a été une manière de repartir du Christ. Oui, il faut repartir du Christ, car c’est de lui que sont partis les premiers disciples en Galilée; c’est de lui que sont partis, au cours de l’histoire de l’Église, des hommes et des femmes de toute condition et de toute culture qui, consacrés dans l’Esprit en vertu de leur appel, ont quitté pour lui leur famille et leur patrie et l’ont suivi sans condition, se rendant disponibles pour annoncer le Royaume et faire du bien à tous (cf.Ac 10, 38).

La conscience de leur pauvreté et de leur fragilité et, en même temps, de la grandeur de l’appel, souvent conduit à redire avec l’Apôtre Pierre: «Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur» (Lc 5, 8). Le don de Dieu a pourtant été plus fort que l’incapacité humaine. En effet, c’est le Christ lui-même qui s’est rendu présent dans les communautés de ceux qui, au cours des siècles, se sont réunis en son nom, qui leur a parlé de lui et de son Esprit, qui les a orientés vers le Père, qui les a guidés sur les routes du monde à la rencontre de leurs frères et de leurs soeurs, qui les a fait devenir les instruments de son amour et les constructeurs du Royaume en communion avec toutes les autres vocations dans l’Église.

Les personnes consacrées peuvent et doivent repartir du Christ car c’est lui qui, le premier, est venu à leur rencontre et qui les accompagne sur le chemin (cf. Lc 24, 13-22). Leur vie est la proclamation du primat de la grâce; sans le Christ elles ne peuvent rien faire (cf. Jn 15, 5); elles peuvent tout, en revanche, en celui qui donne la force (cf. Ph 4, 13).

Repartir du Christ signifie proclamer que la vie consacrée est une sequela Christi spéciale, «mémoire vivante du mode d’existence et d’action de Jésus comme Verbe incarné par rapport à son Père et à ses frères.» Cela comporte une communion d’amour particulière avec lui, qui est devenu le centre de la vie et source permanente de toute initiative. Il s’agit, comme le rappelle l’Exhortation apostolique Vita consecrata, d’une expérience de partage, d’«une grâce spéciale d’intimité», il s’agit de «s’identifier à lui, en ayant les mêmes sentiments et la même forme de vie»; il s’agit d’une vie «saisie par le Christ», «que la main du Christ touche, que sa voix rejoint, que sa grâce soutient.»

(REPARTIR DU CHRIST, No 21-22)

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Abidjan

Les nouvelles que nous recevons du Scolasticat d’Abidjan, aussi bien du frère Michel Gougeon, directeur, que de nos confrères scolastiques, demeurent au moins rassurantes. Même si la situation demeure précaire, le CELAF peut continuer à dispenser les cours et, jusqu’ici en tout cas, l’année académique n’est pas compromise.

Toutefois, nous sommes bien placés pour deviner le climat d’insécurité dans lequel ils baignent. Nous sympathisons grandement avec eux tous et les assurons de tout notre support moral et de l’assistance de nos prières.

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Bunia

De retour de sa visite à Bunia le frère Pascal a pu nous donner quelques nouvelles des lieux.

En résumé, on peut dire que, depuis la prise du contrôle de la ville par les militaires ougandais, la cité semble beaucoup plus calme et sa sécurité des gens moins compromise.

Du côté de notre résidence, tout se passe bien. La garde en est assurée par petit NDOMBE, mieux connu sous le nom de "Russe". Les lieux n’ont pas été touchés par les vandales et on peut dire que tout y est en intact.

Un grand merci au gardien qui, tout en poursuivant ses études à l’université, nous assure ce précieux service!

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R.I.P.

Ces derniers jours, nous apprenions le décès de Brother Martin KALUNGI, un confrère de KISUBI, Ouganda. Son décès est survenu le 3 avril. Il était âgé de 75 ans.

Ce décès nous touche particulièrement car nous avons été, plus d’une fois, les bénéficiaires de ses qualités "diplomatiques" spécialement lors de nos arrivées à l’aéroport d’ENTEBBE. Que de fois il nous a facilité les formalités de l’émigration et des douanes. Ce n’est pas sans raison que, dans la liste du personnel, on pouvait lire comme affectation: "Public Relations Officer".

Nous assurons de nos sincères condoléances tous nos confrères ougandais. Qu’ils soient assurés que nous prions pour le repos de l’âme de ce dévoué confrère.

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La paillote...

Le juvénat possède une paillote qui, dans le temps, il y a déjà plusieurs années, avait eu comme "architecte" le frère Albert Simard. Elle était, selon ses propres mots "la plus fameuse du coin".

Mais, avec les années, les racines et les "makakaro" aidant, elle avait un peu perdu de son élégance première.

Aussi, importait-il de lui refaire une beauté. Le frère Directeur a donc entrepris de la faire rénover. Il a fallu refaire une partie du plancher et des murs fissurés et soulevés par les racines. Et on sait que les fissures dans un plancher ou dans un mur deviennent rapidement un "boulevard" pour les termites qui ont vite fait de rejoindre ainsi tout ce qui peut devenir leur bouffe... Toute la toiture était aussi à reprendre.

Le travail est maintenant complété. Il ne reste qu’à y réinstaller lumière et prise de courant.

Un grand merci au Frère Directeur et à tous ceux qui ont contribué au succès de l’entreprise.

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C’est bientôt la fête...

Déjà cinquante ans? Est-ce possible? Eh bien, oui! Il y a cinquante ans cette année que le frère Herman faisait son entrée dans la Congrégation. Un tel anniversaire, ça se souligne!

Je me suis laissé dire que le 27 avril prochain sera une journée "en or" au C.C.B. de Bangadi. De fait, c’est la date qui aurait été choisie pour souligner les noces d’or de vie religieuse de notre confrère Herman.

Nul doute que O KATI YA BISO aura l’occasion de dire un mot sur le déroulement de ce jour de fête. En attendant, tous nos voeux accompagnent le jubilaire et nous lui promettons de ne pas l’oublier dans nos intentions de prières.

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Session mennaisienne

Les 11 avril après-midi, il avait de l’activité à l’Institut WANDO. La majorité des professeurs s’y regroupaient pour une brève session mennaisienne qui devait se poursuivre le 12 avant-midi et se terminer par l’Eucharistie.

Deux demi-journées bien remplies qui, nous l’espérons porteront des fruits.

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Sourions!

Le roi de la création

Au commencement Dieu créa l’âne et lui dit: "Tu travailleras du matin au soir; tu auras pour nourriture du foin; tu seras bête et tu vivras 50 ans".

L’âne acquiesça. "Toutefois, objecta-t-il, vivre 50 ans, c’est trop. 20 me suffiront".

Dieu créa le chien et lui dit: "Tu garderas la maison de l’homme et tu seras son meilleur ami. Tu rongeras des os et tu vivras 25 ans".

Le chien acquiesça. "Toutefois, objecta-t-il, vivre 25 ans c’est trop; 10 me suffiront".

Dieu créa le singe et lui dit: "Tu sauteras d’une branche à l’autre; tu feras la grimace et tu vivras 20 ans".

Le singe acquiesça. "Toutefois, objecta-t-il, vivre 20 ans c’est trop; 10 me suffiront".

Dieu dit: "D’accord!"

Finalement, Dieu créa l’homme et lui dit: "Tu seras le seul être raisonnable sur la face de la terre et tu donneras des noms à tous les animaux. Tu domineras la terre et tu vivras 20 ans".

L’homme acquiesça. "Oui, Seigneur. Toutefois, 20 ans c’est trop peu. Donne-moi, Seigneur, les 30 ans que l’âne a refusés, les 15 ans que le chien a refusés et les 10 que le singe a refusés".

Dieu acquiesça.

Depuis lors, l’homme vit ses 20 ans d’homme. Il se marie et, pendant 30 ans, il travaille comme un âne. Puis, lorsque ses enfants sont partis, il vit 15 ans comme un chien, en gardant la maison. Arrivé à l’âge de la retraite, il vit encore 10 ans comme un singe, passant d’une maison à l’autre, d’un fils à l’autre et faisant des grimaces pour la joie de ses petits-enfants!!!

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LA VIE RELIGIEUSE, UNE VIE COMPLÈTE PAR ELLE-MÊME.

Combien de religieux-frères se sont fait, un jour ou l’autre, poser la question: "Pourquoi ne veux-tu pas devenir prêtre?" Ou encore: "Pourquoi tiens-tu à rester seulement frère?" Dans cette dernière question, encore plus que dans la première, le "seulement" révèle une certaine ignorance, et une ignorance certaine, sur l’être-même de la vie religieuse.

On pose la question comme si la vie religieuse devait tout naturellement conduire au sacerdoce comme à son couronnement. Ce serait donc dire que l’on considère la vie du religieux-frère comme tronquée par le sommet (qu’il s’agisse des membres d’une congrégation de Frères ou d’une congrégation dans laquelle la majorité des membres deviennent prêtres). Devenir religieux serait accepter de répondre à une vocation dans laquelle on se résignerait... à s’arrêter en route...

Or, théologiquement et historiquement, la vie religieuse est une vie complète par elle-même. Un peu d’histoire pourrait sans doute nous éclairer.

La vie religieuse, qui a été vécue d’abord par des laïcs, trouve son origine avec la fin des persécutions. Ces dernières pouvaient amener des chrétiens fidèles à se retirer au désert et à y mener librement une existence des plus précaires. Mais, dans un monde devenu au contraire trop accueillant au christianisme, sans avoir encore beaucoup changé dans ses moeurs et dans son esprit, les chrétiens pouvaient gravir plus facilement les échelons de la société et atteindre à des postes qui leur étaient jusque-là interdits. Ce monde, par une évolution toute naturelle, les a poussés à reprendre le chemin du désert, pour y retrouver, avec l’austérité, le détachement et la ferveur qu’ils y avaient connus, et qu’ils ne pouvaient plus trouver dans une vie devenue soudain trop facile.

Quand succède à un monde où les chrétiens, comme tels, étaient des séparés et des proscrits, un monde où ils vont être à l’honneur, les meilleurs des chrétiens choisiront librement cet état de proscription qui ne leur est plus imposé par les circonstances. Dans un monde qui ne les traite plus en ennemis, ils se sentent obligés de vivre en ennemis du monde: ils sentent trop bien que, faute de cela, ils auraient vite fait d’en devenir les esclaves.

Cette réaction a été si naturelle qu’elle semble de plus en plus avoir été spontanément la même à plus d’un endroit à la fois.

Aux premières heures du monachisme on retrouve d’abord Antoine. Un pieux laïc qui n’était ni un intellectuel ni un érudit. Mais bien un chrétien qui voulait vivre l’Évangile dans toute sa radicalité.

Puis vint Pachôme qui, le premier, rédigea une règle pour ses disciples. Mais les débuts furent loin d’être faciles. À un point tel que, devant l’insoumission de ses premiers disciples, «il empoigne en guise de trique la barre de la porte et les met tous dehors.»

Après cela, viennent à lui trois hommes qui lui disent leur désir de se faire moines à ses côtés et de servir le Christ. Il leur demanda s’ils étaient capables de se séparer de leurs parents et de suivre le Sauveur, et les éprouva. Quand il eut constaté que leurs dispositions étaient bonnes, il leur donna l’habit monastique et les accueillit auprès de lui.

Les recrues affluent. Et quand elles atteignent la centaine, il bâtit une église pour l’office. Toutefois on continue à se rendre à l’église du village pour la liturgie eucharistique. Lors même que la messe en viendra à être célébrée dans l’église monastique, c’est le clergé du village qui l’y célébrera. Pachôme, en effet, s’en tient à une conception toute laïque du monachisme. Et quand des prêtres viennent se proposer comme moines, il ne les admet que s’ils acceptent la même vie que les autres.

C’est d’ailleurs ainsi que dans les grands ordres, à leurs origines, on n’appelait au sacerdoce que le nombre de candidats nécessaires aux besoins de la communauté pour le service sacramentel. Et, depuis Vatican II, certains monastères, retrouvant leurs racines, s’orientent dans cette direction.

C’est dire que, encore aujourd’hui, si quelqu’un frappe à la porte d’une congrégation religieuse dont la majorité des membres sont prêtres, il devrait normalement le faire d’abord par désir de la vie religieuse, et non pour devenir prêtre. Le candidat au sacerdoce peut réaliser son désir en s’adressant au séminaire diocésain. Il est certain que, pour ceux qui voient dans le sacerdoce davantage une promotion qu’un service, un tel langage est difficile à comprendre et à admettre.

Et si la vie religieuse n’était pas complète par elle-même, toutes les religieuses se retrouveraient dans une position fort inconfortable. Leur vocation à elle aussi est, sans équivoque, la vie religieuse authentique dans laquelle elles peuvent s’épanouir pleinement et parfaitement.

Et que dire alors de ceux qui parlent de vocation en termes de supériorité et d’infériorité? Peut-être faudrait-il les inviter à se mettre au diapason de Vatican II. La vocation la meilleure et la plus grande pour chacun, c’est celle à laquelle le Seigneur l’appelle. C’est celle où il trouvera le bonheur sur les pas du Christ, qui appelle qui Il veut, dans la vocation qu’Il veut. À chacun d’avoir un coeur qui écoute.

 

fr. Maurice, i.c.

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O KATI YA BISO en bref IV- 4

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er mai 2003 

CINQUANTE ANS DE FIDÉLITÉ

Nous vivons dans un monde où la parole donnée n’est souvent plus respectée, où la signature apposée au bas de documents, pourtant sérieux et de première importance, ne veut pratiquement plus rien dire. Force nous est d’admettre que telle est bien la situation. Et ce, malheureusement, pas seulement chez nos hommes politiques et nos seigneurs de la guerre, mais bien un peu partout dans notre société.

Dans un tel monde, nous avons toutes les raisons d’admirer quelqu’un qui a su demeurer fidèle à la parole donnée pendant cinquante ans. On aura deviné que je fais allusion à notre confrère Herman dont on a souligné, tout dernièrement à Bangadi, les noces d’or de vie religieuse.

C’est avec la joie la plus grande que O KATI YA BISO, au nom de tous ses lecteurs, veut exprimer au frère Herman toute son admiration en même temps que ses sincères félicitations pour ses cinquante années de fidélité. Cinquante ans au service de ce Dieu qui a séduit sa jeunesse! Nous devinons facilement que les difficultés n’ont pas manqué tout au long de ces années. Mais, appuyé sur le Maître, elles ne l’ont pas fait dévier de l’idéal entrevu. Et nous sommes assurés qu’un regard rétrospectif jeté sur le passé lui permet de réaliser que, si les embûches n’ont pas manqué, les joies et les consolations l’emportent de beaucoup dans le bilan.

Il ne saurait en être autrement quand, toute sa vie durant, on a eu à coeur d’être au service du Seigneur tout en se donnant pleinement au service de ses frères et de tous ceux auprès de qui l’obéissance nous a envoyé.

Qui pourrait dire et calculer, frère Herman , tout ce que tu as semé au long de ces années? Qui pourrait évaluer le nombre de tous ceux dont tu as marqué la vie? Mais, pour toi, peu importe. Un tel calcul n’était pas le but de ta vie. C’était bien plutôt le don total de toi-même, le service toujours, et la fidélité à Celui qui t’a fait signe et qui t’a séduit.

Je ne crois pas me tromper en présumant que tu t’es efforcé de réaliser dans ta vie ces mots de notre Directoire: «La profession religieuse est la démarche d’un homme que la personne de Jésus Christ a séduit et qui entend se déclarer publiquement pour Lui,...» (Dir. 23)

Merci pour ce que tu as été et ce que tu es! Merci pour cet exemple de fidélité! Tu es un témoin pour nous, tes confrères. Tu es un témoin pour ton entourage. Tu es un témoin pour tous ceux qui te rencontrent. Tu es un témoin pour tous ceux que tu as tenté d’éduquer et d’instruire. Une chose est certaine: tu as édifié les uns et les autres.

Nous nous unissons à toi pour rendre grâce au Seigneur pour tout ce qu’Il a fait en toi et par toi! Avec toi, nous chantons le cantique de Marie: «Mon âme exalte le Seigneur...!» Et ce n’est pas terminé! Nous savons que les bontés du Maître s’étendront bien au-delà de tes noces d’or. Raison de plus pour Le louer avec toi.

Puisse notre monde compter davantage de tels témoins d’une fidélité, à la fois silencieuse et éloquente, à la parole donnée!

fr. Maurice, i.c.

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Changement de boîte postale

Il serait important, pour nos correspondants qui utilisent notre adresse postale via ARUA, UGANDA, de bien noter le changement de numéro de notre boîte postale qui est devenu 1097 de 421 qu’il était.

Notre adresse postale est donc devenue:

F.I.C.

P O Box 1097

ARUA - Uganda

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À chacun son tour...

Le numéro 2 de O KATI YA BISO vous parlait d’une visite de deux confrères de Bangadi. Le 13 avril dernier, c’est le frère Herman qui nous faisait la joie de venir nous rencontrer. Il faisait ainsi d’une pierre deux coups, profitant de ce voyage pour venir au-devant du frère UZELE qui revenait de KISUBI.

En principe, le frère Marcel, en visite à Bangadi depuis le retour là-bas du frère Robert Bluteau, aurait dû accompagner le frère Herman mais... il a flairé la fête du 27 et a préféré demeurer sur place pour être déjà là et, sans doute, prêter main forte aux préparatifs.

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Le Frère Michel nous écrit

À Castelgandolfo, près de Rome, depuis la fin d’octobre 2002, le frère Michel Dussault est loin d’avoir oublié le Congo. À preuve, ces quelques mots qu’il nous fait parvenir en date du 9 avril:

Bonjour F. Maurice,

Eh bien! J’ai déjà reçu "O kati ya biso" et je t’en remercie beaucoup: toujours intéressants ils sont, pour moi en tout cas, une "plongée" nouvelle dans la vie de notre mission congolaise.

Cette semaine est la dernière à Castelgandolfo pour l’année de rénovation. Semaine de nettoyage, de dernières visites – ainsi, ce matin nous avons visité l’Observatoire et les jardins du Vatican _, puis jeudi nous serons à Florence et après nous serons … dans nos valises. J’ai un peu le feeling d’une fin d’année scolaire… sans les examens!.. Donc dimanche le 13, nous entreprendrons notre pèlerinage mennaisien. Ce qui veut dire que nous quitterons le ciel de Rome, le matin, pour Lourdes où nous séjournerons deux jours pleins. Ensuite, avant de rejoindre Ploërmel, nous ferons une incursion en Espagne (Portugalete, Reinosa, Santo Domingo, Bilbao) en saluant au passage Ciboure, puis nous gagnerons la Bretagne et visiterons les lieux que tu devines: St_Brieuc, Ginguamp, Auray etc.

Je suis très content de cette année et j’aurais aimé même qu’elle se prolonge mais les goinfreries spirituelles ne sont sans doute pas le meilleur chemin pour mettre en pratique notre charisme et je pense bien qu’avec ce que j’ai acquis et surtout essayé d’intégrer je pourrai faire encore un bon bout de chemin qui me mènera, si Dieu ne change pas ses plans, jusqu’au Congo...

A la fin de tout, après un séjour à Paris, je rentrerai au Québec, avec les FF. Mario et Jean_Pierre, le 4 mai prochain bienheureux sans doute que nous serons, après toutes ces visites à gauche et à droite.

Porte_toi bien! et en te saluant je salue aussi tous les confrères. Union de prières. Fraternellement.

F. Michel Dussault

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Un voyage rapide

Le frère Lucien avait besoin d’un délégué de confiance qui devait effectuer un petit voyage rapide, important et nécessaire chez nos confrères de KISUBI en Ouganda.

Qui, mieux que le frère Kumbonyeki, pouvait répondre à la demande? C’est ainsi que, le 24 dernier, prenant le risque de laisser la responsabilité du juvénat entre les mains du frère Maurice, le frère s’envolait vers ARU. Dès le lendemain, il prenait le bus en direction de KAMPALA.

À quand le retour? On ne saurait dire exactement, mais ça ne saurait tarder... Nous l’attendons dans les tout premiers jours de mai.

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Une fête bien réussie

Comme l’avait déjà annoncé O KATI YA BISO, dimanche dernier, le 27, était jour de grande fête au C.C.B. de Bangadi. On y soulignait les noces d’or de vie religieuse du F. Herman.

La fête débuta par l’Eucharistie présidée par Monseigneur Domba. À l’homélie, il ne manqua pas de mentionner que tout, en ce jour, motivait l’action de grâce. Cinquante ans de vie religieuse et de fidélité, on ne peut y arriver sans avoir été favorisé de multiples grâces de la part du Seigneur.

Son excellence n’a pas manqué de noter que sur ces cinquante années de vie religieuse le frère Herman en a passé près de 30 en R.D.C. au service de l’Église diocésaine en se dévouant de tout coeur à la formation des catéchistes.

Cette fête regroupait des représentants de pratiquement toutes les paroisses du secteur de Dungu-Doruma. Comme il se doit, le frère Pascal était de la fête, et le frère Drakpa Pierre représentait les confrères de Dungu.

Le frère Pascal n’a pas manqué de s’adresser aux invités pour faire l’éloge du frère Herman. Et M. KUMBOKO qui a longtemps travaillé à Bangadi, entre autres comme conseiller de l’enseignement, a apporté son témoignage. Il a mentionné le plaisir qu’il a eu à côtoyer le frère Herman en qui il a toujours trouvé un collaborateur attentif et particulièrement dévoué à la cause de l’enseignement.

Et la fête a duré jusqu’aux environs de 22 heures. Au dire des participants ce fut une fête bien réussie, à la hauteur du héros du jour!

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Les EXÉTATS...

Pour certains, la fin de l’année scolaire peut sembler encore éloignée. Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas et qui laissent entrevoir le dénouement.

Ce sont surtout les finalistes qui commencent déjà à ressentir la pression des examens d’État. En effet, la dissertation devait avoir lieu dimanche le 27. Pour des raisons incontrôlables elle a dû être reportée au 30. Ce premier affrontement avec les EXÉTATS sera aussitôt suivi, dans les jours qui viennent, par les épreuves orales.

Cette activité exceptionnelle, au niveau des classes de sixième, vient rappeler aussi aux autres élèves que la fin de l’année scolaire n’est pas si loin et qu’il ne faudrait pas rater le sprint final...

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Sourions

Séparation.

Après l’enterrement de sa femme, ses amis cherchent à consoler le veuf.

- Du courage, Antoine! C’est une séparation amère, certes, mais tôt ou tard, ça arrive à tout le monde. Console-toi.

- C’est difficile, répond le veuf, surtout après ce que le curé vient de me dire.

- Et qu’est-ce qu’il t’a dit?

- Il m’a dit, comme ça, «Ne t’afflige pas; tu la retrouveras dans l’au-delà». !!!

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CONFIANCE JUSQU’AU BOUT ?

 

On raconte qu’un alpiniste, après de longues années de préparation, entreprit de réaliser son rêve d’escalader une très haute montagne. Voulant toute la gloire pour lui, il décida d’y aller seul.

Les heures passèrent très vite et la noirceur le surprit. N’ayant pas le nécessaire pour camper, il décida de poursuivre son escalade.

L’obscurité intense l’empêchait de voir son chemin. Les nuages cachaient la lune et les étoiles.

Il arrivait presque au sommet quand l’inévitable se produisit. Il perdit pied et sa chute le précipita dans l’abîme. Il avait à peine le temps de voir passer quelques taches obscures et se sentait avalé par le vide.

Les principaux événements de sa vie défilaient tout aussi vite devant ses yeux.

Il voyait la mort approcher lorsqu’un violent coup faillit lui ouvrir le ventre. Il venait d’arriver au bout de la corde dont il avait fixé une extrémité dans le rocher ...et l’ancrage avait heureusement résisté.

Il reprit son souffle et se rendit compte qu’il était là, suspendu dans la noirceur et le silence absolus. Sur le point de désespérer il cria:

«MON DIEU, VIENS À MON AIDE !!!»

Subitement, une voix grave et profonde fendit le silence:

QUE VEUX-TU QUE JE FASSE?

SAUVE-MOI, MON DIEU !!!

-CROIS-TU VRAIMENT QUE JE PUISSE TE SAUVER?

- CERTAINEMENT, SEIGNEUR!!!

-DANS CE CAS, COUPE LA CORDE QUI TE RETIENT !!!

Il y eut un moment d’hésitation

et l’homme s’accrocha encore plus désespérément à sa corde.

L’équipe de sauvetage raconte que le lendemain ils trouvèrent l’alpiniste mort. Le froid l’avait envahi et dans ses mains durcies il tenait désespérément sa corde...

À SEULEMENT 2 MÈTRES DU SOL !!!

Et toi, aurais-tu coupé la corde ?

Dans la vie, nous avons à prendre des décisions qui mettent notre foi à l’épreuve. Et toi? Toi qui comptes tant sur tes cordes.... Accepterais-tu de les couper?

Tous les jours, nous devons raviver notre foi et faire nôtre cette prière d’Isaïe: "Le Seigneur notre Dieu nous tient par la main et nous dit: Ne crains pas, Je suis avec toi."

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O KATI YA BISO en bref IV- 5

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 mai 2003

"C’est le mois de Marie..."

 

"Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d’un christianisme qui, après deux mille ans, n’a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à «avancer au large» (Duc in altum!) Pour redire, et même pour «crier» au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu’il est «le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14,6), qu’il est «la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation».

En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’oeuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.

 

«Voici ta mère» (Jn 19, 27)

De nombreux signes montrent ce que la Vierge Sainte veut encore réaliser aujourd’hui, précisément à travers cette prière; cette mère attentive à laquelle, dans la personne du disciple bien-aimé, le Rédempteur confia au moment de sa mort tous les fils de l’Église: «Femme, voici ton Fils.» (Jn 19, 26) Au cours du dix-neuvième et du vingtième siècles, les diverses circonstances au cours desquelles la

Mère du Christ a fait en quelque sorte sentir sa présence et entendre sa voix pour exhorter le Peuple de Dieu à cette forme d’oraison contemplative sont connues. En raison de la nette influence qu’elles conservent dans la vie des chrétiens et à cause de leur reconnaissance importante de la part de l’Église, je désire rappeler en particulier les apparitions de Lourdes et de Fatima, dont les sanctuaires respectifs constituent le but de nombreux pèlerins à la recherche de réconfort et d’espérance."

Jean-Paul II, LE ROSAIRE DE LA VIERGE MARIE, Nos 1 et 7

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Retour à la maison...

Le 2 mai dernier a été la journée du retour à la maison de nos deux voyageurs...

Ce fut d’abord le frère Directeur du juvénat qui, après moins de 10 jours d’absence, 10 jours bien remplis par un déplacement nécessaire à KISUBI, nous revenait en bonne forme, après avoir bien répondu aux désirs du frère Lucien. Sa réputation d’excellent commissionnaire ne s’est pas démentie. Il aime les voyage rapide, lui!

Le même jour nous revenait également le frère Marcel Matte. On se souviendra que ce dernier était parti pour Bangadi pour une petite visite d’une semaine ou deux. Il a bien failli y prendre racine... Ce n’est que le 2 mai dernier qu’il nous est revenu, tout rajeuni et très heureux de son séjour là-bas.

Nous avons été très heureux de revoir nos deux confrères de retour parmi nous.

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Bon congé au F. Jean!

Le 8 mai, le frère Jean Tingbagbe partait pour une semaine de congé dans sa famille. En effet, aux vacances dernières, des problèmes de sécurité l’avait obligé à limiter sa rencontre avec les siens à son retour d’Abidjan.

Le jour dit, le frère Kumbonyeki est donc allé conduire le frère Jean à NGILIMA où le Papa, catéchiste, est responsable d’une chapelle.

Nous souhaitons au frère Jean, un excellent congé et beaucoup de plaisir au milieu des siens.

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Un mot de Mgr AITI

Nous savons que, pour diverses raisons, Monseigneur Émile AITI, un fidèle lecteur de O KATI YA BISO, a dû s’absenter de ARU pendant quelques temps.

Ayant appris son retour je lui ai fait parvenir les 4 derniers numéros de notre petit journal, tout en lui souhaitant la patience de les parcourir.

Il a eu la gentillesse de me faire parvenir un mot dont voici un extrait:

"Cher Frère Maurice,

J’ai été fort agréablement surpris par votre lettre, car je croyais que vous étiez encore au Canada.

.....

Ah que vous êtes fidèle avec notre "O KATI YA BISO", Frère! je vous en remercie infiniment. Ici, la patience n’a pas de place; c’est plutôt le plaisir qui fait parcourir, non seulement le "SOURIONS", mais aussi le tout, le plus vite que possible ... En tout cas, merci pour votre fidélité.

......

Enfin, je saisis volontiers cette occasion pour vous exprimer ainsi qu’à tous les Confrères, mes condoléances émues et je tiens à vous assurer de mon affection qui veut comprendre et partager, à l’occasion du décès du Frère Albert SIMARD. L’un de vos pionniers au Congo. Je garde un souvenir inoubliable du Frère, surtout de son dévouement pour la cause du Petit Séminaire.

Qua le Seigneur le reçoive dans sa demeure éternelle!

Bien sincèrement à vous,"

Mgr É. AITI

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Fraternelles condoléances

Tout le monde est au courant des événements qui ont bouleversé la ville de Bunia et les environs, spécialement au cours des deux dernières semaines.

Beaucoup de personnes dont trois abbés, entre autres ont été tués. Dimanche, le 11, nous apprenions la mort de l’abbé Aimé Djabu qui était un cousin germain du frère Benoît NGADJOLE, novice. Nous voulons exprimer à ce dernier nos sincères condoléances et l’assurer de notre soutien tout fraternel. Nous ne manquerons pas d’avoir une prière bien spéciale pour le repos de l’âme du disparu et pour toute la famille durement éprouvée.

Pendant ces événements tragiques, notre résidence de Bunia abrite de 50 à 60 personnes dont l’abbé Kangonyesi, curé de la cathédral, de Dungu qui se trouvait à Bunia pour dispenser une série de cours au grand séminaire. Ce groupe de "réfugiés" compte aussi les grands séminaristes du diocèse de Dungu.

Que notre prière se fasse pressante auprès du Père afin qu’Il touche le coeur des hommes et y mette le désir d’une paix sincère et durable.

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Dimanche des vocations

Le dimanche du Bon Pasteur n’a pas passé inaperçu à Dungu. En effet, à chacune des messes à Dungu-Bamokandi, Dungu-Centre et Dungu-Uye, un représentant du clergé diocésain, de même qu’un représentant de chacune des communautés religieuses, tant féminines que masculines, a eu l’opportunité de présenter sa congrégation et son charisme à l’occasion de l’homélie.

De plus, il y aura une suite donnée à cette présentation dans chacune des écoles secondaires au cours de la semaine du 19 au 24 mai.

"Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson." (Mt 9, 38)

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Notre retraite annuelle

Du bureau de notre Supérieur délégué, nous parvient le communiqué suivant:

 La retraite annuelle aura lieu à DUNGU du 20 au 26 juillet 2003.

 Le prédicateur en sera le père Honoré, missionnaire de la Consolata. Il a déjà oeuvré dans le diocèse DUNGU-DORUMA (1995-1997) à DORUMA. Il est un des pères désignés pour la paroisse de MBENGU.

Actuellement, il est préfet d’une école secondaire en évolution à BAYENGA dans le diocèse de WAMBA. Il devrait regagner son nouveau lieu d’affectation après la clôture de l’année scolaire en cours.

F. Pascal

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Absence du pilote,

M. Guy Gervais

Le 19 mai prochain, l’avion de ASF effectuera son dernier vol DUNGU-ARU avant le congé de son pilote, M. Guy Gervais. Ce dernier partira pour un séjour de repos d’une durée d’environ deux mois au Canada.

Repos bien mérité! On devine aisément qu’il n’est pas toujours facile d’opérer comme il le fait dans le climat politique actuel de la RDC.

Nous lui souhaitons un excellent congé avec sa famille!

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Bonnes vacances!

ASF interrompant son service à compter du 19 mai, force est de prévoir les déplacements en perspective... C’est ainsi que trois de nos confrères, qui doivent aller en congé cette année, profiterons du dernier vol du petit porteur pour se rendre à ARU. De là, ils passeront en Ouganda d’où ils gagneront le Canada.

Nous souhaitons d’heureuses vacances aux FF. Marcel Matte, Herman et Lucien. Puissent-ils profiter à plein de leur congé et nous revenir en pleine forme!

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Sourions

Quel tableau!!! L’exposition d’art moderne attire de nombreux visiteurs.

Parmi eux, une dame qui, après s’être arrêtée longuement devant un tableau, s’exclame:

- "Mais quelle horreur, ce tableau!"

- "Madame, intervient un gardien, ce n’est pas un tableau, c’est un miroir."

 

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O KATI YA BISO en bref V- 6

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er juin 2003

«Vous recevrez l’Esprit

de vérité.» (Jn 15, 26)

"L’Esprit du Seigneur reposera sur eux. Quelle promesse! Le repos de l’Esprit de Dieu sur une âme est ineffable. Qui pourra comprendre et raconter ces secrets de l’amour, ces mystères du ciel? Une âme bien-aimée de l’Esprit de Dieu! Une âme qu’il met sa joie à enrichir, à orner, sur laquelle il se repose! O ma pauvre âme, quand seras-tu baptisée dans l’Esprit Saint? Quand répandra-t-il sur toi ses lumières, sa paix, toutes les richesses de sa grâce? Quittons tout, allons à Jésus, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint."

Jean-Marie de La Mennais, Anthologie, p. 50

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De nouveau de la visite...

Le 15 avril dernier nous avions la joie de voir arriver de Bangadi les frères Herman Tanguay et Robert Bluteau. Le frère Herman nous arrivait quelques jours avant son départ en congé afin de pouvoir participer à la réunion du Conseil qui s’est déroulée les 16 et 17 mai.

Le frère Robert qui est venu pour étudier certaines questions ayant rapport à l’administration du CCB sera des nôtres jusqu’au 20, jour où il nous quittera sur l’heure du midi pour rentrer à Bangadi vers de 18 heures.

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Partira... partira pas...

Le 19 avril était bien la date fixée pour le départ de nos trois confrères, les frères Marcel, Herman et Lucien.

Pourtant, le matin du jour fixé on connaît quelques hésitations. Le frère Marcel fait nerveusement la navette entre la résidence et les bureaux d’ASF. Finalement, la décision est prise: pas de voyage sur Aru pour ce jour. Un peu d’agitation là-bas oblige à retarder le déplacement au moins d’une journée.

Le 20 au matin, le frère Marcel n’est pas moins fébrile que la veille, mais les nouvelles se font plus rassurantes. L’avion se rendra d’abord à ISIRO pour y chercher Monseigneur. Et, comme tout semble aller du côté de Aru, on pourra donc quitter aujourd’hui.

Aussi, vers 10 h 45, tous les passagers et le pilote sont déjà à bord de l’aéronef qui s’envole direction ARU. C’est le début d’un long voyage qui conduira chacun jusqu’au Canada.

À tous ces voyageurs nous souhaitons un congé heureux et reposant.

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Décès de la soeur Fidèle

Par l’intermédiaire des Soeurs Franciscaines, nous avons appris le décès de la soeur Fidèle Nieuwlands survenu dimanche, 18 juin, à Tilbourg, Pays-Bas.

Les citoyens de Dungu et tous les anciens missionnaires qui ont travaillé dans le diocèse se souviennent de celle que l’on appelait soeur Fidelis.

Elle avait été parmi les premières soeurs missionnaires Franciscaines arrivées au Congo, et y a travaillé pendant 30 ans auprès des malades et des nécessiteux.

Le 21 au soir il y eut une veillée de prières au convent St-François. Et le 22 au matin, une messe de Requiem, présidée par Monseigneur Domba, fut célébrée a la cathédrale de Dungu.

Soeur Fidelis sera certainement au nombre de ceux qui, réunis à la droite du Roi, s’entendront dire: «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé...» (Mt 25, 34)

Que toutes et chacune de ses consoeurs reçoivent ici nos sincères condoléances.

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Une occasion unique...

Le Frère Pascal devait se rendre à KISUBI pour des raisons administratives. Mais, en l’absence du petit porteur il n’est pas toujours facile de se rendre jusqu’à Aru, à la frontière de l’Ouganda.

Il a eu la chance de pouvoir profiter d’une occasion en or. L’avion de MSF (Médecins Sans Frontière) se trouvant à Dungu, il eut l’heureuse idée de s’informer si on ne pourrait pas lui faire une petite place sur leur voyage de retour.

Répondant aux conditions exigées, on l’accepta au nombre des passagers. C’est ainsi que, le 27 au matin, à 6 heures, il pouvait s’envoler et aller atterrir à ENTEBBE après une brève escale à Bunia.

Aura-t-il la même chance pour le retour? Nous en doutons un peu. Mais, nous sommes convaincus qu’il réussira à regagner Dungu le moment venu.

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Nos scolastiques d’Abidjan

Au CELAF d’Abidjan, que fréquentent nos scolastiques, la fin de l’année approche à grands pas. Et, malgré la tension créée par les examens, personne ne semble se dire triste de la fin des cours.

D’autant plus que, cette année, nos 5 scolastiques auront la chance de venir respirer l’air du pays. En principe, leur voyage est prévu pour les premiers jours de juillet. On ne peut prévoir la date exacte de leur arrivée à Dungu. En l’absence du petit porteur il faudra prévoir une autre formule pour les déplacements. Mais cela ne constitue pas, semble-t-il, un problème insurmontable.

Déjà nous leur souhaitons la plus fraternelle bienvenue. Nous serons très heureux de les accueillir à bras ouverts.

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Sourions

Calculatrice et comptes...

Après avoir arrêté un type de la mafia, la police contrôle ses pièces d’identité.

- Qu’est-ce que vous avez dans la valise?

- Une calculatrice de poche, répond-il.

- On veut voir. Ouvrez.

Un fusil automatique apparaît.

- Et ça? Vous appelez ça une calculatrice?

- Oui, c’est avec ça que je règle mes comptes!

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Comme la moisson a besoin

de chaque grain de blé,

L’humanité toute entière

a besoin de

TOI

 

O KATI YA BISO en bref IV- 7

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 juin 2003

Dieu seul EST LEUR DEVISE

«Il nous faut des esprits mûrs, capables d’une résolution, qui sachent prendre un parti, et qui, la droite voie une fois connue, ne s’en détournent pas parce qu’ils éprouvent un désagrément, ou parce qu’on leur donne d’imprudents conseils. Il nous faut des âmes fortes, qui soient au-dessus d’un dégoût , d’un obstacle, d’un péril, ou de leur propre faiblesse. Il nous faut des gens sensés qui ne se conduisent pas par caprice, mais par des règles de foi et qui ne commencent pas à bâtir pour laisser là l’édifice imparfait. Il nous faut, en un mot, des frères remplis de l’esprit de sacrifice, qui n’aient qu’une pensée et qu’un désir, le désir de gagner le ciel en se donnant à Dieu sans réserve et sans retour, en s’immolant chaque jour eux-mêmes pour sa gloire. Qu’on les place ici, qu’on les place ailleurs, peu leur importe; que le monde les applaudisse ou qu’il les blâme, peu leur importe; DIEU SEUL est leur devise!»

Jean-Marie de La Mennais, Anthologie, p. 32

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Une vie bien remplie

Il y a quelques jours, nous apprenions le décès du frère Lionel Trudel, à l’âge de 89 ans. Ce départ ne nous a pas surpris puisque notre confrère était déjà complètement retraité depuis 2000, suite à un ACV.

Les plus jeunes de notre Vice-province, qui n’ont pas eu la chance de connaître le frère Trudel, se demanderont sans doute pourquoi O KATI YA BISO lui accorde une attention spéciale.

C’est que ce confrère fut une personne providentielle dans le développement de notre mission du Congo. Aussi bien du temps où il était provincial à Dolbeau, que pendant tout le temps où il a travaillé à TSF, il fut, pour nous, l’homme de la situation en plusieurs occasions.

En plus d’être un religieux exemplaire, il était un homme exceptionnellement doué sur le plan humain. Homme d’une rare intelligence, encore tout jeune professeur, il a vite fait de faire sa marque comme professeur universitaire en sciences.

Le frère Trudel n’a jamais vécu dans le passé, mais bien tourné vers l’avenir. Dans les nombreux rapports que j’ai eu la chance d’avoir avec lui, jamais je ne l’ai entendu dire: "Dans notre temps... il y avait ceci, on faisait cela, on procédait de telle façon..."

Dès l’apparition de l’informatique, il n’a pas tardé à s’y mettre, comprenant que c’était l’ouverture sur l’avenir. Et, à cette occasion, je me rappelle qu’il m’écrivait: "Je me suis mis à l’étude de l’informatique. Ça me rajeunit de vingt ans".

Pas étonnant qu’on lui ait confié des postes importants: professeur universitaire, directeurs d’importantes et grandes écoles, provincial adjoint pendant six ans et, au total, provincial de sa province religieuse pendant 18 ans.

Il était du nombre de ces religieux-frères, humbles mais excessivement brillants, discrets mais d’une efficacité indiscutable, ne se faisant pas remarquer par une abondance de paroles mais bien par des actions qui marquent et qui ouvrent des chemins. En un mot, un grand homme vient de s’éteindre en la personne de ce religieux totalement donné à Dieu, à sa famille religieuse et à tous ses frères les hommes.

Un homme vient de s’éteindre, mais une lumière vient de s’allumer. Je ne doute pas que le frère Trudel, du haut du ciel, continuera à veiller sur nous et nous protégera d’une manière plus efficace que jamais.

Que son âme repose dans la gloire que le Seigneur a promise à ses fidèles ouvriers.

frère Maurice, i.c.

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Malgré tout!...

Malgré la guerre, malgré des routes qui sont devenues presqu’inexistantes et malgré les grandes difficultés du transport, le 2 juin nous recevions des colis partis du Canada depuis plus d’une année.

Toutes ces caisses et cartons avaient d’bord été acheminées sur Mahagi où elles ont attendu pendant des mois. Puis, une bonne âme a pu les acheminer sur LAIBO (non loin de ARU). Finalement, un transporteur a pu couvrir le reste du trajet jusqu’à DUNGU.

C’est ainsi que nous avons reçu plusieurs machines à écrire en excellent état. C’est là un matériel précieux qui servira à nos juvénistes désireux de faire l’apprentissage du clavier.

Mille fois merci! à toutes les personnes qui ont contribué au ramassage et à l’expédition de ces articles. Je voudrais dire notre gratitude à Secours-Missions et à ses nombreux bénévoles. Sans oublier TSF.

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Nouveaux baptisés à WANDO

Journée bien spéciale à Wando que ce mardi, 10 juin. De fait, il y avait célébration de l’Eucharistie à l’occasion de la réception du sacrement de Baptême par 4 élèves de l’institution.

Les confrères novices n’ont pas manqué d’assister à cette cérémonie qui voyait leurs 4 catéchumènes faire leur entrée dans l’Église.

Et comme la fin de l’année scolaire est proche, la fête fut suivie d’un... examen!

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Groupe électrogène, pompe

et problèmes...

Il n’y a pas tellement longtemps, O KATI YA BISO vous parlait de problèmes éprouvés avec notre groupe électrogène. Problèmes que l’on croyait bien réglés suite à un voyage rapide du frère Lucien à KAMPALA.

Eh bien non! Une semaine à peine avant son départ en congé, le frère Lucien s’est vu obligé, une fois de plus, de stopper le groupe électrogène. La pompe du moteur faisait de nouveau défaut. De passage à KAMPALA, en route pour le Canada, il a donc pris le temps de faire remettre la pompe en bon état et de nous l’expédier avant de poursuivre son voyage.

La pièce nous est bel et bien arrivée. Elle a été installée. Mais, visiblement, elle ne donne toujours pas satisfaction. Nous espérons que les mécaniciens parviendront à résoudre le problème qui se pose. Surtout que, au moment des examens de fin d’année, pour étudier le soir, le courant c’est précieux!

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C’est parti!

En ce 13 juin au matin, c’est parti! Le Sprint final est commencé. La session régulière des examens de fin d’année 2003 sera bientôt chose du passé! Tout sera terminé le 19 juin.

Tout sera terminé pour... la majorité. Car cette session sera suivie d’une première délibération, d’une session d’examens de repêchage, elle-même suivie d’une deuxième délibération.

L’année ne sera vraiment clôturée que le samedi, 5 juillet, par la proclamation.

Nous souhaitons à tous les élèves le plus grand des succès. Mais, soyons réalistes... Il y aura des pleurs et...

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Ha! les dents!..

Y a-t-il pire souffrance qu’une vraie bonne rage de dent? Le juvéniste WOTE pourra vous en dire quelque chose s’il finit par quitter l’hôpital...

Se faire enlever une dent, c’est impensable aussi longtemps que tout va bien. Mais quand le mal commence... on devient prêt à tout. Une dent qui souffre... WOTE se rend au dispensaire et la fait extraire. Mais voilà qu’un abcès se développe et il réalise que la dent déjà enlevée n’était pas la responsable du mal ressenti.

Mais, avec un abcès, pas d’extraction, et la souffrance devient insupportable. Encore plus douloureux, car les examens approchent à grands pas et... il souffre.

En tout état de cause, à l’hôpital, où il se présente pour nième fois, on décide d’enlever l’importune. Mais ça n’y change rien... le mal continue, la fièvre atteint les 40 degrés; si bien, qu’on décide d’hospitaliser notre homme.

Nous lui souhaitons de pouvoir nous revenir avant la fin des examens...

Ha, les dents! C’est très utile, mais parfois très dérangeant.

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Un merci bien spécial!

Avec la venue de la fin de l’année scolaire, je m’en voudrais de ne pas adresser un merci spécial, au nom des FIC, aux Abbés du petit séminaire.

Toute l’année, chaque matin, avec une assiduité et une régularité qui ne se sont pas démenties, ils sont venus nous célébrer l’Eucharistie. Qu’ils sachent que c’est un service très apprécié.

Nous tenons à leur dire toute notre reconnaissance.

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Sourions

Pas bête le perroquet...

Un juif avait un perroquet très intelligent, qui pouvait réciter le psaume 18 d’un bout à l’autre. Il décida de l’emmener à la synagogue, pour gagner quelques sous. Après l’office, il attira l’attention d’une vingtaine de curieux:

- Ce perroquet peut réciter tout le psaume 18.

- Bof, réagirent les gens, pour qui nous prenez-vous?

- Eh bien! On va parier.

Tous acceptèrent de jouer deux cents francs contre vingt.

- Commence ta prière! dit le juif à son perroquet.

Mais le perroquet refusa d’ouvrir le bec. Il eut beau répéter son ordre, rien à faire. Le perroquet resta muet. Le propriétaire dut payer une petit fortune.

de retour à la maison, furieux, il voulait étrangler son perroquet.

- Attends, lui dit ce dernier, tu verras combien de gens vont vouloir parier la semaine prochaine!

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O KATI YA BISO en bref IV- 8

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 1er juillet 2003

Retraite principe de salut

«Quand M. Deshayes et moi nous fîmes votre règle, nous ne fondâmes l’espoir de votre persévérance que sur celui de vous voir, tous les ans, vous réunir pour assister à ces saints exercices (de la retraite); nous nous demandions: mais comment un frère isolé au fond d’une campagne, privé de relations habituelles avec ses supérieurs, ne voyant que de temps en temps ses autres frères se soutiendra-t-il?

Et nous répondions: il viendra à la retraite.

Et ceux qui exercent dans les villes, quoiqu’ordinairement ils soient plusieurs ensemble, ne sont-ils pas exposés à des tentations plus dangereuses, à des périls plus grands? Comment s’en préserveront-ils?

Et nous répondions: ils viendront à la retraite.

Ainsi nous considérions la retraite comme le principe de vie et de salut de la congrégation entière et de chacun de ses membres.»

Jean-Marie de la Mennais, Anthologie, p. 144

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Rappel

Notre retraite

à DUNGU

du 20 au 26 juillet.

 

Sortie de l’hôpital

Enfin, à peu près guéri de son mal de dent, la joue revenue à sa grosseur normale, notre juvéniste WOTE, est sorti de l’hôpital le 18 juin. Tout juste à temps pour passer le dernier examen de la session régulière, question d’y prendre goût... Il lui a fallu compléter les épreuves au cours de la session de repêchage. Souhaitons que la pêche aura été bonne!

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Visite de la Soeur Céline

La soeur Céline n’est plus une inconnue pour les gens de Dungu. On se rappellera qu’elle appartient à la congrégation des Filles de la Providence de St-Brieuc, communauté fondée par le Père de La Mennais.

Depuis déjà quelques années, elle travaille pour OXFAM Québec dont la base en RDC est située à ARU. Comme elle a une responsabilité auprès des réfugiés soudanais de notre diocèse, c’est ce qui nous vaut sa visite de temps en temps.

C’est dans le cadre de son travail qu’elle nous arrivait le 14 juin dernier. Dès le 16 elle quittait pour DORUMA pour nous revenir le 20. Elle devait demeurer avec nous jusqu’au 25, date de son départ pour ARU.

Il nous fait toujours plaisir de l’accueillir chez nous. Qu’elle sache qu’elle est toujours la bienvenue chez les FIC.

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Enfin de retour!

On se souviendra que le frère Pascal avait quitté DUNGU pour KISUBI le 27 mai, profitant d’une occasion unique avec Médecin Sans Frontières (MSF).

Le but de ses démarches étant atteint là-bas, il s’agissait de trouver un moyen pour revenir à DUNGU. Pas facile en l’absence du petit porteur de ASF!

Après avoir envisagé plusieurs scénarios, il avait opté pour le trajet suivant: Entebbe-Beni-Isiro, quitte à faire la distance ISIRO-DUNGU en moto. Mais voilà, la chance et la Providence aidant, la veille de son départ il apprend qu’il pourra rentrer à DUNGU sur un avion nolisé par MSF dimanche le 22 juin.

C’est ainsi que, à la date dite, et à la grande joie de ses confrères du noviciat, il se posait sur la plaine de ASF vers 11 h 15.

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Clôture de l’année à la propédeutique

C’est un peu partout, dans le monde scolaire et de la formation, que l’on voit arriver la fin des activités. Lundi, le 23 juin, en fin d’après-midi, une célébration eucharistique soulignait la clôture de l’année de propédeutique au Petit Séminaire Notre-Dame-de-Lourdes.

La messe fut suivie d’agapes fraternelles, et la proclamation eut lieu au cours de la veillée qui s’est poursuivie tard en soirée.

Nous tenons à remercier l’équipe du petit séminaire pour son dévouement auprès des propédeutes. Les cours ne regroupent pas que les petits séminaristes mais aussi les postulants des pères Augustins et des F.I.C.

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Un premier départ

Tout ce qui concerne les examens de fin de l’année à Wando est bien terminé. Aussi, même si la proclamation n’a pas encore eu lieu, les jeunes de BANGADI, petits séminaristes et juvénistes ont profité du l’occasion du Camion du CCB qui retournait à sa base pour rejoindre leur famille.

Le 28 juin au matin, c’était donc le départ d’un premier groupe pour les grandes vacances.

Un grand merci aux confrères de BANGADI qui ont accepté de retarder de deux jours le départ du camion afin de favoriser ainsi le voyage de nos jeunes en formation!

Il est à noter que notre finaliste propédeute, KAHAMBWA Pierre, était du voyage. Il se rend à Bangadi pour y prêter main forte à nos confrères sur place. Nous lui souhaitons un bon travail et un bon apostolat au CCB!

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Arrivera... arrivera pas...?

Depuis le 24 dernier, le frère LODJA Samson est arrivé à KISUBI. Il a quitté Abidjan la veille. En principe, il devait continuer son voyage sur DUNGU dès le 26. Mais... l’occasion prévue n’a pas fonctionné. Il est donc toujours à KISUBI, patientant calmement ou rongeant son frein? On ne sait trop...

D’aucun ose soupçonner qu’il aurait une intention derrière la tête: celle de faire une quatrième année de scolasticat... mais en langue anglaise, cette fois. Décidément, il y a quelques malins qui prêtent facilement des intentions... pour le moins saugrenues... Qui ça peut bien être? Ne serait-ce pas le rédacteur de O KATI YA BISO? Qui sait? Tout est possible...

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons à notre confrère de pouvoir nous rejoindre la plus tôt possible. Nous avons tous hâte de le revoir et lui souhaitons déjà la bienvenue.

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Sourions

Cupidité

Pour s’amuser de la cupidité de ses héritiers éventuels, un milliardaire fit remplir sa piscine de serpents venimeux avant de donner une gigantesque soirée. Il rassembla ses invités en leur disant:

- «À celui qui est assez brave pour plonger dans cette piscine, je donnerai au choix: 1 000 hectares de mes champs de pétrole, 10 000 têtes de bétail, ou la main de ma fille.»

Il n’avait pas aussitôt prononcé ces mots qu’un jeune homme sauta à l’eau, traversa la piscine et se hissa sur le bord, essoufflé mais sain et sauf.

- «Félicitations, mon ami! dit son hôte. Voulez-vous mes champs de pétrole?»

- «Non!»

- «Alors les 10 000 têtes de bétail?»

- «Non!»

- «Dans ce cas, il vous reste la main de ma fille.»

- «Je n’en veux pas non plus.»

- «Mais, alors, que voulez-vous?»

- «Ce que je veux, c’est connaître le nom de celui qui m’a poussé dans la piscine.» !!!

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C'EST L'HISTOIRE DE DEUX AMIS QUI MARCHAIENT DANS LE DÉSERT.

À un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais, sans rien dire, écrivit dans le sable:

«AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE.»

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis dans lequel ils décidèrent de se baigner.

Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre:

«AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A SAUVÉ LA VIE.»

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda:

"Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi?"

L'autre ami répondit: "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable,

où les vents du pardon peuvent l'effacer".

Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre,

où aucun vent ne peut l'effacer.

APPRENDS À ÉCRIRE

TES BLESSURES DANS LE SABLE

ET À GRAVER

TES JOIES DANS LA PIERRE.

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O KATI YA BISO en bref IV- 9

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 juillet 2003

Le silence pour trouver Dieu

«Sans doute ce serait un excès condamnable que de craindre d’ouvrir la bouche, et il faut parler avec liberté, avec assurance, sans le moindre scrupule, quand la charité l’exige; mais il faut aimer aussi à se réserver quelques instants d’entretien avec Dieu seul, pour reposer notre âme, la rafraîchir, la fortifier; et, bien loin de nous plaindre de ce qu’on nous interdit toute espèce de conversation pendant quelques instants de la journée, nous devons nous estimer heureux d’être alors déchargés de l’obligation de nous occuper des créatures et de nous entretenir avec elles, et de quitter le bruit et les empressements du monde pour nous trouver seuls avec Dieu.

Qui de vous ne sait pas par sa propre expérience qu’il est presque impossible de prier, c’est-à-dire de parler à Dieu, après avoir beaucoup parlé aux hommes? Qui de vous, à la suite d’une conversation vaine trop longtemps prolongée, ne s’est pas reproché mille paroles indiscrètes et coupables, qui lui sont échappées, pour ainsi dire, sans qu’il s’en aperçut, et n’a pas éprouvé je ne sais quelle fatigue, quel affaiblissement d’esprit, qui l’empêchait de s’appliquer, comme il aurait dû le faire, je ne dis pas seulement à la méditation des choses saintes, mais à des études sérieuses?»

Jean-Marie de la Mennais,

à des élèves congréganistes,

Anthologie, p. 140

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Clôture de l’année scolaire

À l’Institut WANDO on a officiellement clôturé l’année scolaire 2002-2003 le 3 juillet.

La cérémonie officielle a débuté par une messe présidée par M. l’abbé François, directeur du Petit Séminaire et aumônier de l’école.

Cette célébration fut suivie des discours traditionnels et de la proclamation proprement dite des résultats de chaque étudiant. Si un certain nombre d’entre eux sont repartis avec la tristesse et la déception au coeur, il faut bien dire que la grande majorité ont vu leurs efforts récompensés par des résultats répondant aux exigences de l’institution.

On se rappellera que cette année scolaire, qui s’est terminée dans la tranquillité, avait débuté avec quelques semaines de retard et dans une grande insécurité. Plusieurs des élèves ont dû sortir de la brousse pour se risquer à gagner l’Institut Wando. D’abord peu nombreux. Puis, peu à peu, les effectifs ont grossi et l’école a pu prendre sa vitesse de croisière.

Nous devons des félicitations et des remerciements à toute l’équipe de direction, préfet en tête, qui a eu le courage d’aller de l’avant dans ces circonstances peu rassurantes.

Merci et félicitations aussi aux corps professoral qui n’a pas hésité à répondre à l’appel et a également fait preuve de courage et de détermination jusqu’à la clôture de cette année.

Félicitations encore à tous les élèves qui, malgré une situation précaire dans bien des cas, ont voulu profiter au maximum du dévouement de leurs professeurs.

Et comment ne pas rendre grâce au Seigneur à la fin d’une année qui, commencée dans l’insécurité la plus grande, s’est déroulée et s’est terminée dans la tranquillité!

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Un merci spécial

Depuis la fin de février, le corps professoral de WANDO s’était enrichi d’un nouveau professeur en la personne de l’abbé Méthode. Vicaire à TADU, diocèse d’Isiro, il avait accepté, à la demande du frère Aniuwe, de venir enseigner le latin à nos élèves de la section littéraire. Sa compétence et sa longue expérience dans le domaine n’ont pas manqué d’impressionner les étudiants qui ont voulu en profiter au maximum.

C’est pourquoi nous disons un merci bien spécial et reconnaissant à M. l’abbé Méthode pour son dévouement et sa disponibilité. Merci aussi à ses confrères de l’équipe paroissiale qui ont bien voulu le laisser venir chez nous.

Mais, toute bonne chose a une fin! L’année scolaire étant clôturée le 3, l’abbé était pressé de regagner son poste à TADU. Aussi, dès le 4, le frère Kumbonyeki, à moto, allait le reconduire chez lui.

S’il nous était permis de formuler un souhait ce serait de voir l’abbé Méthode nous revenir l’année prochaine pour le plus grand bien de nos latinistes en herbe. Il nous est toujours permis d’espérer...

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Ils sont arrivés...

Pratiquement, nous les attendions presqu’une semaine plus tôt. Mais, par les temps que nous vivons, il nous faut être prêts à nous adapter aux circonstances.

C’est donc le 8 juillet, vers 10 heures, que nous arrivaient les 5 confrères qui étudient à Abidjan. Sans doute un peu en retard sur la date prévue, mais chanceux tout de même car ils ont pu faire le vol directement ENTEBBE-DUNGU sur un petit porteur de MAF.

Des cinq qui nous sont arrivés, l’un, le frère LODJA Samson, demeurera parmi nous. En effet, il a terminé brillamment (c’est ce que l’on m’a écrit) ses études au CELAF d’Abidjan. Sans savoir encore quelle sera son affectation, nous lui souhaitons un fructueux apostolat là où l’obéissance l’enverra.

Quant aux quatre autres, après avoir passé leurs vacances au Congo, en ayant profité pour visiter leurs familles, ils iront continuer leurs études en Côte d’Ivoire, tout en continuant de nous faire honneur, nous n’en doutons pas.

À chacun nous souhaitons un séjour heureux et reposant avec beaucoup de joie au milieu des leurs: confrères et membres de famille.

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Condoléances

Le 10 juillet dernier, par phonie, le frère DRAKPA Pierre apprenait la mort de son père. Le décès remontait déjà à un mois. Mais, le climat qui règne dans la région de Bunia et la difficulté des communications expliquent le retard dans la transmission de la nouvelle.

Nous tenons à offrir toutes nos condoléances à notre confrère ainsi qu’à sa famille. Qu’il soit assuré du secours de nos prières à l’occasion de cette épreuve.

Nous ne doutons pas que le Seigneur a déjà reçu près de Lui le Papa du frère Drakpa, ce qui lui permet de veiller de plus près sur tous les siens.

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Sourions

Le verdict

L’accusé qui passait en jugement risquait la prison à perpétuité.

Son avocat décida de corrompre un des jurés et, en échange d’une bonne somme d’argent, lui demanda de tâcher d’influencer les autres membres du jury et de les amener à retenir un chef d’accusation beaucoup moins lourd.

Après plusieurs heures de délibérations, le jury rendit son verdict: 10 ans d’emprisonnement maximum.

La séance levée, l’avocat se rend auprès du juré:

- «Vous m’avez causé bien du souci. Le jury a délibéré si longtemps que j’ai eu peur de vous voir rater notre affaire».

- «Moi aussi je m’inquiétais, répondit le juré, tous les autres voulaient l’acquitter». !!!

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Histoire de Sagesse ....

 

Un jour, une femme sort de sa maison et voit 3 vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle.

Elle ne les reconnaît pas. Elle leur dit:

- «Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim, s'il vous plaît entrez et je vous donnerai quelque chose à manger.»

- «Est_ce que les enfants de la maison sont là?» ont_ils demandé.

- «Non, ils sont sortis,» leur répondit_elle.

- «Alors nous ne pouvons pas entrer», ont_ils répondu.

En fin d'après_midi lorsque les enfants reviennent de l'école, la femme raconte aux gamins son aventure avec les 3 hommes.

-«Va leur dire que nous sommes à la maison et invite_les à entrer!» Dirent_ils à leur mère. La femme sort et invite les hommes à entrer.

- «Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison,» ont_ils répondu.

Un des vieillards explique:

- «Son nom est "Richesse", dit_il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre, lui c'est "Succès" et moi je suis "Amour".» Il a alors ajouté, «Retourne à la maison et discute avec ta famille pour savoir lequel d'entre nous vous voulez dans votre maison.»

La femme retourne à la maison et rapporte à sa famille ce qui avait été dit.

- «Comme c'est étrange! s'exclament les enfants. Puisque c'est le cas, nous allons inviter "Richesse"!»

La mère n'était pas d'accord. «Pourquoi n'inviterions_nous pas "Succès"? Votre père en aurait bien besoin dans ses affaires...»

La plus petite, Raffie, qui suçait encore son pouce, s'exprima à son tour:

- «Veux mamours, veux mamours...» Les parents fondirent devant tant de câlinerie enfantine et la mère sortit inviter "Amour" à entrer... "Amour" se lève et commença à marcher vers la maison.

Les 2 autres se lèvent aussi et le suivent.

Etonnée, la femme demande à "Richesse" et "Succès": «J'ai invité seulement "Amour". Pourquoi venez_vous aussi ?»

Les vieillards lui répondirent ensemble :

«Si vous aviez invité "Richesse" ou "Succès" les deux autres d'entre nous serions restés dehors, mais puisque vous avez invité "Amour", partout où il va, nous allons avec lui, puisque partout où il y a de l'Amour, il y a aussi de la Richesse et du Succès.» !!!

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O KATI YA BISO en bref IV- 11

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Central 15 novembre 2003

Réflexion sur la mort

"Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir", dit une chanson naguère populaire. Au contraire, le P. de La Mennais pense constamment à la mort; il en tire des leçons de conversion, de détachement, de désinstallation.

«L’homme existe où il n’est pas; le passé n’est rien pour lui; le présent encore moins; il ne vit que dans l’avenir: ses projets, ses désirs, ses craintes, ses espérances l’élancent dans l’éternité: sa pensée devance le temps qui pourtant marche assez vite, et quand la mort vient, chacun la prie d’attendre un instant pour qu’on puisse avec le notaire arranger son enterrement, sa succession, tout ce qui se fera dans notre maison lorsque nous serons dans le cimetière. On sait bien que lorsqu’on n’est plus sur la terre, on en peut plus parler, mais on fait écrire ses volontés, afin qu’elles demeurent vivantes et qu’elles soient en quelque sorte, comme une voix qui sorte du tombeau où les héritiers croient ne renfermer qu’un cadavre. Ceci est une preuve bien frappante de l’immortalité.

Voyez l’animal, il n’attend rien, il n’y a pour lui que le présent; il ne sent que ce qui le touche au moment même. Sa vie est une mort prolongée. Son existence se compose d’instants qui se succèdent, mais qui ne sont liés ni par le souvenir, ni par la prévoyance. On ne peut pas dire qu’il a vécu dix ans, mais qu’il a mis dix ans à mourir. C’est l’aiguille d’une montre qui s’arrête quand le ressort est détendu et qui ne s’aperçoit point de son repos parce qu’elle ne savait pas qu’elle marchait.»

Jean-Marie de la Mennais, Anthologie, p. 95.

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Saint Noël COMBONI

Le 5 octobre dernier, à Rome, le pape Jean-Paul II présidait à la canonisation de monseigneur Noël Comboni, fondateur des congrégations comboniennes, religieux et religieuses.

Il va sans dire que, en ce même jour, c’était grande fête à l’église de DUNGU-BAMOKANDI puisque cette paroisse est dirigée par les pères Comboniens.

C’est dimanche, le 19 octobre, que l’événement fut souligné à la cathédrale de DUNGU. La journée débuta par une messe solennelle présidée par son Excellence monseigneur Domba. Cette Eucharistie fut suivie de jeux et d’agapes fraternelles. Et, en fin d’après-midi, eut lieu le dernier match de foot du tournoi Comboni. Ce match, qui opposait l’institut Tata Kossa à l’institut Wando, fut remporté par ce dernier.

Noël Comboni est né à Limone, Italie, le 15 mars 1831. Il a été ordonné prêtre à l’âge de 24 ans et est arrivé au Soudan en 1858.

Pour l’assister dans son travail d’évangélisation il fonde les deux instituts missionnaires Comboniens: les Religieux (Pères et Frères), et les Religieuses.

Premier évêque du Soudan, monseigneur Daniel Comboni meurt à Khartoum le 10 octobre 1881.

À l’occasion de sa canonisation, nous tenons à dire toutes nos félicitations aux deux familles Comboniennes, et nous les assurons que nous partageons leur joie bien légitime.

Puisse saint Daniel Comboni jeter un regard compatissant sur notre pays et se faire notre intercesseur auprès du Père pour une paix juste et durable.

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Retour du F. Étienne Mbolifuhe

Après avoir passé un an à Rome où il a participé à l’année de rénovation, et avoir vécu deux ans à Angers, en France, où il a poursuivi des études, le frère Étienne nous revenait le 20 octobre dernier.

Il y avait de nombreux parents, confrères et amis à la piste de ASF pour lui souhaiter la bienvenue. Il semblait en pleine forme et pas du tout mécontent de se retrouver dans son milieu d’origine détenteur du diplôme convoité.

Frère Étienne, nous sommes heureux de te voir de retour parmi nous. Nous tenons à te féliciter pour la persévérance et la ténacité dont tu as fait preuve au cours de ces deux années d’études. Nous sommes fiers de toi.

N’est-ce pas l’occasion pour dire un merci bien spécial à tous ceux qui ont facilité son séjour à Angers, spécialement le frère Yannick Houssay, provincial de France.

Pour le moment, le frère Étienne prend quelque temps pour visiter les membres de sa famille dont il a été éloigné pendant trois ans. Puis, il regagnera le CCB de Bangadi pour y effectuer le travail qu’on attend de lui.

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Encore la génératrice

O KATI YA BISO a déjà parlé à quelques reprises des problèmes que présentait le moteur actionnant notre génératrice. Les solutions entrevues avec espoir ainsi que les réparations effectuées n’ont pas donné les résultats attendus. Il était urgent de penser à une autre solution, même pour l’immédiat.

C’est ainsi que, après une entente avec le BDD (Bureau de Développement), le frère Lucien entreprit les démarches, avec les mécaniciens, pour voir s’il ne serait pas possible d’accoupler notre génératrice à un moteur, propriété du BDD, dont la génératrice était hors de service.

Les conclusions étant positives, on se mit donc au travail. Bien sûr, quelques adaptations étaient nécessaires; mais pas suffisamment imposantes pour décourager les mécaniciens. Aussi, après plus ou moins trois jours de travail, le 25 octobre vers 15 heures, on pouvait démarrer le moteur et actionner l’interrupteur pour transmettre le courant sur les diverses lignes desservies. Le bon fonctionnement fit naître un large sourire de contentement sur le visage des artisans de ce succès.

Il restait quelques ajustements à effectuer pour un rendement sans risque. Tout fut fait sans trop de problèmes. Nous sommes donc assurés "d’être au courant" en attendant une solution plus définitive.

Merci à tous ceux qui n’ont pas ménagé leur peine pour assurer ce succès!

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Absence du F. Pascal

Le 25 octobre dernier le frère Pascal s’envolait pour Isiro. Mais ce n’était que le début d’un long voyage qui devait le conduire jusqu’à Kinshasa.

Il s’y rendait surtout dans le but d’assister à la réunion de L’ASUMA (Association des Supérieurs Majeurs) qui a eu lieu au cours de la semaine du 3 au 8 novembre. Toutefois, il devait profiter de son passage dans la capitale pour régler d’autres questions. Également pour y rencontrer le frère ANIUWE dont l’état de santé, s’il n’est pas encore parfait, nous permet de mettre de côté toute inquiétude excessive.

En principe, si tout se déroule comme prévu, le frère Pascal devrait être de retour parmi nous au début de la semaine prochaine.

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Résultats des EXÉTATS

Chaque année, l’attente de la publication des réslutats des EXÉTATS (Examens d’État) constitue un suspense pour tous les candidats et leurs professeurs. Et la tension ne tombe vraiment que lorsque tous les points sont connus.

Jusqu’ici, des résultats de Wando, ceux de la section philo-latin et de bio-chimie nous sont connus. Et cette nouvelle n’a fait que des heureux ou presque. En effet, la section philo-latin a réussi à 100%, alors qu’en section bio-chimie 10 candidats sur 11 ont obtenu le succès.

Il est inutile d’essayer de décrire l’explosion de joie qui a suivi l’annonce d’un tel succès.

Sincères félicitations à tous ces nouveaux lauréats et à leurs professeurs. Nous souhaitons vivement que les résultats de la section pédagogique soient aussi consolants que ceux que nous connaissons déjà.

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Passage du F. UZELE

Le 4 novembre dernier, nous avions le plaisir de voir arriver à Dungu le frère UZELE, directeur du CCB de Bangadi.

Ce n’était qu’un arrêt en passant... En fait, il était en route pour l’Ouganda afin d’y effectuer quelques courses. Et il reviendra en faisant un petit détour par MAHAGI afin de saluer sa famille.

Nous lui souhaitons donc un heureux voyage, et que toutes ses démarches soient couronnées de succès.

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Au tour du F. Lucien de voyager

Plus haut, il a été question de moteur et de génératrice. Une solution provisoire a été trouvée mais il faut penser à longue échéance et au futur.

Grâce à l’aide de TSF et du Conseil de la Province, nous pourrons faire l’acquisition d’un autre groupe pour remplacer celui qui nous a laissé tomber...

C’est donc en vue d’étudier les diverses possibilités, et de conclure un achat, le cas échéant, que le 8 novembre le frère Lucien accompagnait le frère UZELE jusqu’en Ouganda. Mais lui, ne se limitera pas à KISUBI, il devrait poursuivre jusqu’à KINSHASA.

À lui aussi nous souhaitons un excellent voyage, et nous espérons que ses démarches porteront leur fruit...

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Wando: quelques statistiques

Comme par le passé, il ne manque pas de monde à l’Institut Wando. Les chiffres qui suivent vous permettront d’en juger par vous-mêmes.

Nombre de professeurs: 38

Nombre de classes: 19

Nombre total des élèves: 570

en classes de 1 et 2: 257

en classes de 3, 4, 5 et 6: 313

Élèves par section:

Littéraire: 74

Scientifique: 106

Pédagogique: 133

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Frère Kumbonyeki

Le frère Kumbonyeki Dieudonné, qui réside chez nos Frères de Kisubi, a bien commencé ses cours d’anglais et tout laisse croire que les choses se déroulent bien et normalement.

Selon les nouvelles que l’on reçoit, l’adaptation à son nouveau milieu n’a pas été trop difficile.

Tout comme le frère Jean-Népo, le frère Kumbonyeki est pour nous, là-bas, un précieux intermédiaire quand nous avons besoin. Il n’hésite jamais à faire la course nécessaire pour nous rendre service.

Grand merci pour tous les services rendus! Nous te souhaitons tout le succès possible dans les études entreprises.

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Toujours sourire

Par téléphone, la famille du défunt dicte aux responsables de l’enterrement ce qu’ils doivent écrire sur la couronne mortuaire qu’on placera sur le cercueil: «Repose en paix!»

Quelques minutes plus tard ils appellent de nouveau:

- «Nous aimerions ajouter après "repose en paix" les mots suivants: "auprès de l’Éternel" s’il y a encore de la place, naturellement.»

À l’enterrement tout le monde put lire sur la couronne:

- «Repose en paix auprès de l’Éternel, s’il y a encore de la place, naturellement!»

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O KATI YA BISO en bref V-1

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 janvier 2004

L’ÉDUCATION RELIGIEUSE

C'est par l'éducation qu'un peuple est ce qu'il est, lui et non pas un autre. Nul changement profond ne saurait s'opérer dans les idées, les institutions, les lois, à moins que l'éducation ne subisse un changement de même nature. [...]

Disons-le donc encore, on ne le saura jamais assez: tout sort de l'éducation.

Mais quand nous disons éducation, on entend bien que nous sommes loin de la pensée de ceux qui croient avoir tout fait pour l'enfant, quand ils l'ont initié au calcul, aux arts, aux langues, aux sciences naturelles; et quand ils lui ont donné le moyen de satisfaire aux besoins du corps; comme s'il suffisait d'éclairer l'esprit, de pourvoir aux besoins physiques de l'homme, et qu'il ne fallût pas former son cœur à des habitudes de vertu, et lui apprendre d'où il vient, où il doit tendre et comment il y peut arriver. Qui ne voit en effet qu'au milieu des connaissances les plus étendues et les plus variées, le cœur peut conserver toutes ses faiblesses et donner dans les plus déplorables écarts; que ce n'est pas assez de fortifier l'intelligence, si l'on ne fortifie la volonté, si l'on ne prémunit la jeunesse contre les assauts des passions?

Jean-Marie de la Mennais, Anthologie, p. 294

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Bienvenue au Frère Robert Smyth

provincial adjoint

Dans la deuxième quinzaine de janvier nous aurons la joie d’accueillir le Frère Robert Smyth, provincial adjoint de la province canadienne. Nous tenons à lui souhaiter la plus fraternelle bienvenue parmi nous.

Si le Congo est un pays tout nouveau pour lui, il faut dire que le continent africain ne l’est pas. En effet, le frère Robert a déjà oeuvré pendant de nombreuses années aux Seychelles soit de 1969 à 1998.

C’est après avoir visité nos confrères scolastiques à Abidjan, puis nos frères qui travaillent au Rwanda qu’il nous arrivera vers la fin du mois de janvier.

Tous, nous serons très heureux d’accueillir le frère Robert. Nous espérons qu’il aura autant de joie à vivre parmi nous que nous-mêmes en aurons à le recevoir. Nous lui souhaitons un heureux séjour au Congo et que sa visite porte des fruits durables.

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Enfin, des résultats!

Vers le 2 décembre dernier, nous avons, enfin, quelques échos des résultats de nos candidats en pédagogie aux examens d’État. Mais, dans ce premier temps, les choses ne semblent pas très claires. Tout se précisera dans les jours qui suivirent. Et nous apprenons que sur les 42 candidats inscrits sur la liste de l’Institut WANDO, 25 ont décroché leur diplôme. Pour dire vrai, on s’attendait à mieux. Mais, on n’y peut rien.

Quelques chiffres sur ces résultats, concernant d’autres institutions, pourront intéresser les lecteurs:

L’Institut d’AMADI: 6 réussites sur 7.

L’Institut BAKENGAIE, POKO: 13/33.

L’Institut BAMOKANDI: 23/24.

L’Institut NDOLOMO, DORUMA: 19/22.

L’Institut ANOALITE, NIANGARA: 3/9.

L’Institut TATA SUKE, NDEDU: 6/6.

L’Institut d’ISIRO: 52/56.

L’Institut KIZITO: 39/43

Nous tenons à féliciter tous les nouveaux lauréats et tous nos voeux accompagnent déjà les candidats de "l’édition" 2003-2004!

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Décès de l’Abbé Jean-Pierre

SUNGUDIKPIO

"L’abbé Jean-Pierre SUNGUDIKPIO MBULA SUNIDE est décédé en Italie le 29 décembre."

Cette nouvelle, tout à fait imprévue, a eu l’effet d’une bombe dans la population de DUNGU.

Est-il besoin de dire qu’à la suite d’une telle annonce, les questions se firent nombreuses: accident? maladie? mort subite? Autant de points d’interrogation qui, dans l’immédiat, demeuraient sans réponse.

Ce n’est que par la suite que nous apprendrons la cause du décès: une hémorragie cérébrale.

Dès que la chose fut possible, Monseigneur Domba donna l’autorisation permettant le rapatriement de la dépouille mortelle.

Étant donné que l’on tenait à rendre un dernier hommage à l’abbé Jean-Pierre dans la paroisse de Grosseto, Italie, où il faisait du ministère et où il est décédé, étant donné aussi les longues formalités qu’exige le rapatriement d’une personne décédée, ce n’est que le 8 janvier que le cercueil renfermant la dépouille mortelle de l’abbé put arriver à ISIRO d’où elle devait être aussitôt transportée à Dungu.

Aussi, dès le 8 au soir, une veillée de deuil était organisée à la cathédrale de Dungu à compter de 20 heures. On espérait l’arrivée du corps au cours de la nuit. Toutefois, l’avion en provenance de KINSHASA ayant accusé un retard, ce n’est que vers 10 heures, le 9 avant-midi, que la voiture transportant le cercueil arriva à la cathédrale.

Qu’à cela ne tienne, toute la nuit les groupes de fidèles se sont succédé et ont prié pour le repos de l’âme du défunt.

À cause du retard intervenu, la messe de funérailles, d’abord prévue pour 10 heures, fut reportée à 15 heures de l’après-midi. Présidée par son Excellence Monseigneur Domba, assisté de nombreux concélébrants, la messe fut solennelle et recueillie.

À la fin de l’Eucharistie, quelques personnes qui avaient mieux connu l’abbé Jean-Pierre SUNGUDIKPIO furent appelées à donner leur témoignage.

Puis, la dépouille fut conduite à son dernier repos. Elle fut ensevelie tout près de la cathédrale où reposent déjà les pères Luc et Nicolas, ainsi que des abbés KOSSA et ZANGABAY.

On se souviendra que l’abbé SUNGUDIKPIO avait été administrateur du diocèse de Dungu avant le sacre de monseigneur DOMBA en 1994. Puis, il avait été recteur du grand séminaire de KISANGANI pendant 6 ans. Au moment de son décès il terminait un stage d’études à Rome en même temps qu’il allait faire du ministère à Grosseto.

O KATI YA BISO tient à offrir ses plus sincères condoléances à son Excellence monseigneur et à tous les abbés du diocèse. Il veut dire, aussi, toute sa sympathie à chacun des membres de la famille éprouvée, spécialement à la Maman de l’abbé Jean-Pierre.

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Une visite agréable

Les funérailles de l’abbé Sungugikpio furent l’occasion d’une visite agréable des frères Herman et Étienne.

Arrivés le 8, veille des funérailles, ils ne repartiront pas en même temps. Nous aurions bien aimé garder ces deux confrères quelques jours supplémentaires... mais, dès le 11, le frère Étienne se remettait en route pour rentrer au CCB.

Quant au frère Herman, nous avons joui de sa présence quelques jours de plus puisqu’il devait rentrer à Bangadi avec le camion du CCB qui est venu à Dungu pour prendre les catéchistes qui passeront les prochains mois au Centre Catéchétique.

Nous remercions ces deux confrères de leur agréable visite. C’est toujours un plaisir de les accueillir.

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Le Centre de Bangadi

rouvre ses portes

Après quelques mois de repos, le Centre Catéchétique de Bangadi rouvrira ses portes le 15 janvier prochain.

Pour cette prochaine session 12 familles de catéchistes y seront regroupées. Plusieurs paroisses du diocèse y seront représentées: Bamokandi, Ngilima, Amadi et Doruma.

Nous souhaitons à chacun des participants, sous la direction du frère UZELE et de son équipe, une session des plus profitable et fructueuse.

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Nouvelles de Gisenyi-Nyundo

Le frère Médéric (Roch) Boutin est un personnage bien connu de tous ceux qui côtoient les FIC au Congo.

Ses nombreux talents le font désirer partout où le besoin d’un homme aux mains habiles se fait sentir. Il est aussi bien connu au Rwanda, et on n’a pas manqué de réclamer ses services pour restaurer les bâtiments du noviciat de Nyundo. Ces derniers ont été sérieusement endommagés lors des événements survenus en 1994 au Rwanda. Et, depuis, petit à petit, les actes de vandalisme et les vols se poursuivaient.

Pour mettre fin à tout cela une sérieuse restauration des lieux s’imposait. D’autant plus que, le travail de la formation ayant redémarré depuis le retour de nos confrères au Rwanda, ces locaux s’avéreront bientôt d’une précieuse utilité.

Au Rwanda depuis le 26 septembre, le frère Médéric est devenu le maître d’oeuvre de ces gros travaux de rénovation. Pour vous donner une idée de l’importance du travail à faire, je vous cite ce que lui-même écrivait le 30 novembre dernier:

«Où en suis-je? Voilà! On sait que les sept bâtiments qui formaient le secteur noviciat et home des aspirants ont été endommagés et pillés. Ce qui n’a pu être emporté a été cassé. Choses emportées: les 71 portes en fer, les 12 portes en bois du home et de son annexe, les portes et les séparations des 12 douches et toilettes servant aux novices, tout le mobilier, tout le système électrique depuis les compteurs jusqu’à la moindre prise de courant, sans oublier les fils dans les murs et les câbles sous terre; tout le système hydraulique: lavabos, toilettes, tuyaux apparents ou sous-terrains, bacs de couche, baignoire, lames et montants nacos (fenêtres à lames de verre) des fenêtres: 70 fenêtres de 10 lames chacune sans compter les fenêtres à 4, 6 ou 2 lames; tout le matériel de cuisine comprenant le poêle et le muvero, les 4 éviers du home, des échaudoirs et de la cuisine. Plus de 200 tôles et même certains chevrons en tubes métalliques; les plafonds, les portails et j’en oublie encore!»

Nous souhaitons bon courage à notre confrère. Toutefois, connaissant ses talents, nous ne doutons pas qu’il saura mener à bonne fin tout ce travail de rénovation.

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Toujours sourire!

Le chirurgien à son malade:

- J’ai peur de devoir vous couper les deux jambes.

Le patient:

- Si vous me faites ça, je jure que je ne mettrai plus les pieds dans cet hôpital!

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«QUELLE PITIÉ QUE LES POLITIQUES

QUI SE CROIENT ASSEZ FORTS

POUR GOUVERNER LE MONDE

AVEC DES ÉCUS DE CINQ FRANCS

ET DES GENDARMES!»

Lacordaire

 

O KATI YA BISO en bref V-2

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 février 2004

Les leçons du Fondateur

Le Père de La Mennais, s’il sait être indulgent, laisse toujours clairement entendre qu’il ne veut pas de "demi-mesure", mais des religieux remplis de générosité et totalement donnés.

«Les leçons du fondateur sont rudes, acérées comme des ajoncs. "J’aimerais mieux n’avoir que trois Frères bien humbles que d’en avoir trois cents qui n’eussent pas l’esprit de leur état." Certains courages se sont effondrés. On leur en demandait trop! Devant ce visage qui renvoyait toutes les énergies de la terre et les victoires de ses propres luttes, d’autres Frères ont eu peur de la confidence, peur du Père qui avait pourtant des ressources folles de sollicitude et d’indulgence à dépenser et qui répétait sans cesse ce point de la règle: "Dès que vous avez quelque peine, vous devez m’en prévenir." Ils n’ont pas osé. Ils ont préféré garder leurs petits problèmes pour en trouver de plus grands sur des terres moins rocailleuses... Ils ont quitté.

Faisant allusion à ces faits, le Père de La Mennais dit: "On ne doit pas venir parmi nous pour jouir de l’indépendance et des autres choses dont le monde se fait une idole; tout cela ne se trouve point ici. Si quelqu’un n’est pas déterminé à vivre dans l’obéissance et l’humilité, qu’il se retire."

Et chacun regardait ce prêtre qui avait pour ses enfants des rêves d’Évangile, le feu sacré des grands conquérants. On se sentait devenir autre. Une nouvelle grâce consacrait l’élite.

Les recrues devenant de plus en plus nombreuses, la maison de Josselin s’avéra bientôt insuffisante. On chercha une maison plus spacieuse. Une fois de plus, le Père Deshayes, dont les rêves ne restaient jamais longtemps des rêves, va devenir la providence de l’Institut, en se portant acquéreur au nom de M. de La Mennais du vieux monastère des Ursulines de Ploërmel.

André Merlaud, J.-M. de La Mennais, p.111

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Un d’attendu..., deux d’arrivés...

Le dernier numéro de O KATI YA BISO nous annonçait la visite, pour la fin de janvier, du frère Robert Smyth, provincial adjoint. Il nous est bien arrivé presqu’à la date prévue. Mais, il n’était pas seul.

En effet, depuis quelques jours, nous avions appris que le frère Claude Beauchesne, assistant général, l’accompagnerait.

Si le frère Robert en était à sa première visite à Dungu, on peut dire que le frère Claude est presqu’un habitué puisqu’il en était déjà à sa troisième présence au milieu de nous.

Arrivés tous les deux à ARU, en provenance du Rwanda, le 27 janvier, ils ont dû y attendre le retour de l’avion et du pilote de ASF. Tout de même, leur attente fut de courte durée puisque le 29, à 11 h 15, ils se posaient à Dungu.

La durée de la visite étant limitée, il importait qu’un programme fut bien établi afin de profiter à plein de la présence de nos supérieurs. À cette fin, le frère Pascal n’a pas manqué d’élaborer un horaire pour les jours à venir.

Ainsi, le frère Robert aussi bien que le frère Claude a pu s’adresser à toute la communauté réunie et chaque frère a eu l’opportunité de rencontrer personnellement chacun de ses supérieurs.

Le 3 février au matin ils s’envolaient pour Bangadi afin d’y visiter la communauté du CCB et partager la vie des confrères jusqu’au 6, jour de leur retour sur Dungu.

La journée du 7 fut bien occupée par une réunion du conseil. Le frère Herman était venu de Bangadi avec les Supérieurs pour prendre part à cette réunion.

Et, déjà, le 8 au matin c’était les activités du départ vers Aru.

Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance aux FF. Robert et Claude pour leur présence au milieu de nous. C’est toujours un plaisir d’accueillir des personnes simples et disponibles; et le plaisir est doublé s’il s’agit de nos supérieurs.

Nous ne doutons pas que leur passage parmi nous portera des fruits durables.

Nos prières les accompagneront jusqu’à la fin de leur périple.

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Pastorale des vocations

Tôt, le 20 janvier au matin, le frère Lodja Samson prenait la route en direction de Bangadi dans le cadre de l’animation vocationnelle. En cours de route, il devait s’arrêter à Ngilima pour prendre arrangement avec le préfet en vue d’une rencontre avec les élèves à son retour.

Puis, il poursuivit sa route jusqu’à Bangadi où il employa les jours suivants à des rencontres d’animation et d’informations auprès des élèves.

Il devait continuer sur Doruma pour le dimanche, 25 janvier. Là, il devait représenter les FIC de Dungu à l’ordination du premier père de la Consolata issu de Doruma, le père David Bambilikpinga Moke. Il a profité de son passage là-bas pour prendre contact avec les jeunes et les entretenir de la vocation religieuse.

Le 26 au matin il prenait le chemin du retour. Comme prévu, il s’est arrêté à Ngilima pour y rencontrer les jeunes de l’école. Il rentrait à Dungu en fin d’après-midi après une tournée d’animation qui, nous l’espérons sera fructueuse..

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Retraite des abbés

C’est au cours de la semaine du 18 au 25 janvier que s’est déroulée, à Doruma, la retraite des prêtres du diocèse de Dungu-Doruma.

Tout au long de ces jours, nous n’avons pas manqué d’avoir une intention bien spéciale pour nos pasteurs tous réunis pour ce temps d’arrêt, de prières et de réflexion. La retraite était présidée par le père Tharcis de La Consolata.

Elle fut clôturée par l’ordination presbytérale du père David Bambilikpinga, de la Consolata.

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Journée des religieux

La journée des religieux ne pouvait passer inaperçue à Dungu. Pour célébrer ce jour, une rencontre des religieux et des religieuses fut organisée chez les Soeurs Augustines.

Tous s’y étaient donné rendez-vous pour 15 heures, le 2 février après-midi.

On profita de la présence du frère Claude Beauchesne parmi nous pour lui demander de donner une causerie sur la vie religieuse.

Il y eut échanges fraternels, célébration de l’Eucharistie, bien sûr, et la journée fut clôturée par un repas partagé dans la joie.

À Bangadi, la célébration de cette journée fut reportée au 5 février. Le programme de la journée fut approximativement le même qu’à Dungu, et le frère Claude fut invité, là aussi, à présenter son exposé sur la vie religieuse.

Il va sans dire que cette journée fut vécue en union avec tous les religieux du monde.

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Professeur de latin???

Le 3 février dernier le frère Pascal se rendait à Isiro en vue d’y recruter un professeur de latin. De fait, l’année scolaire avance et les élèves des 5è et 6è littéraires sont toujours sans professeur qui puisse leur enseigner la langue de Cicéron.

Il semble bien que les démarches du frère préfet ne soient pas demeurées vaines. Nous pourrons voir le fruit de ses démarches d’ici quelques temps...

Il semble bien que le professeur recruté répondrait pleinement aux désirs des élèves.

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Nos postulants

Vraisemblablement, ils seront bientôt deux. à se préparer d’une façon plus immédiate au noviciat. En effet, Kahambwa Pierre qui poursuit un stage au Centre Catéchétique de Bangadi, a profité du passage du frère Robert Smyth, provincial adjoint, pour débuter officiellement son postulat.

Andu Emmanuel a déjà fait parvenir sa demande au frère Provincial. Il commencera cette nouvelle étape de sa formation aussitôt que le consentement du Supérieur nous arrivera, ce qui ne saurait tarder.

À l’un et à l’autre nous souhaitons un heureux postulat. Que ce temps de formation soit pour chacun l’occasion d’approfondir leurs convictions et de mieux connaître la grandeur de la vocation à laquelle ils se sentent appelés par le Seigneur.

Nos prières les accompagnent.

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Est-ce bien vrai?

Il est un mot dont les fonctionnaires de l’État, tout au moins les professeurs, avaient presque oublié le sens. C’est le mot salaire!!!

Cependant, tout est revenu rapidement en mémoire quand on a appris que les salaires de décembre, en provenance de Kinshasa étaient arrivés à Isiro.

Et tout fut davantage concrétisé quand, le 10 février dernier, le frère préfet remis à chacun le salaire qui lui était attribué...

Est-il besoin de dire, toutefois, qu’il y eut un peu de déception face à l’importance de la somme reçue... De fait, selon l’ancienneté et les qualifications de chacun, les salaires s’échelonnent entre plus ou moins 2000 et 9000 francs congolais, soit l’équivalent de 5,25 US $ et 23,70 US $...

Il faut tout de même s’encourager en se disant que c’est un début, et en espérant que les choses iront en s’améliorant.

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Sourire

Logement identique...

Une dame entre dans un supermarché où l’on vend toutes sortes d’animaux et demande trois mille cancrelats.

- Mais pourquoi, grand dieu, les voulez-vous! Demande le marchand.

- Parce que je dois rendre mon logement à son propriétaire, et il a bien insisté sur le fait qu’il le veut dans l’état où il me l’avait cédé.

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Le cygne de l’Empereur

En ce temps-là, dans une lointaine province du Royaume de Chine, était un peintre qui passait ses journées à saisir l’insaisissable. Le village qu’il habitait était si souvent perdu dans les brumes, qu’on raconte que les chiens aboyaient lorsqu’ils voyaient le soleil. (..............)

Le peintre s’était attaché à restituer sur des feuilles de papier de riz les invisibles présences qui chaque jour l’environnaient. Sa dextérité à manier le pinceau était devenue telle qu’il était capable de représenter lacs, rochers, oiseaux et montagnes dans la fulgurance de quelques mouvements de poignet. Muets d’admiration, les gens du village assistaient à cette magique transmutation du vide et de la matière. D’abord légende murmurée, la réputation du peintre se répandit si bien qu’elle déborda largement la frontière de sa province, pour parvenir un jour aux oreilles de l’Empereur. Si bien qu’un matin, ce dernier, accompagné de son fils aîné et de plusieurs membres de sa Cour, franchit le seuil de la petite maison. Le peintre, ému par tant d’honneurs, n’en finissait pas de se courber devant l’Empereur. Celui-ci lui déclara:

- On dit que tu es le meilleur peintre de mon empire, et je veux m’en assurer. Aussi, te demanderais-je de me dessiner un cygne, le plus beau que jamais oeil d’homme n’ait vu.

- Bien, Sire, répondit humblement l’artiste.

- ... Combien de temps te faudra-t-il?

- Dix ans, Sire, répondit simplement le peintre.

- Dix ans, pour peindre un cygne?

- Pour peindre un beau cygne, Sire.

- Fort bien. J’attendrai. Et je reviendrai dans dix ans, jour pour jour.

L’Empereur s’éloigna avec sa suite, et le noble équipage disparut dans la brume.

Dix ans s’écoulèrent. Au jour dit, l’Empereur arriva chez le peintre avec son escorte.

- Je viens chercher mon cygne. Où est-il?

Le peintre alla chercher une grande feuille de papier de riz. Toute blanche. Il médita un instant en silence, puis trempa son pinceau dans l’encre. Et alors, sous les yeux éblouis de l’Empereur, il dessina en quelques traits un cygne d’une telle beauté que le souverain, réellement ému, laissa échapper une exclamation de pure admiration. Puis, il demeura debout en silence, captivé par tant de finesse expressive. Enfin, il se tourna vers le peintre:

- Voilà une oeuvre dont je n’ai vu de ma vie pareille subtilité. Je te félicite. Ta femme et tes enfants pourront vivre heureux: devant témoins, je leur offre un palais, un lac et des forêts. Mais toi, magicien du pinceau, je te ferai couper la tête pour t’être moqué de moi en m’ayant fait patienter dix ans.

Alors que le peintre, sans un mot, se laissait enchaîner devant sa famille en larmes, le fils de l’Empereur, prince de sang, que sa curiosité avait amené dans le grenier à riz de la pauvre ferme, cria:

- Père, père! Venez voir! Venez vite!

Partout, sur le sol, sur les murs, étaient des liasses, des monceaux de papier de riz sur lesquels étaient dessinés des milliers, des millions de cygnes. Le peintre s’était exercé pendant dix ans, jour et nuit, pour offrir à son empereur une oeuvre digne de lui.

François Gagnon,

Nouvelles de la Vie sur Terre

pp. 60-62

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O KATI YA BISO en bref V-3

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 mars 2004

LA CROIX

Ce livre... est ouvert pour tous

«Ce livre n’est point comme les autres livres que les hommes écrivent ou expliquent si péniblement; celui-ci est ouvert pour tous et chacun peut y lire, en quelque sorte, les secrets de Dieu, sans qu’il soit besoin d’aucun effort d’esprit pour les comprendre. En jetant les yeux sur la croix, le plus petit d’entre les fidèles voit aussitôt jusqu’à quel point Dieu l’a aimé; il découvre la profondeur de l’abîme dans lequel le péché nous a fait descendre, en considérant par quels douloureux efforts de charité Jésus nous en a retirés; il juge de la dignité et du prix de son âme, en pensant à ce que Jésus a souffert pour la sauver; et si quelque chose pouvait lui donner une idée de ce bonheur que l’oeil n’a point vu, et qui pourtant nous est réservé, ce serait encore la croix, puisqu’elle nous dit qu’il a fallu que le Christ fût exposé à tant de douleurs et rassasié de tant d’opprobres pour nous mériter de partager avec lui son éternelle gloire.»

«Laissez là ces discours étudiés, ces phrases sonores; que la parole de Dieu, dégagée de ces frivoles ornements qui la dégradent, sorte de votre bouche dans toute sa majesté, dans toute sa simplicité, et, si l’on veut même, dans toute sa rudesse. Est-ce donc pour flatter l’oreille que Jésus Christ nous a donné son Évangile? La Croix, la Croix, voilà votre éloquence: elle est assez belle, puisqu’elle a persuadé les sages et les ignorants, le grec et le barbare; elle est assez forte, puisqu’elle a subjugué la terre. Ô Croix, Croix divine! Qu’il se trouve seulement, comme autrefois, douze apôtres pour t’arborer dans l’univers, et l’univers est à tes pieds.»

Jean-Marie de La Mennais, Anthologie, pp 51-52

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FAIRE LA PROMOTION DES PERSONNES

Un article du frère Robert Smyth

Trois exemples tirés de l’évangile montrent comment Jésus redonne aux personnes, surtout les exclus, leur dignité:

* Jésus rabroue les Apôtres qui veulent exclure les enfants de sa présence. Il en prend un à ses côtés et le leur donne comme modèle de vraie grandeur (Lc 9,46-48).

* Jésus donne une leçon de choses à Simon le pharisien en traitant avec compassion la pécheresse qui lui lave les pieds; elle repart ennoblie et pacifiée (Lc 7,36-50).

* À l’homme à la main desséchée dans la synagogue un jour de sabbat, Jésus dit: «Lève-toi et tiens-toi au centre.» Il guérit sa main et lui restaure sa dignité d’homme (Lc 6,8-11).

 

Jean-Paul II, dans Novo Millennio Inuente (2001), en parlant de spiritualité de la communion, donne cet avertissement: «Ne nous faisons pas d’illusions: sans ce cheminement spirituel, les moyens extérieurs de la communion serviraient à bien peu de chose. Ils deviendraient des façades sans âme, des masques de communion plus que des expressions et des chemins de croissance.» Et comment définit-il une spiritualité de la communion? Les éléments de cette spiritualité sont les suivants:

* porter un regard du coeur sur la Trinité qui habite en nous et sur l’autre en qui habite la Trinité;

* être attentif à l’autre pour savoir partager ses joies et ses souffrances, pour deviner ses désirs et répondre à ses besoins;

* voir ce qu’il y a de positif dans l’autre pour l’accueillir et le valoriser comme don de Dieu;

* faire la promotion de l’autre en sachant lui donner une place.

Valorisation et promotion de l’autre. Ces attitudes rejoignent celles de Jésus envers ceux que l’on méprise ou que l’on ignore. Jésus et son vicaire sur terre s’accordent pour dire que toute structure, toute organisation, toute loi et coutume, si utiles soient-elles, servent «à bien peu de chose» si les personnes ne sont pas mises au centre et appelées à se tenir debout!" À nous d’être attentifs à l’autre, don pour moi, à le promouvoir, à le valoriser, à le mettre au centre et à l’inviter à se tenir debout dans toute sa dignité humaine!

F. Robert Smyth

P.S. Je veux profiter des pagnes de «O Kati Ya Biso» pour exprimer ma plus vive reconnaissance aux confrères de Côte-d’Ivoire, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo et de l’Ouganda pour l’accueil vraiment chaleureux et fraternel qu’ils m’ont réservé lors de ma visite chez eux. Qu’il est bon qu’il est doux...! Que le Seigneur nous donne de bâtir des communautés de communion dans lesquelles les gens sont UN, pour que le monde croie!

 

F.R.S.

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Nouvelles du frère KUMBONYEKI

Le frère Kumbonyeki poursuit toujours ses cours d’anglais à MAKERERE UNIVERSITY de Kampala.

Sa première session s’est terminée avec succès. Il a obtenu un certificat portant une note élogieuse: "Grade A", ce qui signifie un pourcentage qui se situe entre 80 et 100 %. Nous lui disons toutes nos félicitations. Nous sommes très fiers de lui.

En date du 25 janvier il nous écrivait ce qui suit:

«Il semble, selon le conseil de l’institution de la branche linguistique, qu’il faut au moins six mois pour pouvoir entreprendre quoi que ce soit en anglais; d’où je suis à poursuivre la période ou étape des quatre mois qui resteraient.»

Bon courage, frère Kumbonyeki! Nous ne doutons pas que le succès viendra couronner également cette dernière étape.

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Voyage à Isiro

Le 16 février au matin, au levé du jour, le frère Lucien, avec notre voiture Land Rover, se mettait en route pour Isiro. Absence qui ne devait durer que deux ou trois jours. Mais tout devait se passer autrement!...

Tout d’abord, une panne au cours de la route l’a obligé à rentrer à Isiro sur le camion des OSA qui, heureusement, faisait la même route ce jour-là.

Cette panne a obligé notre confrère à changer son programme. Tout d’abord, il fallut faire remorquer la voiture jusqu’à Isiro et la mettre au garage. Là, on constata que la panne était plus sérieuse que ce que l’on pensait. Il fallut donc mettre quelques jours avant que la voiture soit en état de reprendre à route.

De plus, comme des gens étaient intéressés à occuper notre maison, et que la couverture présentait de sérieuses fuites, il en profita, après avoir eu les autorisations nécessaires, pour faire effectuer un sérieux travail de réfection.

C’est ainsi qu’une absence évaluée à quelques jours, au départ, s’est prolongée sur deux semaines.

Parti de Dungu le 16 février, il nous revenait le 1er mars. Sans doute était-il heureux de se retrouver à la maison. Chose certaine, les confrères l’ont accueilli à bras ouverts.

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Ouverture du Carême

Le 25 février au matin, dès 7 h 30, heure normale pour le début des cours, il y avait modification à l’horaire de la journée. En effet, ce jour du mercredi des Cendres débutait par la célébration Eucharistique au cours de laquelle il y eut imposition des cendres. L’office s’est déroulé dans la grande salle de Wando.

Merci à M. l’abbé François, aumônier de l’école, et à ses aides d’avoir prévu et organisé cette célébration!

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Visite du Frère Étienne

En ce même jour du 25 février, nous avions la joie d’accueillir le frère Étienne. Il arrivait de Bangadi pour venir prendre part à la cérémonie de relevé de deuil de sa soeur.

D’autres raisons l’amenaient aussi à Dungu. Aussi, nous avons pu jouir de sa présence pendant plusieurs jours.

Il a regagné Bangadi dans les premiers jours de mars. Qu’il sache bien qu’il est toujours le bienvenu chez nous!

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Sincère bienvenue!

Malgré le temps du Carême, c’était presque jour de fête le 27 dernier à Wando. En effet, avec la plus grande joie, les élèves des classes de 6è et 5è littéraires apprenaient le retour parmi nous de M. l’abbé Méthode. Ce dernier leur dispensera les cours de latin. On se souvient que c’est lui qui, l’année dernière, a joué un très grand rôle dans le succès des finalistes de cette section.

Aussi, nous souhaitons la plus fraternelle bienvenue à M. l’abbé Méthode. Nous souhaitons que les élèves profitent à plein de son expérience et de ses connaissances pour aller vers le succès. Ce serait la plus belle marque de reconnaissance à offrir à ce valeureux professeur.

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Entrée au postulat

Comme le disait le dernier numéro de O KATI YA BISO, le propédeute ANDU Emmanuel avait déjà présenté sa demande d’entrée au postulat. On attendait la réponse du frère Supérieur pour procéder à la cérémonie.

La demande de ANDU ayant été agréée, il a donc débuté son postulat officiel par une brève cérémonie qui s’est déroulée au cours de l’Eucharistie du 5 mars dernier.

Une cérémonie semblable avait eu lieu au C.C.B. de Bangadi lors de la visite du frère Robert Smyth pour marquer le début du postulat de KAHAMBWA Pierre qui est en stage là-bas.

Encore une fois, nous assurons nos deux candidats du secours de nos prières fraternelles.

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Accident du F. UZELE

Il revenait de Kisubi via Entebbe. C’était dimanche le 7 mars. Arrivé à Arua il prit un taxi moto pour se rendre à Aru et il semble bien que c’est au cours de la route que l’accident s’est produit: une malencontreuse chute.

Il a d’abord cru que sa jambe était cassée. Conduit à l’hôpital de Arua on constata qu’il n’y avait pas de fracture mais seulement une profonde blessure.

Pour le moment, les détails précis sur cet accident nous manquent. Nous pourrons en savoir davantage dès que le frère Uzele sera revenu parmi nous. Pour le moment, il se trouve à Aru en attendant le prochain vol de l’avion qui le ramènera à Dungu, le 14 ou le 15, d’où il pourra regagner Bangadi.

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Toujours sourire!

C’est arrivé aux États-Unis.

Le docteur dit à une mère de famille qu’elle doit maigrir beaucoup.

Soucieux de l’équilibre psychologique de ses enfants, le père leur annonce:

- Seriez-vous heureux de voir dans quelques mois une maman maigre?

Les enfants se regardent incertains:

- Oui, mais l’actuelle, nous la garderons quand même, n’est-ce pas?

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O KATI YA BISO en bref V-4

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 15 avril 2004

L’Amour est plus fort que la mort

Hors des anciens remparts de Jérusalem, près du Saint Sépulcre, le terrain accuse un petit ressaut, une calotte rocheuse, qui évoque un crâne. Aussi les Juifs l’appelaient-ils Golgotha: «le Crâne». Traduit en latin, cela donnait Calvarius: «le lieu du crâne». D’où, en français, «Calvaire».

Bien qu’il ne doive rien aux ossements de qui que ce soit, mais tout à la topographie crânienne du monticule, ce nom fit travailler les imaginations chrétiennes. Il en naquit, vers la fin du IIIè siècle, une légende pleine de profonde théologie; légende que l’on concrétisa plus tard en plaçant, au pied des crucifix, la figurine d’un crâne humain sur deux tibias entrecroisés.

Voici cette légende et son beau mystère:

En s’enfonçant dans le roc, la croix où saignait le Fils de Dieu a rencontré une tombe: celle du premier homme. Le Sang rédempteur, en coulant sur ce crâne desséché, a purifié l’Adam coupable – l’Homme pécheur – et l’a revitalisé comme aurait fait une source sur un désert. L’Arbre de la croix, planté sur nos ossements secs et blanchis, vient dire «non» à toutes les souillures mortelles de nos existences. L’eau et le sang qui tombent du Coeur transpercé fécondent notre cendre elle-même et nos os calcinés. La Croix devient l’Arbre de Vie parce qu’elle est l’Arbre qui offre le Fruit d’Amour.

L’Amour, en effet, est plus fort que la Mort.

TH REY-MERMET,

Pour une redécouverte de la foi, p. 241.

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Dactylographie

Depuis les grandes vacances plusieurs juvénistes ont entrepris l’apprentissage de la machine à écrire. Et certains progressent très bien. On a un but: décrocher le diplôme attestant sa capacité à se servir de la machine.

Déjà deux juvénistes: MAVATOPI Henri et NDAVU Fidèle ont parcouru avec succès toute la méthode "La Salle Junior" et se sont vus remettre le diplôme certifiant leur habilité.

Nous les en félicitons et leur souhaitons de nombreux imitateurs.

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Une fracture

Depuis le 27 février un tournoi de foot met en compétition les diverses classes de l’Institut Wando.

Le dimanche, 14 mars, c’était aux classes de 5è Sc et de 5è Lit à occuper le terrain. Le match avait débuté depuis à peine une trentaine de minutes quand le juvéniste fic, Bangana Likito André de 5è Sc, entra en collision avec un adversaire et fit une mauvaise chute.

À peine était-il relevé qu’il fut facile de constater que son bras droit avait encaissé le choc! Sans tarder on se rendit à l’hôpital pour une première consultation. Difficile de se prononcer puisqu’on n’a pas l’appareil pour faire les radiographies. Toutefois, on pose une bonne attelle et le Dr Eugène qui arrive à ce moment nous renvoie au lendemain pour un examen plus poussé.

Le lendemain, lundi, à l’heure fixée nous nous retrouvons de nouveau à l’hôpital où le Dr Eugène, après avoir enlevé l’attelle posée la veille, peut palper habilement le bras blessé et diagnostiquer une fracture au niveau du poignet. Diagnostique que ne peut que confirmer un chirurgien d’expérience venant de Montréal, et travaillant, pour le moment à Dungu, avec MSF (Médecins Sans Frontières).

Nous repartons donc pour le juvénat avec un patient qui s’est enrichi d’un beau plâtre et, en conséquence, doit porter le bras droit en écharpe. Il lui faudra vivre avec cet ornement jusqu’au 26 avril.

Une petite consolation: son équipe a tout de même remporté le match!

Nous lui souhaitons bon courage pour les semaines à venir.

Ce tournoi qui avait débuté le 27 février, s’est terminé le dimanche, 28 mars. En ce jour, la grande finale mettait au prise les élèves de 4è littéraire à ceux de 3è scientifique. Ce sont ces derniers qui ont remporté les honneurs.

Nos sincères félicitations aux vainqueurs et tous nos remerciements aux organisateurs de cette activité qui s’est avérée très intéressante.

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Enfin de retour

On se souvient que, au mois d’août dernier, le frère Aniuwe avait fait une malencontreuse chute en moto. Suite à cet accident, il avait dû se rendre à Isiro pour y subir des examens plus poussés. Finalement, de là, en septembre, il avait dût gagner Kinshasa. Il s’y trouvait depuis ce temps attendant un complet rétablissement.

Le 18 mars dernier il arrivait à Isiro d’où il a pu rentrer à Dungu le 21 après une absence de plusieurs mois, mais en pleine forme.

C’est avec plaisir que tous les confrères l’ont accueilli d’autant plus que rien ne semble paraître de l’accident survenu.

Nous lui souhaitons un bon retour et un heureux séjour parmi nous.

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Fête de l’Annonciation à Wando

La solennité de l’Annonciation, le 25 mars, est l’occasion d’une célébration eucharistique à Wando. Cette cérémonie se déroule en plein air devant la grotte de la Vierge. Elle est présidée par le père André, osa.

Après l’Eucharistie, les élèves rentrent à la maison pendant que les professeurs emploient le reste du temps de la journée pour une récollection.

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Animation vocationnelle

Le 26 mars dernier, dès 5 heures du matin, le frère Lodja Samson quittait Dungu en direction d’Isiro, Poko et Amadi pour une tournée d’animation vocationnelle.

Le 26 au soir il devait rester à Isiro pour la nuit. Le lendemain matin il se rendait à Poko.

Le dimanche, 28, à la fin de la messe, il adressait la parole aux fidèles réunis à l’église. Le lendemain matin il devait commencer par s’adresser à tous les élèves réunis devant le podium. Puis, au cours de l’avant-midi, il visita chacune des classes.

Dès l’après-midi il se mettait en route pour Amadi où, le lendemain, mardi, il visita chacune des classes pour les entretenir de la vocation de religieux frère.

Étant de retour à Poko, le mercredi, il rencontra les élèves du primaire. Et, le même jour, il se rendait coucher à Isiro.

Enfin, le 1er avril, respectant bien le programme établi, il rentrait à Dungu. Un petit accident survenu sur ce dernier tronçon de route l’a laissé avec une blessure à une jambe ce qui l’obligera à ralentir sa démarche pendant quelque temps...

Il est facile de constater que, tout au long de son déplacement, le temps fut bien occupé. Souhaitons que les résultats soient proportionnels à l’énergie qu’il a déployée dans son travail d’animation.

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Une visite à Bunia

Depuis quelques temps, déjà, les frères Lucien et Lodja avaient prévu une visite à notre résidence de Bunia. Il s’agissait d’y rencontrer les locataires, voir l’état de la maison et du mur d’enceinte, etc.

Il fut impossible de réaliser ce projet à la date prévue. Finalement, une occasion tout à fait favorable s’offrit le 29 mars sur un avion de MAF. Mais, le frère Lodja étant en tournée vocationnelle, le frère Lucien fut seul à se rendre là-bas.

Il a eu tout le temps de voir les personnes et les lieux et d’évaluer la situation.

Quant à la ville elle-même elle est vraiment militarisée. Nul besoin de se déplacer beaucoup pour apercevoir les soldats de la MONUC. Pour ce qui est de la ville elle-même, en tout cas, la situation semble plutôt calme.

Finalement, le frère Lucien s’est rendu à ARU vendredi, le 2 avril, espérant pouvoir voyager vers Dungu dès dimanche. Mais la météo eut son mot à dire et ce ne fut que le mardi, 6 avril, qu’il pouvait rentrer à Dungu. Tous les confrères furent heureux de l’accueillir.

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Toujours sourire

Quel nom!!!

Il s’appelait Vincent INCROYABLE. Toute sa vie durant il avait dû subir les moqueries à cause de ce nom.... incroyable.

Avant de mourir, il dit à sa femme: «S’il te plaît, sur ma tombe écris seulement Vincent».

La veuve fit écrire:

«À mon chéri Vincent, homme honnête, fidèle, amoureux comme pas un. Un ange, vraiment!»

Les passants s’arrêtaient, lisaient et s’exclamaient: «INCROYABLE!»

 

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La Trace de Dieu

J’ai fait un rêve la nuit de Noël. Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur. Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte: la mienne, et celle du Seigneur. L’idée me vint -- c’était un songe -- que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie. Je me suis arrêté pour regarder en arrière, j’ai vu toutes les traces qui se perdaient au loin. Et je remarquai qu’en certains endroits, au lieu des deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une. J’ai revu le cheminement de ma vie. Ô surprise! Les passages d’empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence. Jours d’angoisse et de mauvais vouloir, jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur, jours d’épreuves et de doute, jours intenables, jours où moi aussi j’avais été intenable. Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches:

– Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours. Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse? Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie, les jours où j’avais le plus besoin de ta Présence?

Alors le Seigneur me répondit:

– Mon fils, mon petit enfant, pas un seul jour je n’ai cessé de t’aimer. Les jours où tu ne vois qu’une seule trace de pas sur le sable... ce sont les jours où je t’ai porté.

François Garagnon, in "Nouvelles de la vie sur terre", p. 100

 

O KATI YA BISO en bref V-4

F.I.C. - Vice-province de l’Afrique Centrale 2 juin 2004

 

50 ANS DE VIE RELIGIEUSE DU FRÈRE MAURICE SAINT-LAURENT 

 

 

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime."

50 Ans de vie active vécue pour Dieu et les jeunes c=est à fêter avec faste!

Il est normal et agréable d’y consacrer une journée spéciale pour rappeler les grands moments de cette vie consacrée et pour remercier Dieu de tout ce qu’il a réalisé pour nous, la communauté et l’Église. C’est aussi un moment d’édification et une occasion privilégiée pour exprimer nos sentiments de vive reconnaissance.

La grande partie de la vie du F. Maurice s’est déroulée dans les maisons de formation de notre communauté, juvénat, postulat et noviciat, sauf pour des fonctions spéciales comme celle de Préfet de l’Institut Wando et celle de Vice-Provincial. Animé d’un esprit religieux indéfectible, d’un jugement droit, d’une grande honnêteté il a su conduire ses confrères avec doigté, délicatesse, confiance franchise et fermeté.

Aujourd’hui, au nom de tous les confrères congolais et missionnaires, nous voulons le remercier de tout coeur d’avoir rempli ce rôle de Vice-Provincial pendant près de dix ans, avec courage et attention. Ces années de dévouement ont été ponctuées par des rebellions, des attaques militaires imprévisibles, des pillages incontrôlés, des fuites en forêt, des retours précipités au pays natal. C’est une page d’histoire pénible et inoubliable.

Nous avons pu admirer son dévouement inlassable pour notre communauté, sa fidélité et sa régularité au service de tous et spécialement des jeunes en formation.

Nous ne voudrions pas oublier le beau service du journal "O kati ya biso" qu’il a composé pendant des années et qui nous gardait en contact dans le monde entier. Merci pour ce service apprécié, utile et agréable pour des centaines de bénéficiaires.

F. Maurice: Le Seigneur t’a aimé et t’a choisi. Tu as bien répondu à son appel, Comme Lui, tu as donné ta vie, ta santé, tes succès humains pour ceux que tu as aimés. Toutes nos félicitations les plus chaleureuses pour ce témoignage de vie dans la fidélité à répondre tous les jours. Tous nos voeux de bonheur t’accompagnent. Merci à ta famille et merci à Dieu pour ce don de ta vie à notre communauté. Longue vie dans la joie, la santé et l’humour.

 

UNE FÊTE RADIEUSE

 

C’était dimanche le 18 avril que se réunissaient devant le juvénat des F.I.C. à Dungu, les confrères, juvénistes,  amis, collaborateurs et  invités d’honneur  pour célébrer dans la joie et la simplicité les 50 ans de vie religieuse  du F. Maurice Saint-Laurent, directeur du Juvénat Jean-de-La Mennais. Grâce aux bons auspices de Saint Servule, patron de la belle température, le soleil était au rendez-vous.  

            Dans son mot d’introduction, Frère Pascal, supérieur de la communauté, a souhaité la bienvenue aux distingués invités et à toute l’assemblée. Il a ainsi donné le sens de la fête et l’esprit dans lequel nous voulions célébrer ce jubilé.  

            Préparée par les juvénistes et animée par Frère Samson Lodja, cette fête a commencé par l’eucharistie présidée par notre évêque Mgr Richard Domba., accompagné des Abbés Walia, Méthode Adrupiako, professeur de latin, de l’Abbé Foyo, du Petit Séminaire  et du F. Herman.  Les 25 juvénistes qui formaient la chorale assuraient une ambiance de joie et  de piété par des chants bien choisis et bien interprétés. Dans son homélie, Mgr Domba a félicité le f. Maurice pour sa longue fidélité et son dévouement inlassable. Il a rendu grâce à Dieu pour les services qu’il a rendus dans l’éducation de la jeunesse dans notre milieu.  

            Après la cérémonie, Ndavu, le doyen des juvénistes a adressé quelques mots de remerciements et de félicitations au nom de tout le groupe. Ensuite les jeunes en formation ont présenté ,qui des jeux de prestidigitateurs, qui des interprétations de danses congolaises, qui des jeux de société concernant les subtilités de la langue française.  Le  sommet de cette première partie fut la présentation fort animée  du conte de Alphonse Deaudet : le Curé de Cucugnan, donné avec brio par notre jubilaire. Avec quel plaisir sadique, les participants ont découvert, en enfer, avec le Curé de Cucugnan, certains juvénistes et confrères reconnus pour leurs caprices, leur gourmandise, leurs goûts un peu exagérés ou leurs tendances quelque peu fantaisistes.  

            Vers midi, tout le monde se dirigeait vers le réfectoire de la communauté où un succulent dîner était offert aux hôtes de la fête.  

            F. Herman, compagnon de longue date du F. Maurice, adressa  quelques mots de circonstance pour retracer les grandes lignes de la vie religieuse et professionnelle de son confrère: formation et études couronnées d’une Maîtrise en théologie. Jeune frère au caractère joyeux, rempli d’humour et de finesse d’esprit.   Il fait partie d’une famille nombreuse, heureuse et solidaire où la joie de vivre est évidente.  Tous les ans, la famille qui comprend une cinquantaine de personnes se réunit pour fêter et célébrer les événements spéciaux: mariage, naissances, anniversaires,  voyages, et retour de leurs missionnaires. Plusieurs d’entre nous connaissons bien son frère, F. Pierre, qui célèbre aussi cette année son jubilé d’or. Des vœux particuliers et des cadeaux de circonstances ont été offerts en guise de remerciements et de félicitations.   

La fête s’est terminée par le chant traditionnel “animé de l’amour”, interprété avec enthousiasme  par les huit Frères présents à la fête.

  Ce jour en est un de reconnaissance. Je voudrais, pour commencer rendre grâce à Dieu pour ce qu’il a fait pour moi, et Il a fait beaucoup. C’est par Lui que je suis ce que je suis.

Je ne peux m’empêcher d’exprimer ma reconnaissance à ma famille. J’ai eu des parents exceptionnels, de même toute ma famille est assez extraordinaire. Dans cette famille j’ai reçu la base de toute mon éducation, aussi bien humaine que religieuse. Comme disait l’un de mes oncles, frère Mariste : «Mon premier noviciat je l’ai fait dans ma famille» Je peux affirmer la même chose que lui.

            Merci à ma famille religieuse. J’ai été un privilégié, en particulier par les formateurs que j’ai eu:  F. Albert Tremblay, F. Roland Couture, F. Lionel Trudel et enfin comme maître des novices et directeur du scolasticat, nul autre que F. Raymond Hamelin, un homme bien connu à Dungu comme fondateur de la mission et premier frère à la direction de Wando. Il a toujours été un homme d’une grande discipline personnel et d’une grande rigueur en même temps que très humain. Un formateur exceptionnel. Il m’a profondément marqué.

            Merci à Monseigneur pour avoir accepté de présider l’eucharistie de cette fête et de partager ce repas avec nous. Chaque fois qu’il le peut il répond à nos invitations. Cela nous honore et nous réjouit beaucoup.

            Merci à M. l’Administrateur du Territoire d’être parmi nous.; C’est un peu un témoignage de la mission partagée.  

Aux juvénistes qui représentent beaucoup pour moi, je voudrais ajouter quelques mots.  

            Sur mes 50 ans de vie religieuse j’en ai passé 24 en Afrique : 19 au Congo et 5 au Rwanda. Mais j’en ai passé plus de 35 dans les maisons de formation dont plus de 20 comme responsable. Sans doute, j’espère, j’ai apporté quelque chose aux jeunes qui m’ont été confiés. Mais je dois dire qu’ils m’ont apporté au moins autant, sinon plus, que ce que j’ai pu moi-même leur donner.

            Aujourd’hui, je veux vous dire ceci : la vocation vers laquelle vous cheminez est belle. Notre Fondateur disait qu’elle est sublime. Ne vous laissez pas détourner par des présentateurs de lubies! Votre vocation est grande et belle. Pendant les 4 ans que j’ai passés  en théologie à l’université Laval, j’ai entendu parler de la vocation du religieux Frère une seule fois. C’était par mon professeur de droit canon, lui-même ancien élève de nos frères. Il disait ceci , surtout en s’adressant aux grands séminaristes : «Vous devez encourager ces religieux et leur vocation. Parce qu’ils s’occupent de la partie la plus importante de votre troupeau: les jeunes. »  

            Je le répète, les jeunes m’ont beaucoup apporté. Ne serait-ce que cette obligation d'être leur témoin. Être témoin non pas par orgueil ou par pharisaïsme! Mais bien parce que le Christ nous l’a demandé : «Soyez mes témoins!»  a-t-il dit. C’est notre vocation! Notre préoccupation comme religieux frère (et de tout chrétien d’ailleurs) est de savoir présenter Jésus en toute notre vie.

            La parole de Paul VI est toujours vraie et toujours d’actualité : «Les hommes de notre temps ne cherchent pas des maîtres mais des témoins. Et s’ils vont vers les maîtres c’est que ceux-ci sont des témoins!»     

Ce désir d’être témoin, voilà ce que je souhaite pour chacun de mes confrères et pour moi-même. C’est ce que je souhaite pour chacun des juvénistes.  

WANDO

Je suis à Dungu depuis quelques jours. De la résidence des F.I.C. où je suis logé, je peux observer les allées et venues des élèves (garçons et filles) de notre grand Collège Wando qui est encore en voie d’expansion. Tous les matins des centaines d’élèves en uniforme bleu marin et blanc se dirigent vers l’Institut dont ils sont très fiers. Comme c’est le mois de mai, le mois de Marie: tous les matins, avant les cours, une classe vient prier devant la grotte de la Vierge.  

Quatre confrères y sont engagés à plein temps dont le Frère Pascal qui en est le Préfet. Je l’ai vu à l’œuvre et il est très impliqué dans les différentes activités. Ainsi, il poursuit bien la tradition des éminents confrères qui l’ont précédé comme préfets.

 J’ai eu l’occasion d’assister à la fin de la semaine aux activités culturelles organisées pour les élèves et les professeurs.  

Samedi 15 mai, 16.00 h  fut l’ouverture solennelle des activités par le discours du préfet et la présentation d’une pièce de théâtre par les élèves. 

Dans son discours, F. Pascal, préfet, en a profité pour faire ressortir les grandes lignes des activités de l’école et susciter l’intérêt du public pour l’œuvre d’éducation à Wando.  «Ces journées culturelles sont l’occasion de nous réjouir ensemble, d’exprimer la fierté d’appartenance à cet Institut qui a pour devise «TOUJOURS MIEUX»,  et de montrer aux parents les fruits de ce que les étudiants apprennent ici».

Depuis deux ans, l’Institut Wando est en train de réfléchir sur  son projet éducatif.  Son  objectif principal s’oriente vers trois axes: l’éducation, l’instruction et l’évangélisation. Pour atteindre cet objectif, tout le monde est appelé à mettre la main à la pâte: professeurs, élèves, parents, prêtres et toute autre personne de bonne volonté.         

Le corps professoral est bien sûr le cerveau moteur de cette entreprise. C’est ainsi qu’au début de l’année, 5 commissions ont été constituées et chacun des professeurs devait s’inscrire dans l’une d’elles au choix. Les cinq commissions sont: la pastorale, la pédagogie, la culture, le sport, le patrimoine et l’autofinancement. Elles sont déjà toutes  opérationnelles.

 

Sous l’encadrement du professeur Vincent Baduho, les élèves ont présenté une pièce théâtrale d’un auteur camerounais  intitulée: «Jusqu’à Nouvel Avis».

Le dimanche à 8.00 h, eut lieu la célébration eucharistique solennelle  selon le rite congolais en langue française. Elle a été présidée par l’Abbé François Gbaku-Moke, directeur du Petit Séminaire et aumônier de l’Institut.  

Cette cérémonie a été suivie d’un concours d’athlétisme dans différentes disciplines dont la course de 100 m, le saut en longueur, le saut en hauteur et le lancement du poids. Pour agrémenter la journée les jeux de société et la musique n’ont pas manqué.  

Après l’athlétisme, un concours écrit de culture auquel ont participé une trentaine d’élèves .

 Pour terminer un repas a été offert aux professeurs et invités de marque et dans l’après-midi une grande partie de foot-ball  entre les élèves de l’Institut et ceux de l’Institut Abbé Kosa. Les Wandiens ont remporté le match par un score de 2 buts à 1.  

La journée du 2 mai à Dungu

 

Si le mois d’avril a été riche en événements tels que: la fête de Pâques dans l’Église et les 50 ans de vie religieuse de notre Frère Maurice dans la communauté des F.I.C. à Dungu, nous avons constaté que le mois de mai n’a pas fait exception.

            Déjà le 21 avril l’Abbé François Gbaku-Moke, président de la commission diocésaine pour les vocations, convoquait tous les responsables des maisons de formation à une réunion en vue de la préparation de la 41ième journée mondiale de prières pour les vocations. Cette réunion a permis aux différents responsables d’émettre certains souhaits en vue d’une bonne collaboration à la réussite de cette journée.

            C’est ainsi que quelques activités ont été organisées durant la semaine précédent le dimanche du 2 mai. Le 26 avril les responsables de la relève de chaque maison de formation sont passés à l’Institut Wando et dans les écoles primaires: Belewete et Nadamu pour parler du charisme de chaque Congrégation présente dans le diocèse. Le mardi, 27 avril, la même équipe passait à l’Institut Abbé Kosa et au Lycée Kitoko pour présenter aux étudiant(e)s les différentes vocations. Dans le même but, les écoles primaires de Dungu Centre et de Gbangbati ont été réunies à l’église de la paroisse de Dungu Centre le mercredi 28 avril dans la matinée. Ce même jour dans la soirée, tous les jeunes des maisons de formation et ceux des différents groupes de vocation des trois paroisses de Dungu se sont réunis pour assister à une conférence sur la journée du 2 mai ainsi que sur le sens, l’importance et la place des vocations dans l’Église universelle et dans notre diocèse.

            La même animation a été faite pour l’école primaire Bamokandi, l’Institut Bamokandi et l’école primaire Minzoto, le 29 jeudi 2004. Pour la clôture des activités, une messe célébrée par Monseigneur Richard Domba, l’ordinaire du lieu, a été organisée le dimanche 2 mai à la Cathédrale. Elle était animée par les jeunes de toutes les maisons de formation. Après la messe, au Petit Séminaire Notre Dame de Lourdes, un repas fraternel a été réservé pour les invités ainsi que pour tous les jeunes en formation sans oublier leurs formateurs et formatrices. La journée du 2 mai s’est terminée avec un match de volley-ball qui opposait les formateurs aux jeunes. Le score finale était en faveur de l’équipe des formateurs, une victoire honnête ou truquée? En tout cas, tout s’était passé dans une atmosphère fraternelle. La journée a été bénéfique pour tous.

            Nous remercions tous les responsables des communautés et des maisons de formation pour leur collaboration et leur participation en vue de la réussite de cette semaine des vocations et spécialement la journée du 2 mai 2004. Puisse le Seigneur bénir cet effort et ce dynamisme des uns et des autres travaillant dans sa vigne.

 

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Vers le finish à Wando

 

            Nous lisions qu’à Wando, les élèves ont eu à prier devant la grotte de la Vierge à tous les jours du mois de Marie. Cependant, il est un fait évident que l’année scolaire débuté le 8 septembre 2003 tire à sa fin. Le temps de la révision et des examens hors session prend fin ce premier juin 2004.

            Déjà à partir de  lundi le 31 mai, les élèves des classes terminales (sixième) ont débuté avec l’examen de jury interne. Examens composés par les responsables de la Coordination diocésaine. Quant aux autres étudiants, c’est le 3 juin, qu’ils débuteront les examens de fin d’année scolaire. La deuxième session, pour ceux qui en auront besoin, est prévue pour les 18 et 19 juin et ... la proclamation des résultats le 26 juin.

            Quant aux élèves des classes terminales, ils se prépareront plus intensivement aux épreuves des Exétats (Examens de l’État) édition 2004. Cette session débutera le 5 juillet 2004, sauf imprévu. Nous souhaitons à tous les finalistes une bonne préparation et une très bonne réussite. Bonne chance!

 

À la Propédeutique

de Dungu  

Nous avons mentionné ci-dessus qu’une journée culturelle à été organisée à Wando les 15 et 16 mai, journées durant lesquelles les professeurs ont eu à encadrer les différents élèves pour l’animation culturelle. Pendant ce temps les propédeutes des différentes maisons de formation de Dungu bossaient fort pour terminer leurs travaux de recherches scientifiques à la date fatidique du 17 mai à 21 heures.

            C’est pourquoi en ce qui concerne la propédeutique Notre Dame de Lourdes, une semaine dite: Semaine philosophico-théologico-missiologico-scientifique a été organisée du 24 au 28 mai. Pendant cette semaine, les propédeutes: Séminaristes, Fic, Augustines et Franciscaines ont eu à présenter leurs travaux de recherches scientifiques. Le jury était composé des Abbés et professeurs qui dispensent les cours à la propédeutique Notre Dame de Lourdes ainsi que des Pères, Frères et Soeurs dont les candidat(e)s étudient à la propédeutique. Tout s’est passé dans un esprit fraternel et une humilité scientifique comme aimaient répéter d’aucuns.

            Cependant, tout n’est pas fini pour les propédeutes, en effet, ils ont débuté leurs examens hors session le 27 mai. La session ordinaire est prévue du 6 ou 12 juin. L’horaire est déjà mis à la disposition de chacun. Nous souhaitons à tous une bonne préparation et un bon temps d’examen.  

 

Nos visiteurs  

Une semaine après la fête de Pâques la communauté de Dungu a reçu la visite de différentes personnes: confrères et autres passagers. Au courant du mois d’avril nous avons bénéficié de la visite de nos confrères de Bangadi: Étienne et Herman venus pour le cinquantième du frère Maurice Saint-Laurent.

            À cette même période, il y avait aussi la présence des Docteurs Robert et Dialo tous agents de H.C.R. travaillant avec OXFAM/QUÉBEC.

            Après le départ des frères Herman et Étienne, nous avons profité de la présence du frère Uzele pendant trois jours. Une fois le frère Uzele retourné à Bangadi nous avons le retour du frère Étienne suivi après quelques jours du frère Herman.

            Le frère Herman venait avec l’intention d’aller se faire soigner à Kampala et profiter ainsi pour acheter quelques pièces de rechange pour leur voiture Toyota. Mais comme M.S.F. a bien équipé l’hôpital de Dungu, le frère Herman a renoncé à son voyage à Kampala. Notre dentiste de l’hôpital de Dungu lui a extrait la dent malade. Le rétablissement et la guérison ont été rapides. Ainsi, il a bénéficié de quelques jours de repos et surtout le partage de la vie communautaire de la fraternité de Dungu. Un vol humanitaire, urgence médicale, a permis au frère Herman de regagner Bangadi plus rapidement qu’en voiture.

            Quant aux commissions des pièces de rechange, elles ont été confiées au frère Étienne. Celui-ci accompagné du chauffeur-mécanicien Masabe, se rendait à Kampala pour la recherche des pièces. Le voyage fructueux a permis de trouver l’ensemble des pièces. Nous vous souhaitons frère Étienne un bon séjour à Dungu.   

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À Dungu: St-Olympian

ou St-Lucien

 

            Les lecteurs de O Kati se souviennent encore que dans nos éditions précédentes on parlait de pannes fréquentes de notre groupe électrogène et des voyages effectués par le frère Lucien en vu de l’achat de pièces de rechange....

            Dès son retour des vacances et après avoir obtenu un projet de financement pour l’achat d’un groupe neuf, le frère Lucien a dû faire un grand, un dernier et décisif voyage sur Kinshasa en novembre 2003. Le but de ce voyage l’achat d’un nouveau groupe. Depuis son retour en début décembre 2003, un groupe neuf pour la communauté de Dungu était déjà un acquis.

            Cependant, il restait la livraison jusqu’à Dungu. Ces démarches entreprises par le frère Lucien ont été continuées par le frère Aniuwe se trouvant pour cas de maladie à Kinshasa. Le groupe a fait une première partie du voyage soit: Kinshasa - Kisangani et il restait bloqué dans l’entrepôt de l’aéroport de Kisangani. À son retour de Kinshasa le frère Aniuwe faisait bouger un peu les choses à Kisangani. Ce n’est qu’une fois à Isiro que le frère réussit à trouver un transporteur aérien pour acheminer le groupe de Kisangani à Isiro .... le groupe arrivait à Isiro fin mars 2004.

            Lors du passage du frère Lodja à Isiro dans le cadre de l’animation pour les vocations, contactait un transporteur par camion qui devait livrer le groupe entre le 14 et le 20 avril. Ce n’est que dans la nuit de jeudi le 29 avril que le camion arrivait à la communauté de Dungu.

            Le vendredi matin 30 avril après le déchargement, le frère Lucien constatait que quelques pièces importantes avaient été cassées dans le transport. Il s’agissait principalement de la bougie de préchauffage et du voltmètre. Tout cela à cause de l’état de nos routes. Si en moto, on peut glisser et parfois tomber, alors imaginez-vous ce qui peut arriver à une machine transportée dans un camion qui doit traverser des trous aussi grand que ça... Cette panne retarda l’installation et l’utilisation du groupe.

            Le frère Lucien passait la commande des pièces par l’intermédiaire du frère Aniuwe. Celui-ci signifiant qu’on ne trouvait pas chez le vendeur la principale pièce i.e. la bougie de préchauffage. À Dungu on réorienta la commission à Kampala. Une fois la bougie à Dungu, l’installation et l’inauguration du groupe se fit le 28 mai.

            Il fallait le baptiser, le frère Jean suggéra St-Lucien. Au moment de l’arrosage en communauté les confrères proposèrent: St-Lucien Olympian.

            Le groupe est en période de rodage. Le frère découvre les quelques petites pannes causées par le transport. Mais nous vous informons que le groupe fonctionne à merveille.  

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Nos condoléances

 

O KATI formule ses condoléances aux personnes suivantes:

-           À la Révérende soeur Wilma qui a perdu sa soeur Bertolada

-           Dans la famille des Franciscaines de Dungu, nos condoléances s’adressent à la soeur novice Fideline qui a perdu à Amadi sa grande soeur Anne-Marie  

-           Chez les Soeurs Augustines de Dungu, c’est avec un grand regret que nous avions appris successivement le décès de la grande soeur de la soeur Yvonne Anihili et le décès de la maman de la soeur Bienvenue ainsi que le décès du papa de la soeur novice Victorine.

-           Nous formulons enfin nos condoléances à l’endroit de notre confrère scolastique frère Roger MIKANIPALE qui a perdu sa cousine au mois de mai.

            À toutes et à tous, nos sympathies. Nous vous assurons du secours de nos prières pour les défunt(e)s. Puisse le Seigneur les accueillir dans le repos éternel.  

t  t  t  t  

Gardons le sourire

 et rions un  peu

À la fin de l’année, nombreux sont ces élèves qui se lamentent des mauvaises cotations de certains professeurs. Un élève se lamente de son professeur à la maison:

- Élève: le professeur m’a donné une mauvaise note.

- Mère: pourquoi mon fils?

- Élève: parce que je ne connais pas où se trouve l’Île de Madagascar.

- Mère: c’est bien fait, cela t’apprendra à mettre un peu d’ordre dans ta chambre.  

 Cependant ton professeur doit s’expliquer.

- La mère au prof.: pourquoi avez-vous donné la note zéro à mon fiston?

- Le prof.: Madame ce n’est pas toujours évident d’évaluer votre fils. Soit (soupirant) il répond devant vous, je lui mets le max pour toute l’année.

- Le prof à l’élève: qu’est-ce que le cerveau?

- Le fils en présence de sa mère: S.V.P. monsieur, ne me le demandez pas. J’ai autre chose dans la tête aujourd’hui.

- Le prof. à la mère: quelle note attribuez-vous?

- La mère: zéro.

- Le prof.: félicitations, le système d’évaluation de nos enfants marche à merveille!  

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